l'Alternative Crédible

Libérales-sociales, écolos, convivialistes, nos idées ont de l'avance.

Osez l'Alternative Crédible!

 

Vous ne voulez plus subir les alternances stériles entre la Droite et la Gauche,

 

vous refusez le Front National,

 

 

alors ...

 

 

 

Osez l'Alternative Crédible !

 

 

 

 

  

La France a besoin d'un gigantesque "Reset". Elle va droit dans le mur parce que ces finances publiques plongent (le vrai déficit est de 32%!) alors que le vieillissement de la population n'est même pas financé, parce que la désindustrialisation se poursuit, et parce que le fossé se creuse de plus en plus entre "les élites" et le peuple. Mais la France conserve ses qualités uniques dans le monde qui font qu'elle reste la première destination touristique, que ses créateurs et ses entrepreneurs réussissent partout où ils s'installent, que sa culture est reconnue mondialement, et qu'il y règne encore une certaine douceur de vivre comme nulle part ailleurs.

 

 

Comme le dit Jean-Louis Borloo, la crise politique est d'abord une crise du manque d'offre politique. Les français ne trouvent pas chaussure à leurs pieds parce qu'il manque un parti dans le paysage politique. L'opposition traditionnelle entre la Droite et la Gauche est de plus en plus factice. Le jeu politique est devenu une sinécure qui n'amuse plus personnes. Nous sommes en campagne présidentielle permanente pour l'élection future d'un président qui n'aura pas le pouvoir de changer quoique ce soit d'important et qui ne respectera aucune de ses promesses électorales. Les politiques réellement mises en oeuvre se ressemblent toutes. Que ce soit la Droite ou la Gauche, la fiscalité des entreprises et des ménages augmente, la complexité juridique et administrative s'accroît, les normes et les réglementations de toutes sortes prolifèrent, les grands problèmes ne sont jamais traités en profondeur, mais abordés selon un angle d'approche unique qui varie au gré des modes médiatiques, ce qui amène à des réponses sans cohérence entre elles.

 

 

Le clivage Droite Gauche a aussi perdu de son sens pour des raisons structurelles. La crise des finances de 2008 a fondamentalement discrédité les idées économiques néolibérales de la Droite, tandis que la crise des finances publiques révélée en 2011 a remis en cause la conception de l'Etat providence de la Gauche. Mais surtout, que ce soit la Droite ou la Gauche au pouvoir, une caste de profiteurs d'un système fait de l'addition de tous les corporatismes  et de toutes les rentes de situation détient tous les leviers du pouvoir réel et transmet ses privilèges à ses enfants. Les élites se reproduisent entre elles. L'ascenseur social ne fonctionne presque plus. Pour servir les intérêts de cette caste, une armée de technocrates carriéristes, presque tous formés à science-po où ils ont été formatés à la pensée unique économique et à la bien-pensance sociétale bobo, génère toujours plus de complexité juridique et normative à travers notamment une myriade de lois sociétales contraignantes qui sont discriminantes socialement et qui contribuent largement à la fracture entre les "élites" et le peuple.

 

 

C'est contre tout cela qu'une partie des français se révolte en votant FN. Beaucoup perçoivent le danger que le FN représente en instrumentalisant l'identité en proposant un protectionnisme national désuet. Mais le FN est l'instrument de leur colère parce qu'ilsi ne trouvent rien d'autre pour bousculer le système. Voilà pourquoi il est urgent de construire ce grand parti populaire et alternatif du Centre qui manque tant dans notre paysage politique et qui proposerait, dans le respect des valeurs humanistes et républicaines traditionnelles des centristes, une profonde révolution dans l'organisation de notre société. Ce parti est virtuellement déjà majoritaire dans l'opinion. Reste maintenant à le construire.

 

Ce qu'il doit en priorité proposer de nouveau, c'est une autre approche de l'indispensable réduction des dépenses publiques. Il ne faut surtout pas sacrifier notre modèle sociale français. Qui voudrait d'un système de santé comme en Angleterre où les personnes âgées de plus de 80 ans ne sont plus soignées dans les hôpitaux publics quand elles sont atteintes de maladies graves? Qui voudrait travailler pour 5€ de l'heure comme des centaines de milliers de travailleurs pauvres allemands? Les coupes sèches dans les budgets (les plus faciles à sacrifier) nous ont conduit à réduire abusivement les crédits militaires, à mettre en danger les femmes dans les maternités, à ce que la police et la justice n'aient plus les moyens de fonctionner normalement. Partout une approche uniquement comptable abîme nos services publics les plus essentiels. La solution est de remplacer "les coupes sèches" par "des réorganisations". Par exemple, ce n'est pas amputer le budget de la formation professionnelle en laissant le système fonctionner à l'identique qu'il faut, mais supprimer les 99 organismes de collectes et les remplacer par un système libéral de compte personnel doté de 700€ annuel que chacun pourra utiliser uniquement sous forme d'heures de formations professionnelles quand il le veut dans sa vie, en pouvant les cumuler autant qu'il le veut et comme il veut. Un tel système permettrait automatiquement d'économiser 10 Milliards d'euros par an en résolvant les principaux problèmes actuels de la formation professionnelle qui sont de s'adresser trop peu aux chômeurs et aux salariés des petites entreprises. De même pour la fameuse "flexibilité" dont nos élites surprotégées n'ont que ce mot à la bouche. Ce n'est pas de l'abandon du SMIC ou du CDI dont on a besoin, mais de l'assouplissement du modèle social dans des négociations branches par branches dans des limites définies par l'Etat (et les directives européennes).

