Faillite programmée du système financier, l'alternative 5 étoiles!

 

Les bas taux*(1) coulent les banques, les assurances, ... et vos économies! Le système prend l'eau de toutes parts. Le Mouvement 5 étoiles France vous propose une alternative crédible, "le libéralisme populaire".

 

1750 Milliards d'euros placés en assurance-vie dont la majorité sur les fonds euro. La baisse durable des rémunérations risque de mettre par terre le système financier en quelques années. Tout est prévisible et pourtant tout est (quasi) inéluctable! En effet, les fonds euros sont le principal moyen français pour financer la dette de l'état. Si demain les épargnants les délaissent, que va faire l'état dont le déficit primaire (hors remboursement de la dette) est de plus en plus important? Impossible de payer les fonctionnaires et les retraites sans emprunter! La dépendance au système financier est totale. La France est le seul pays d'Europe dans cette situation. 

 

Et les taux sont bas pour une raison structurelle très inquiétante. Le monde croule sous les dettes et la croissance ne cesse de baisser. Que ce soient les dettes des états, des entreprises ou des particuliers, des pays riches ou des pays en voie de développement, elles sont toutes en moyenne en hausse constante. Avec la croissance qui faiblit, impossible de les payer. Alors, pour éviter les défauts de paiement en série et pour soutenir la croissance, les banques centrales rachètent des dettes. C'est le Quantitative Easing. Cette méthode a marché dans un premier temps, mais c'est devenu la "drogue de l'économie". On ne peut plus s'en passer. Et ses effets immédiats sont l'augmentation de la masse monétaire, la création de bulles, ... et la baisse des taux avec des états comme la France ou l'Allemagne qui empruntent à taux négatifs! 

 

La France a besoin du Quantitative Easing pour maintenir ses taux bas et pouvoir ainsi honorer ses dettes et continuer à emprunter. Mais le Quantitative Easing risque de la priver de pouvoir emprunter demain si les épargnants ne continuent pas d'investir toujours plus dans des fonds qui rapporteront de moins en moins. Il y là une contradiction mortelle. Et en plus, ces fonds qui ne rapporteront plus rien à l'épargnant ne rapporteront plus rien non plus aux assureurs. Déjà aujourd'hui les assureurs essaient d'orienter les épargnants vers des fonds en unité de compte, en actions ou en immobilier. C'est sans doute un bon conseil à court terme pour l'épargnant et un moyen de sauver ses marges pour l'assureur en transférant le risque sur l'épargnant. Mais c'est de toute évidence une fragilisation des assureurs et de tout le système bancaire en général. 

 

Le scénario noir se met progressivement en place. Des assurances et des banques font faillite (en France à cause des taux bas ou ailleurs dans le monde à cause de l'éclatement de la crise financière) tandis que l'état n'arrive plus à emprunter. L'état français, qui emprunte à taux négatifs aujourd'hui parce que encore (à tort?) considéré comme un état sûr, voit les investisseurs se réveiller brutalement et le fuire de façon toute aussi irrationnelle qu'ils lui prêtent de l'argent gratuitement aujourd'hui. Les taux montent brutalement et l'état fait faillite. 

 

Et le sénario noir se poursuit avec ... la sortie de l'Allemagne de l'Union Européenne! Et oui, la plus grande menace qui pèse sur l'Union Européenne n'est pas le Brexit ou un improbable Italixit, mais la sortie de l'Allemagne qui recréerait immédiatement une nouvelle zone économique dotée d'une nouvelle monnaie avec ses voisins, la Hollande, le Dannemark, les pays scandinaves, la Pologne, la République Tchèque, ..., et très probablement la Grande-Bretagne! Ce n'est pas que l'Allemagne veuille sortir de l'Union Européenne, mais qu'elle le ferait par pragmatisme. Si la France fait faillite, l'Allemagne n'aura qu'une seule alternative, payer ou sortir. Et elle sortira car le peuple allemande, qui s'est serré la ceinture depuis des décennies pour faire face financièrement au vieillissement de sa population, ne voudra pas payer pour des français qui ont dilapidé leur argent. D'ailleurs l'Allemagne a rappatrié son or détenu depuis la seconde guerre mondiale en Angleterre et aux USA pour pouvoir recréer une monnaie en cas de besoin. Les allemands avaient placé beaucoup d'espoirs en Macron, après en avoir placés en Chirac puis en Sarkozy. S'il échoue, c'est leur dernier espoir que la France se sorte de sa situation de mauvaise gestion chronique qui s'envole.

