l'Alternative Crédible

Le think-tank du centrisme populaire, des  gilets jaunes  et du      mouvement 5 étoiles France.

L'alternative positive

  

Nécessaire naissance d'une nouvelle conscience politique pour défendre le peuple français, les peuples du monde, la démocratie, les libertés publiques et le vivant.

 

Le monde politique d'hier ne reviendra pas pour 3 raisons:

1 La Gauche et la Droite ont éclaté. la Gauche sociétale a divorcé avec la Gauche économique, et la Droite sociétale a divorcé avec la Droite économique. Les "bobos" sont de Gauche sociétale et de Droite économique, les classes populaires, l'inverse, de Droite sociétale et de Gauche économique, ou en tout cas sont demandeuses de repères identitaires dans la société et de protection dans la mondialisation. Les gagnants de la mondialisation sont heureux dans le monde globalisé et sont progressistes sur le plan sociétal et libéraux sur le plan économique. 

2 Emmanuel Macron a profondément bouleversé le paysage politique en rassemblant en même temps la Gauche sociétale et la Droite économique. Le macronisme n'est pas une bulle qui va se dégonfler. Le macronisme est la rencontre d'une idéologie, l'alliance du progressisme et du néolibéralisme, et d'une sociologie, l'alliance des classes moyennes supérieurs et des minorités actives. Emmanuel Macron est juste l'incarnation talentueuse de cette alchimie. 

3 Le mouvement des Gilets Jaunes parachève cette recomposition. Il est l'expression de la prise de conscience des classes moyennes inférieures de leur marginalisation à la fois économique, avec la précarisation des emplois, et culturelle, avec la dictature de la bien-pensance imposée par les progressistes, l'impossible expression et valorisation de leurs codes culturels dans l'espace public et le mépris de classes. Il a par effet de répulsion jeté la bourgeoisie libérale de centre droit dans les bras de Macron (cf le basculement de l'Ouest parisien et du 92 chez Macron). Il a vidé la Gauche, par opposition à son progressisme (effondrement du PS puis de LFI), et la Droite, par opposition au néolibéralisme (classes populaires de LR parties au RN), de leurs derniers ancrages dans les milieux populaires. 

Pour le meilleur, la fin des faux-semblants, et pour le pire, la division de la société française en classes sociales antagonistes et en utopies culturelles concurrentes, ce nouveau clivage s'installe durablement. La Droite et la Gauche, implantées à la fois dans la bourgeoisie et dans les milieux populaires, masquaient cet antagonisme. Mais, autant dans la Droite que dans la Gauche, les bourgeoisies ont imposée leurs lois parmis leurs élites politiques respectives. Les dirigeants et grands élus de la Droite étaient essentiellement libéraux sur le plan économique et démissionnaires sur le plan sociétal quand il s'agissait de défendre les valeurs sociétales de Droite. Les élites de Gauche étaient essentiellement progressistes et démissionnaires sur le plan économique quant il s'agissait de s'opposer au néolibéralisme. Trompées pendant des années, leurs classes moyennes et populaires se sont peu à peu réveillées et éloignées. Tandis que les bases militantes des vieux partis, le PS et LR, faisaient le mouvement inverse. Résultat, les électeurs populaires sont partis puis les organisations militantes ont explosées. Les élites de la Gauche sont allées chez Macron et son nouveau parti En Marche. Et les élites de la Droite viennent de rejoindre En Marche après les européennes par l'intercession d'Edouard Philippe et de groupes comme AGIR. 

La démocratie est fragilisée par ce big bang politique. Car le macronisme, plus qu'une force centrale, plus qu'un en même temps, est d'abord une idéologie de classe, avec tout ce que cela comporte de dangereux. Chaque petite mesure prise*, chaque grande orientation donnée à la société*, sont guidées par cette idéologie qui est le fil conducrteur de tout. Toute idéologie est par nature source de violence parce que encline à chercher à dominer la société. Dans le passé, les élites défendaient la démocratie au nom de l'alliance entre démocratie, capitalisme et libertés auxquelles elles croyaient. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. L'ordre économique a besoin d'un ordre politique autoritaire pour imposer la précarisation des classes moyennes au nom de la compétitivité. Le marché a besoin du progressisme pour créer de nouveaux besoins très rentables et imposer une standardisation des modes de vie et de pensée utiles au développement d'un marché mondial unifié.

Les liens entre progressisme sociétal et néolibéralisme économique sont nombreux et ne vont que croître dans l'avenir. Le transhumanisme, la procréation artificielle, la réalité augmentée, ... sont des marchés au potentiel de développement gigantesque qui prospèrent sur le progressisme sociétal. Cette idéologie est potentiellement totalitaire, et le deviendra sûrement si aucune force d'opposition démocratique crédible ne se lève. Nous en voyons les prémisses, celles de la naissance d'un "fascisme du progrès et du marché" (ou fascisme des élites) avec la répression des Gilets jaunes, la dérive intolérante d'intellectuels tels BHL ou Romain Goupil qui justifient moralement les pires actes de répression, la multiplication des lois liberticides telles celles sur le secret des affaires, l'intrusion de l'état dans la vie privée, les atteintes à l'indépendance de la justice, le flicage généralisé, ... Le macronisme glisse inexorablement de la démocratie libérale à la démocratie illibérale. Parcequ'il est d'abord une idéologie, il suit cette pente naturelle. 

