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Les tabous de la présidentielle: L'actuel droit d'asile est obsolète!

 

La campagne présidentielle est parasitée par les affaires. Les sujets importants y sont traités trop superficiellement. Certains sont tabous et aucun candidat n'a le courage de remettre en cause ces tabous qui enferment la société française dans une bien pensance insupportable. En s'appuyant sur le travail de réflexion de fond contenu dans "La Riposte Centriste", nous réouvrons le débats sur 7 sujets tabous essentiels pour notre avenir.

 

Nous osons le dire et le démontrer, l'actuel droit d'asile est obsolète!

 

C'est notre devoir d'intellectuels centristes humanistes de le dire. Tous les candidats réaffirment leur attachement au droit d'asile, sans le remettre en cause fondamentalement (Même Marine Lepen ne prône que de revenir "à l'esprit initial" du droit d'asile et Dupont-Aignan d'en limiter l'usage abusif). Ils en font même un marqueur fort de leur attachement aux valeurs républicaines et humanistes de la France. Nous comprenons et approuvons les belles intentions des candidats. Ces valeurs sont nobles et doivent être défendues. Mais le monde a changé. Nous ne sommes plus au temps des boat people vietnamiens ou des réfugiés politiques d'Amérique du Sud fuyant les dictatures. Dans les années 70 ou 80, la distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques, ce qui constitue le fondement juridique du droit d'asile dans sa forme actuelle, était pertinente. Aujourd'hui elle ne l'est plus. Les migrants qui viennent de Syrie, d'Afghnanistan, du Soudan, de Somalie ou d'Erythrée, les 5 pays d'où viennent la majorité des migrants, sont à la fois des réfugiés économiques et des réfugiés politiques. On doit même rajouter des réfugiés climatiques! La distinction entre réfugiés politiques et réfugiés économiques et climatiques est obsolète, donc l'actuel droit d'asile est obsolète. 

 

La situation actuelle est cafcaïenne. Un réfugié doit déposer une demande d'aslile pour essayer de faire croire qu'il est uniquement un réfugié politique et non un réfugié économique ou climatique, alors qu'il est dans la quasi totalité des cas les trois en même temps. Les plus malins ou les plus chanceux qui y arrivent touchent, après le dépôt du dossier, une allocation ridicule de 340€ par mois, puis, après de longs mois voire des années de procédure, obtiennent les papiers qui leur permettent enfin de travailler. Mais contrairement à ce que pense l'opinion publique, le sort de ces "chanceux" n'a rien d'enviable. Ils sont séparés de leurs familles et n'ont qu'un seul objectif: retrouver leurs proches et leur envoyer un peu d'argent pour survivre et se soigner. L'octroi du droit d'asile, après des mois de galère, ne leur permet pas de revoir leurs proches. Ces hommes seuls pour 95% d'entre eux ont laissé leurs enfants, les épouses, leurs frères et soeurs dans un pays ruiné et en proie à la guerre ou la tyrannie. Comment peuvent-ils s'intégrer dans un pays ou ils n'ont pas demandé à venir, mais où les circonstances malheureuses les y ont conduit?

 

Quant aux "malchanceux" qui sont déboutés (très souvent à tort puisqu'ils fuient une guerre ou une répression) du droit d'asile, soit plus de 60% des migrants, ils sont censés être expulsés. Dans la réalité seuls 20% le sont réellement. Pour être expulsé, il faut que le pays d'origine accepte de faire un laissé passé et qu'il soit un pays considéré comme "sûr". Ils sont donc condamnés à "galérer" en France pendant de longues années, sans pouvoir travailler légalement, en risquant à tout moment un contrôle de police qui les enverra dans un centre de rétention, tout en étant séparés de leurs familles et inquiets pour le sort de leurs proches. 

 

Ces réalités sont ignorées des candidats à la présidentielle. Leurs réponses tournent globalement autour de deux axes: traiter plus rapidement les demandes d'asile et expulser "mieux" ceux qui en sont déboutés.

 

 

Extrait du programme de François Fillon:

 

"Mettre un coup d'arrêt à l'immigration clandestine et au détournement du droit d'asile"
  • 9
    Obliger les étrangers à présenter leur demande d'asile dans les 15 jours de leur entrée sur le territoire. Les demandes tardives seront examinées en procédure accélérée.
  • 10
    Traiter les demandes d'asile en 4 mois maximum (contre 11 mois en moyenne aujourd'hui), appel compris, en renforçant les moyens de l'OFPRA et de la CNDA, en réduisant le délai de recours à 15 jours et en luttant contre les abus de procédure.
  • 11
    Cesser de financer les nuitées d'hôtel des demandeurs d'asile et les héberger exclusivement dans des centres dédiés, gérés par l'Etat ou, sous son contrôle direct, par des prestataires indépendants.
  • 12
    Placer en rétention les demandeurs d'asile présentant un risque de fuite, en particulier les ressortissants de pays d'origine sûrs et demande abusive, et prévoir que les décisions de refus d'asile valent automatiquement obligation de quitter le territoire français.
  • 13
    Eloigner systématiquement les étrangers en situation irrégulière en restaurant le principe du placement en rétention, y compris pour les familles (dans des centres adaptés), en portant la durée maximale de rétention administrative de 45 jours à 6 mois et en sanctionnant les pays non coopératifs dans la délivrance des laissez-passer consulaires par la réduction des visas délivrés à leurs ressortissants et de l'aide au développement. L’éloignement des déboutés du droit d’asile doit être une priorité, notamment en notifiant les décisions de refus d’asile dans les centres d’hébergement.
  • 14
    Réformer en profondeur le contentieux des étrangers, pour empêcher les demandes successives de titres de séjour à des fins dilatoires, en réduisant les possibilités de suspension des mesures d’éloignement et en prévoyant que le juge statue définitivement par une décision unique sur le droit au séjour en France.
  • 15
    Abroger sans délai la circulaire Valls sur les admissions exceptionnelles au séjour.