 

2 causes se télescopent pour aboutir à ce scénario noir: la faillite mondiale du néolibéralisme et la faillite du socialisme à la française. 

 

La faillite du néolibéralisme

 

Le monde croule sous une montagne de dettes, 300 000 milliards de $. Le Quantitative Easing des banques centrales est devenu indispensable pour honorer ces dettes, d'autant que la croissance mondiale rallentit. Mais l'augmentation de la masse monétaire que produit le Quantitative Easing ne profitte pas à l'économie réelle. Les grandes entreprises utilisent cet argent facile dans les LBO pour racheter à prix d'or les petits concurrents qui innovent et pourraient menacer leur position dominante sur "leur" marché et pour racheter leurs propres actions pour faire monter le cours en bourse. Plutôt donc que d'investir, les grandes entreprises accélèrent le phénomène déjà en cours de concentration de l'économie et de constitution d'oligopoles dans tous les domaines. Plutôt également que d'augmenter les salaires et d'investir, elles soignent leurs actionnaires et spéculent. C'est le résultat de l'attrait pour l'argent facile, de la cupidité humaine et des objectifs délirants à 15% de rentabilité que les dirigeants "modernes" recherchent. Constitution d'oligopoles (aggravées par les traités internatioanux CETA, Mercosur, Tafta, ...), création de bulles spéculatives dans lesquelles les risques sont masqués par le biais de la titrisation, insolvabilisation d'une bonne partie des marchés nationaux par la précarisation généralisée des salariés et l'ubérisation de l'économie, baisse des investissements et perte de compétitivité stratégique du monde occidental par rapport à la Chine, ..., c'est le néolibéralisme dans son ensemble avec son dogme de la liberté de circulation des capitaux qui va bientôt provoquer une crise financière et économique mondiale d'ampleur inégalée. 

 

La faillite du socialisme à la française

 

Avec 2400 milliards de dettes et 4000 milliards d'engagements (dont 2400 milliards pour les retraites des fonctionnaires, Partenariats Privés Publics, ...), ce qui est une dette différée, les impôts les plus élevés d'Europe (46% de taux de prélèvements obligatoires), un budget complètement en déficit (le seul pays d'Europe dont le budget primaire -avant remboursement de la dette- est en déficit), et malgré cela des services publics sous-financés (la crise des Gilets Jaunes a mis en lumière les fermetures de petites lignes de chemin de fer, de classes, de lits d'hôpitaux, ...), la France va dans le mur! François Fillon disait en 2007 "je suis à la tête d'un état en faillite". Depuis, la situation n'a cessée de se dégarder. Avec 56% du PIB qui dépend directement ou indirectement du secteur public, la France est un état quasi-socialiste. Ce socialisme, entretenu par tous les partis pendant 40 ans, que ce soit le PS, le PC, les Verts, ou le RPR devenu UMP puis LR malgré des discours libéraux, ou EM malgré une promesse de changement, va bientôt faire faillite. La raison n'est pas le système social en soi, qui correspond à un choix de société fait par le Conseil National de la Résistance dans un accord entre gaullistes et communistes, et qui a d'abord été un grand succès (les 30 glorieuses). La raison fondamentale est sa mauvaise gestion avec la multiplication des dépenses de structures administratives et à caractère sociétal, pour financer des corporatismes, des communautarismes et des clientélismes de toutes sortes, qui n'ont rien apporté à l'économie, mais n'ont produit qu'augmentations des taxes et des impôts, des réglementations contraignantes et des dettes. Ce "socialisme à la française" n'est plus réformable. Trop de monde en dépend pour vivre. Trop de monde en est culturellement et politiquement imprégné. Trop d'intérêts sont en jeu, notamment parce qu'il y a en France un vrai capitalisme de connivence qui dépend des commandes publiques et possède l'essentiel de la presse. C'est le "système français". D'ailleurs le champs politique nest constitué que de mouvements socialistes. Face aux socialistes d'En marche, nous avons les socialistes du RN, et les petites oppositions socialistes FI, Verts et LR. Et de toute façon, les rares qui prônent un libéralisme comme le PLD ou Objectif France, ne font pas la différence entre le libéralisme et le néolibéralisme et prônent un néolibéralisme qui va bientôt être balayé par la grande crise financière qui arrive.