Face à cette idéologie, il faut réinventer une force intellectuelle et politique de défense du peuple, des peuples dans toutes leurs diversités, de la démocratie, des libertés publiques et du vivant d'une façon générale. C'est ça le rôle (qui semble démesuré pour nos faibles moyens actuels) que se donne le mouvement 5 étoiles France. C'est ça le sens profond de la révolte des Gilets Jaunes, l'espérance des 75% de français qui ont suivi le mouvement. 

Malheureusement la si justifiée et si belle révolte des Gilets Jaunes a été réorientée et manipulée rapidement par l'extrême gauche qui a malicieusement fait glisser sémantiquement la révolte contre les taxes en revendicartion de "justice fiscale" dans un premier temps, puis en revendication de "taxer les riches" dans un second temps. Alors la révolte des Gilets Jaunes s'est radicalisée, puis épuisée. D'un bel idéal, on est passé à une récupération au nom de sentiments négatifs, puis à une dérive du mouvement qui l'a dénaturé et affaiblit.

Car, c'est la leçon que l'on peut retirer du dramatique échec du communisme qui était également à l'origine également une révolte des pauvres animées par des beaux idéaux. On ne construit rien de bien et de durable sur des sentiments négatifs de jalousie sociale et de ressentiments! 

La révolte des Gilets Jaunes voulait initialement défendre les habitants des zones périurbaines et des campagnes, les travailleurs pauvres, les artisans, les commerçants, les indépendants et les petits patrons contre l'augmentation sans fin des taxes et des réglementations contraignantes, socialement et territorialement discriminantes. Il faut rester fidèle à ces fondamentaux et construire sur ces revendications initiales un projet de société positif, attractif, enthousiasmant et fédérateur. 

L'objectif politique ne doit pas être de vouloir revenir à l'ordre ancien, mais au contraire de s'inscrire dans le nouvel ordre politique, dans la nouvelle bipolarisation qui s'est imposée après les éclatements de la Droite et de la Gauche, l'émergence du macronisme et de notre propre mouvement des Gilets Jaunes, pour proposer une alternative positive et crédible au macronisme. Le but est de réquilibrer notre démocratie par une force qui va contrecarrer la dérive illibérale naturelle du macronisme. Le but est d'associer démocratie, défense des libertés publiques, valeurs républicaines, identité populaire ouverte sur le monde et défenses des intérêts populaires, des intérêts des générations futures et des intérêts de notre civilisation. Alors le macronisme sera contenu à une sorte de parti démocrate à l'américaine face à ce qui sera demain une sorte de parti républicain à l'américaine constitué comme débouché politique structuré intellectuellement et politiquement au mouvement des Gilets Jaunes. 

Notre démocratie a besoin de ce nouvel équilibre. La bipolarisation transitoire entre En Marche et le RN est malsaine car génératrice de votes par défaut. Elle conduit En Marche à se conduire comme un parti unique, ce qui le conforte dans sa dérive autoritaire. Et elle fait du RN l'unique alternative, ce qui le conduira mécaniquement au pouvoir, sans même qu'il se prépare à gouverner. En attendant, le RN joue au rôle d'opposant, en récolte les bénéfices en remportant des scrutins locaux, mais trompe le peuple en ne recherchant pas vraiment le pouvoir. La situation d'opposant est bien trop confortable!

Il faut donc construire une vraie force d'opposition, dont la colonne vertébrale est de défendre les intérêts du peuples en toutes matières, économie et social, écologie, Europe, libertés publiques et identité, avec une proposition de projet de société alternatif, global, structuré, pragmatique et séduisant. 

Le mouvement 5 étoiles France l'a construit, en s'appuyant sur les travaux du think-tank de l'Alternative Crédible, autour de 5 piliers, ses 5 étoiles:

(partie de l'article en cours d'écriture, pro peule, pragmatique, postif)

Le libéralisme populaire, c'est libérer les entrepreneurs de la bureaucratie, de la sur-taxation et de la sur-réglementation et libérer le citoyen de la précarité. C'est aussi aller vers l'équité du commerce et défendre l'économie réelle face à la financiarisation et la spéculation. C'est enfin le droit à l'accessibilté économique pour le citoyen, la possibilité de s'en sortir par soi-même plutôt qu'être enfermé dans une des trappes à pauvreté de l'assistanat. C'est une sorte de "rêve américain" par la facilité de créer sa propre activité économique, la simplification du droit et des procédures administratives et la réabilitation du risque permettant l'accès facilité aux financements. C'est, pour ceux qui ne créeront pas d'activités économique, la facilité d'accès à l'emploi grâce à un environnement amical pour l'entrepreneur qui lui facilite les embauches.