 

 

Extrait du programme de Emmanuel Macron:

  

  • Objectif 3 : Une France qui assume sa juste part dans l’accueil des réfugiés tout en reconduisant plus efficacement à la frontière ceux qui ne sont pas acceptés.

 

La France doit être à la hauteur de sa tradition historique d’accueil, tout en se montrant, dans des conditions toujours dignes, inflexible avec les personnes qui ne remplissent pas les conditions de séjour sur notre territoire.

Un réfugié politique, ce n'est pas quelqu'un qui choisit de quitter son pays par confort. 

  • Nous réformerons les conditions d’examen des demandes d’asile avec l’objectif d’assurer une prise de décision en 8 semaines pour toutes demandes.

Cela suppose dans chaque centre ou groupement de centre une délégation de l’OFPRA, des moyens de communication moderne (pour l’interprétariat). Le fait d’avoir les demandeurs sur place réduit de beaucoup le temps de traitement (suppression des reports pour indisponibilité et maladie, qui concernent un quart des dossiers, suppression des coûts de déplacement) et supprime le délai et les contentieux de notification.

  • Nous réformerons les modalités de recours contre les décisions de refus. En cas de recours, le jugement interviendra dans un délai de 6 à 8 semaines.

Au total, la procédure compléte (OFPRA + recours) ne pourra excéder 6 mois. Il faut pour cela déconcentrer la Cour nationale du droit d’Asile pour qu’elle puisse statuer dans les centres d’accueil eux-mêmes.  


 

   Nous sommes d'accord avec la racourcissement du délai de traitement et beaucoup plus dubitatif sur la possiblilité d'expulser plus les déboutés, mais ces deux mesures ne règlent de toute façon en rien le problème. Alors qu'une terrible famine est prévue dans les pays du Sahel suite à une sécheresse, que la guerre n'est pas finie en Syrie, qu'elle reprend en Afghanistan et au Soudan, si nous continuons la même politique en ne l'améliorant qu'à la marge nous courrons à la catastrophe. 

 

Ce sera d'abord une catastrophe humanitaire car l'actuel droit d'asile est dans son application réelle terriblement inhumain. A ces malheureux qui fuient la misère et la guerre, les deux sont liés, nous les européens, qui nous considérons comme humanistes, leur opposons une procédure administrative absurde. Le droit d'asile soulage peut-être la conscience de certains, mais il n'est en rien une réponse humaine pour les migrants. 

 

Mais le droit d'asile n'est pas non plus une réponse acceptable pour les peuples européens. Au nom de quoi des élites politiques et associatives imposent-elles des vagues migratoires dans des proportions abusives et sans limites à des peuples européens qui n'en veulent pas? N'y a t il pas déjà trop de problèmes sociaux et de difficultés à se loger en Europe? N'y a-t-il pas un moyen de secourir les migrants sans les laisser s'implanter durablement sur notre sol? 

 

Si on continue comme cela à interdire tout débat sur le sujet, si seuls les mouvements nationalistes s'opposent réellement à ces vagues migratoires, alors inéluctablement ces mouvements prendront le pouvoir en France et partout en Europe. Les partis qui se réclament du "Front Républicain" n'auront alors qu'à s'en prendre à eux-mêmes. 

 

Voilà pourquoi il faut une politique alternative, à la fois plus humaine avec les migrants et plus respectueuse de la volonté des peuples européens. C'est ce que nous proposons dans La Riposte Centriste :

 

 

    Extrait de La Riposte Centriste:

  

Point Focus Migrants

 

 

La ligne donc que des centristes humanistes et pragmatiques devraient prôner est de « les secourir tous mais de n’en accueillir aucun ou presque ».

 

C'est pourquoi nous proposons :

 

 

  •  L'abrogation de la législation actuelle fondée sur une distinction désuète entre réfugiés.

 

 

-     La création d'un corps de gardes-frontières européens et d'une police fédérale 

-     La création de grands « camps de réfugiés humanisés » aux frontières de l’Europe, financés par l’argent européen et non par les gouvernements grecs et italiens seuls, protégés par une police fédérale européenne, et dotés d’écoles, d’universités, de maternités, d’hôpitaux, de commerces de proximité, de terrains de foot, de salles de cinéma, de théâtres, ...  et même d’usines pour produire en Europe ce qu’on fait produire à bas coûts en Chine ou au Bangladesh! 

 

-     La création d'un « congé humanitaire européen » permettant aux cadres, salariés ou étudiants de toute l'Europe désirant mettre leurs compétences au service de la gestion de ces camps de réfugiés humanisés de le faire pendant 6mois ou 1 an sans perdre leur emploi ni interrompre leurs études.

-     La signature par chaque réfugié d'un engagement à retourner dans son pays d'origine une fois le conflit terminé. 

 

-     L'attribution à chaque réfugié d'une « bourse » lors de son retour et le transport organisé par les armées européennes dans des conditions de confort et de sécurité respectant la dignité des personnes.


 

Faut-il remplacer le droit d'asile par un droit d'être secouru?  

 

Le débat est ouvert ... sans tabous! A vos commentaires, vos remarques, vos propositions que vous pouvez laisser sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Nous publierons toutes celles qui seront libellées en termes respectueux quelque soit votre opinion. 

 

L'équipe de L'Alternative Crédible

 

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