 

Sur le plan intellectuel, de la pensée économique, ces 2 faillites sont celles des pensées économiques des 2 plus grands penseurs Milton Friedman et John Maynard Keynes. La droite économique est tétanisée par les ravages du néolibéralisme et de la prochaine crise financière. La gauche économique est tétanisée par les échecs du socialisme, du bolivarisme, la trahison néolibérale des socio-démocrates et la faillite prochaine du "socialisme à la française" et de son état providence. Les étudiants en économie du monde entier peuvent oublier leurs cours et déchirer leurs diplômes. Tout ce qu'ils ont appris est démenti par les faits. Le principe de Schumpeter, de destruction créatrice, ne fonctionne plus. Avec le déferlement de l'e-économie, la destruction des secteurs de l'économie traditionnelle laisse la place à la création d'une économie ubérisée où les emplois bien payés disparaissent. Les multiples cycles économiques ne fonctionnent plus non-plus, pulvérisés par le Quantitative Easing et les comportement non rationnels (selon les lois économiques) des populations. 

 

Revenir aux fondamentaux de l'économie

 

Alors, tout est à réinventer sur le plan de la pensée économique? En fait, non, il faut juste revenir aux fondamentaux de l'économie occultés par les biais idéologiques qu'ont constitués les déviances néolibérales et socialistes. Friedman et Keynes avaient tous les deux raison sans le savoir. Friedman avait raison car seul le libéralisme peut fonctionner. Le socialisme a toujours échoué et échouera toujours. Seul le libéralisme régule naturellement la tendance humaine au fainéantisme. Le socialisme a échoué parce qu'il n'a pas pris en compte le fainéantisme. Nous sommes tous naturellement fainéants. Le socialisme a essayé de combattre cette tendance par le plan et la dictature. Mais seul le libéralisme motive naturellement l'Homme à innover intelligemment et à bien gérer. Quant à Keynes, il avait raison car seule la régulation publique peut contraindre les marchés financiers à investir dans les secteurs d'avenir de l'économie réelle et à préserver la solvabilité des classes moyennes. Le néolibéralisme échouera toujours car l'Homme est cupide et égoîste par nature. L'idéal de l'argent facile mène toujours à la catastrophe.

 

Les fondamentaux de l'économie sont au nombre de 7:

 

1 Faire tourner l'argent dans l'économie réelle.* Plutôt que de partager le gâteau comme le prône la pensée de gauche, ce qui est important c'est de faire grossir le gâteau en faisant tourner l'argent dans l'économie réelle. Et à l'opposé de la pensée néolibérale et de son dogme de la liberté de circulation des capitaux, l'argent stockés (inégalités criantes) ou détournés dans la spéculation ne sert à rien. 

 

2 Le dynamisme par la facilité. Complémentaire du 1er principe, ce principe est profondément libéral. L'économie a besoin de charges directes (taxes impôts) et de charges indirectes (normes, réglementations) faibles pour se développer. Faciliter la vie des entrepreneurs, leur entretenir un environnement amical, est la clé du dynamisme économique. 

 

Le principe de projection dans l'avenir. La richesse vient du crédit. L'investissement dans des secteurs d'activité d'avenir et la possibilité d'acquérir immédaitement des biens à crédit sans attendre d'avoir à thésauriser leur valeur est le moteur de l'économie. Une économie qui ne se projette pas dans l'avenir grâce au crédit "intelligent" périclite. Mais si emprunter est positif, être trop endetté est négatif, ... notamment car cela limite les capacités d'emprunt et de projection dans l'avenir de l'économie!

 