Le libéralisme populaire, c'est du "micro libéralisme macro régulé". C'est faciliter la vie de l'entrepreneur à la base du système économique et le réguler au sommet. C'est l'inverse de ce qu'il se passe aujourd'hu où l'entrepreneur est plombé par les taxes, les impôts trop élevés, la complexité administrative, l'excès de normes, les réglementations contraignantes, le coût du stationnement et des déplacements, la concurrence déloyale, les délais de paiement des fournisseurs, .. mais où au sommet il n'y a pas de régulation. Les multinationales pratiquent l'évasion fiscale; la finance préfère spéculer que financer l'économie réelle; les lobbies dictent leur loi à la politique; ... . La régulation au sommet est sociale, écologique et sur la défense des intérêts stratégiques. Elle se fait à tous niveaux, mondial, européen, national et local. Elle commence par exemple par la renégociations des grands traités commerciaux, non pour faire du protectionnisme, mais pour restaurer l'équité du commerce.

C'est aussi le refus de la course sans fin au moins-disant social et à la précarisation des travailleurs, avec par exemple la prise en charge partielle par l'état du risque employeur sur les embauches et l'incitation fiscale à proposer des emplois stables, avec la réforme de la directive sur les travailleurs détachés, avec le refus de remettre en cause systématiquement les acquis sociaux,  ... Plutôt que de précariser le salarié pour améliorer la compétitivité, nous préférons faciliter la vie de l'employeur et baisser ses charges.  

C'est enfin traiter l'épineuse question de l'excès de dépenses publiques par la réorganisation de l'Etat, la simplification du mille-feuille administratif, ... plutôt que par la destruction des services publics de proximité. C'est baisser les dépenses sociales en réduisant leur coût de distribution et en les réservant aux nationaux plutôt qu'en les rabotant peu à peu. Et c'est bien baisser les dépenses et non nier le problème de la dette comme le fait l'extrême gauche. Car la dette est non seulement un impôt sur les générations futures, mais c'est aussi une épée de Damocès pour les classes moyennes et populaires. En cas de crise comme les grecs l'ont connue, c'est le peuple qui paie l'addition, pas les éltes qui trouvent toujours un moyen de s'en sortir. Le mouvement 5 étoiles France ne fait pas de démagogie. Il défend en tout point l'intérêt réel du peuple.

Bref, c'est l'inverse de ce que font nos gouvernants depuis 30 ans!

 

L'écologie populaire, c'est 

 

 

 

L'Europe puissance protectrice, c'est 

 

 

 

La défense des libertés publiques, c'est la prise de conscience que c'est LA cause du 21ème siècle. 

 

 

 

Le concept de l'identité ouverte, c'est 

 

 

 

 

En proposant ce projet positif, on répond sur le fond aux principales revendications initiales de Gilets Jaunes. Les revendications de réduire les taxes et réglementations discrimantes socialement, tout en finançant mieux les services publics de proximité, de lutte contre la précarité et pour la justice fiscale, de pouvoir d'achat trouvent des réponses dans le libéralisme populaire. Les revendications d'écologie efficace et non punitive dans l'écologie populaire. Les revendication de démocratie dans la défense des libertés publiques et les revendications de reconnaissance des oubliès du système à la fois dans la défens des libertés publiques et l'identité ouverte. 

Le Mouvement 5 étoiles France ne cherche pas à récupérer le mouvement des Gilets Jaunes mais à lui donner un débouché politique. Cela commence par comprendre les grandes lignes des évolutions du champ politique, proposer une alternative intellectuelle à l'idéologie de Macron, puis à construire une alternative politique. Il y a urgence. La France se scinde en 2, la France des plus aisés et la France des plus fragiles, la France des métropoles et la France des périphéries. Pour l'instant, En Marche récupère la 1ère, le RN la 2ème, les cartes ci-dessous l'atteste:

  

 

Cette situation est dramatique pour l'avenir de la démocratie française. Si elle perdure, les 2 camps vont inévitablement se radicaliser. En Marche par certitude de rester indéfiniment au pouvoir va donner libre cours à ces tendances illibérales. Ses électeurs vont être confortés dans leur sentiment d'appartenir au camp du bien et de la modernité. Le RN va s'endormir dans le confort d'une opposition systématique et stérile, mais rentable électoralement. Ses électeurs vont se radicaliser par désespoir d'être entendus. Dans quelques années, la division de la France en 2 parties irréconciliables et la bipolarisation entre 2 partis autoritaires donnera un régime autoritaire.

Seule l'émergence d'un grand parti populaire, porteur des revendications initiales des gilets jaunes et doté d'un projet de société positif et pragmatique, peut sauver la démocratie française. 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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