4 Le principe de régulation au sommet. *(4) Il est se décompose en 8 actions de régulation.

  • a) Naturellement, le marché va vers la concentration des forces économiques. Il faut aujourd'hui une loi anti trust mondiale pour combattre les oligopoles*(3), comme les Etats-Unis en avait fait une après la seconde guerre mondiale. C'est aussi renégocier les traites commerciaux internationaux*(3), qui ont été faits sous l'influence des lobbys et des oligopoles, pour rétablir l'équité du commerce entre petits et gros acteurs. 
  • b) Naturellement le marché accentue les inégalités. Il faut aujourd'hui un revenu maximum par pays, assorti d'un patrimoine maximum*(3). C'est une idée quasi communiste. Mais, l'accumulation de richesses n'a plus de limite et n'est plus autant corrélé qu'elle l'a été dans le passé avec la création d'activités nouvelles. Dans certains pays en voie de développement, l'accaparation des richesses par la classe dirigeante atteint des niveaux indécents, criminels au regard de la pauvreté de la population.  
  • c) Naturellement, la course à la compétitivité incite à la pressurisation et à la précarisation des travailleurs. L'e-économie accentue le phénomène. Il faut des mesures fortes de régulation. La taxation par exemple des banques en ligne couplée de l'exonération fiscale partielle des agences bancaires physiques. L'imposition d'un salaire minimum à Uber par la Californie est une autre réponse possible. C'est un des grands principes du Mouvement 5 Etoiles France. La défense des travailleurs passe par restaurer la compétitivité par la baisse des charges sur les entreprises plutôt que par la "flexibilisation du marché du travail" ou la "remise en cause des acquis sociaux", qui certes favorisent la compétitivité, mais à quel prix sur le plan humain? C'est pour nous un point d'affrontement majeur avec les néolibéraux. Refuser la course sans fin au moins-disant social. 
  • d) Naturellement, la mondialisation incite à l'évasion fiscale et au refus de financer les systèmes sociaux. La taxation des multinationales sur le Chiffre d'affaire réalisé dans chaque pays plutôt que sur les bénéfices est une réponse. 
  • e) Naturellement, le système financier évolue vers toujours plus de spéculation. Si une spéculation limitée peut parfois être utile, elle devient toujours dangereuse quand des véhicules financiers toujours plus complexes masquent le risque et dissimulent la spoliation de l'économie réelle. La titrisation a été à l'origine de la crise des subprimes. La financiarisation détruit des entreprises industrielles viables. Une limite à la complexité des instruments financiers*(3) et la meilleure réponse à apporter, plus encore qu'une micro taxe sur les transactions. 
  • f) Naturellement, la compétition incite à réduire les coûts de production au détriment de l'environnement. L'harmonisation des normes sur des grands marchés est une bonne réponse.  Aucun acteur économique important ne peut se passer d'un grand marché.
  • g) Naturellement, le marché sacrifie les intérêts des nations et des civilisations au profit de la libre circulation des capitaux et des hommes, incitant à l'immigration de masse et à la création d'une humanité sans racines, uniquement mûes par des valeurs consuméristes et exploitable à merci. Les différentes nations et civilisations doivent se coordonner pour perpétuer chacune leur héritage culturel contre cette standardisation rampante du genre humain. Dans la même logique, les marchés se fichent complètement des intérêts stratégiques des différentes nations et civilisations. C'est au politique à prendre les mesures de protection nécessaire. 

 

5 Le principe du Grand marché et de la richesse par le commerce. Le commerce crée intrinsèquement de la richesse. Les entraves au commerce de type protectionniste génèrent de la pauvreté. Quand une entreprise peut vendre dans un grand espace un produit soumi aux mêmes normes partout, elle n'a pas besoin de faire ligne de production par pays par pays et augmente naturellement ses débouchés. C'est le succès du grand marché européen. C'est la raison pour laquelle la Grande Bretagne n'arrive pas à sortir de ce grand marché sans risquer une crise économique majeure. L'Afrique pour s'en sortir devrait également faire un grand marché. L'avenir dans le monde est aux grands espaces économiques dotés chacun d'une monnaie unique dans lesquels les politiques économiques et fiscales sont harmonisées. Cela se marie d'ailleurs très bien avec des micro zones économiques basées sur un terroir et éventuellement dotées d'une monnaie locale pour faire vivre des circuits courts. Mais le principe du Grand marché et de l'harmonisation interne des normes garde toute sa pertinence.

 

6 Le principe d'optimisation de la dépense publique. L'économie a besoin de services publics de qualité au moindre coût. Pour avoir une économie prospère, il faut des routes bien entretenues, un réseau électrique performant et peu coûteux, des salariés bien formés, des salariés bien soignés, ... avec un niveau d'imposition et de taxation des entreprises faible, mais aussi une faible imposition des travailleurs-consommateurs pour avoir un marché avec des débouchés importants. Un système social fort assure la solvabilité de l'immense majorité de la population. Trop de personnes insovables atrophie le marché intérieur. L'économie réclame le beurre et l'argent du beurre, des services publics de qualité et un haut niveau de protection sociale avec des charges faibles pour les entreprises. Dans cette nécessité de bonne gestion, la lutte contre la corruption tient évidemment une grande place (C'est un point fort de la France). Les pays bien gérés sont riches. Les pays mal gérés ou corrompus sont pauvres.  

 

Le principe d'écologie d'alternatives. A ces 6 principes, rajoutons un principe écologique que nous commande la prise en compte de l'urgence climatique. Comment concilier le consumérisme avec l'écologie? La réponse n'est pas dans la décroissance prônée par les grandes organisations écologiques, ni dans l'écologie de com qui ne sert qu'à donner bonnes conscience aux bobos et à faire payer l'addition aux travailleurs pauvres et aux habitants des campagnes et des zones périurbaines. La réponse est dans le développement d'une écologie d'alternatives où la consommation va être économe en ressources naturelles et peu polluante. Ce sont les bus au bio-gaz recyclant les déchets organiques, les trains à l'hydrogène, le plastique d'algues, ... Ce principe d'écologie d'alternatives est le seul moyen de concilier deux choses apparement inconciliables, le consumérisme et l'écologie. 

 

C'est donc un retour aux fondamentaux du libéralisme qu'il faut faire. Cela n'a rien de sexy, de sensationnel, d'annonciateur de lendemains qui chantent, ... C'est remettre le libéralisme au service de l'économie réelle et des classes moyennes. C'est rompre à la fois avec le grand idéal socialiste qui n'est qu'illusion et à la fois avec la pensée néolibérale au service des élites enseignée dans toutes les facultés et écoles de commerce du monde entier. Ce "centrisme anti bien-pensance", ce "libéralisme tempéré, ou "micro libéralisme macro régulé" (libéralisme à la base, régulation au sommet) est l'alternative crédible! L'alternative pour le monde au néolibéralisme et l'alternative pour la France à son système qui prend l'eau. Pire encore, comme Fukuyama pensait que la démocratie libérale était la fin de l'Histoire, l'horizon indépassable de l'humanité (la réalité lui donne pour l'instant tort), le libéralisme populaire est probablement l'horizon indépassable de la pensée économique, le modèle économique qui risque de sonner la fin de l'histoire économique! 

 

Pour finir, un avis sur la Théorie Moderne de la Monnaie, peut-être la dernière illusion en matière économique. Elle part d'une bonne intention, se libérer d'un système financier qui est condamné à faire faillite. Elle prône avec raison le financement à taux zéro des investissements d'avenir, la nécessité de financer un système social important pour préserver un marché intérieur solvable, la nécessité de consacrer de la richesse à financer les services publics de proximité,... Le Mouvement 5 étoiles France ne peut y être insensible et l'intègre dans son programme économique de trois façons, en financement à taux zéro des investissements d'avenir, en soutien de la création de monnaies locales et en financement d'une partie du filet de sécurité par des bons d'achats de produits de première nécessité "Made in France". Néanmoins, prise dans son intégralité, dans sa négation du problème de la dette au nom de la possibilité par une banque centrale française de créer sans limite de la monnaie, et dans sa remise en cause de l'euro au nom de la "souveraineté monétaire" qui aboutirait à la création d'une monnaie nationale sans valeur et à une forme de protectionnisme, elle ne serait en réalité qu'une forme moderne de socialisme qui échouerait pour les mêmes raisons que le socialisme a échoué en URSS et au Vénézuella. 

 

Il n'existe donc à priori pas d'alternatives au "libéralisme populaire". Le non respect d'un des 7 principes entraîne déséquilibres, appauvrissement de l'économie en général et des classes moyennes en particulier. Le Quantitative Easing a été un bon moyen pour reculer l'échéance de la faillite du néolibéralisme. Sa chute prochaine sera comme celle du mur de Berlin en politique, la chute d'une grande illusion.

 

L'alternative 5 étoiles est donc une sagesse, la sagesse d'un libéralisme débarrassé de ses scories néolibérales et socialistes, et régulé au sommet pour être remis au service de l'humain.

 

Philippe Dervaux

*(1) taux bas en verlan courant!

*(2) en bleu les principes de droite, en rouge les principes de gauche, en gris le principe neutre, en vert le principe écolo

*(3) 4 idées "révolutionnaires" du Mouvement 5 Etoiles France:

  1. une loi anti trust mondiale,
  2. la renégociation des traités commerciaux internationaux pour supprimer les tribunaux d'arbitrage, défendre les services publics d'aujourd'hui et de demain, rétablir l'équité du commerce et y mettre des clauses sociales et environnementales, 
  3. un revenu maximum par pays,
  4. une limite à la complexité des instruments financiers

*(4) C'est le grand principe du libéralisme populaire, le libéralisme pur à la base avec des impôts et taxes faibles pour les entreprises et des contraites réglementaires allégées pour offrir un environnement amical à l'entrepreneur et une régulation forte au sommet sur les 8 items décrits ci-dessus. C'est donc une sorte de "micro-libéralisme macro-régulé", soit l'inverse du système actuel qui est hyper taxé et réglementé à la base et beaucoup trop dérégulé au sommet.