 

 

Ce qu'il doit d'abord proposer, c'est le choix résolu d'une société de libertés et d'égalité des chances au bénéfices des entrepreneurs et de tous ceux qui contribuent par leur travail à la richesse collective, et au bénéfice des classes moyennes et populaires dont les intérêts fondamentaux sont convergents avec ceux des entrepreneurs de l'économie réelle. Les libertés économiques sont menacées par la taxation abusive, la bureaucratie, la complexité juridique et la sur abondance de normes. Les libertés publiques sont menacées par les idéologies sécuritaires combinées aux nouvelles technologies et par la bien-pensance oppressante des idéologies hygiénistes qui conduit l'Etat à se mêler de la vie privée et à multiplier les réglementations contraignantes pour imposer une standardisation des modes de vie et de pensée. Or libertés économiques et libertés sociétales sont intimement liées. La France étouffe. Il faut la libérer de ce carcan et ne pas hésiter à sacrifier les principes de précaution et de la tolérance zéro qui sont à la source de toutes les décisions néfastes qui ont été prises depuis 30 ans. Il ne faut pas hésiter à faire un inventaire général des normes professionnelles et des réglementations sociétales qui ont été votées depuis 30 ans et à en éliminer une bonne partie, toutes celles qui ne sont pas strictement indispensables. C'est un choix de société. Il faut l'assumer pleinement.

 

 

Le système politique est aussi impuissant à résoudre les problèmes concrets parce qu'il ignore trop les vrais évolutions fondamentales qui "structurent" notre époque. Nous sommes confrontés à 4 défis majeurs: la faillite "programmée" des finances publiques, l'intensification de la concurrence internationale et ses conséquences sur la structure de l'emploi, le recul partout des libertés publiques qui met en danger la démocratie et la crise écologique majeure qui se profile due à l'épuisement des ressources naturelles et aux conséquences du réchauffement climatique. Refonder un mouvement politique capable d'agir efficacement sur la réalité, c'est d'abord affronter ces défis et y apporter de vrais réponses.

 

 

Enfin, il faut inventer une autre façon de faire de la politique plus proches de la réalité sociale de la France et du vécu des entrepreneurs et des citoyens. La révolte des bonnets rouges, qui est la révolte des entrepreneurs et des salariés contre l'arrogance technocratique, les mouvements des poussins, et tous les mouvements citoyens en général .... doivent trouver un débouché politique. C'est le rôle que s'est donné ce Think Tank de "L'Alternative Crédible" de contribuer à l'émergence intellectuelle puis politique de cette nouvelle force politique. Le programme organisé autour de 6 axes qui suit est un avant goût de ce qu'une telle force politique pourrait proposer. C'est aussi un travail qui peut être un point de départ à enrichir, à compléter et à amender par tous ceux qui voudraient participer à une cette démarche.

 

 

Réorganiser plutôt que faire des coupes sèches dans les dépenses publiques, assouplir notre modèle sociale plutôt que le casser, promouvoir une écologie de progrès à la base d'une société collaborative complémentaire et alternative à la société consumériste plutôt qu'une écologie punitive, bâtir une véritable Nation européenne, protectrice des peuples européens, plutôt que se contenter de l'Europe désenchantée des technocrates, promouvoir une société de libertés publiques et économiques plutôt qu'une société intolérante, technocratique et bureaucratique bloquée par les entraves de toutes natures, restaurer l'autorité régulatrice et politique de l'Etat plutôt que capituler devant tous les lobbys et les corporatismes sont les 6 piliers d'un véritable projet de société cohérent et enthousiasmant. Il est fondé sur l'humanisme, le pragmatisme et le libéralisme authentique. Il est anti technocratique, anti bien pensance et anti néolibéralisme. Il propose de libérer la France de toutes ses chaînes. Il est le seul projet politique cohérent qui défend réellement les intérêts désormais liés et de plus en plus convergents des entrepreneurs et des classes moyennes et populaires.

 

C'est l'objectif du Think Tank "l'Alternative Crédible", une marque déposée à l'INPI pour promouvoir la sensibilité populaire du Centre, de proposer des idées novatrices pour alimenter ce projet de société. La France n'est pas foutue, condamnée à la démission, à la soumission ou aux illusions. Un avenir positif est possible ... la preuve:

 

 

 

 

 

 

Le programme de l'Alternative Crédible

 

 

 

Le programme socio-économique:

 

1 Réorganiser

 

(plutôt que couper aveuglément dans les budgets):

 

 

  • La réduction du mille feuille administratif: 8 grandes régions aux compétences recentrées exclusivement sur le développement économique, la formation professionnelle, l'enseignement supérieur et les transports. Les départements conservés mais sans clause de compétence générale et chargés uniquement de la gestion des collèges et des lycées, de l'entretien du réseau routier et du social. L'échelon municipal, avec clause de compétence générale, mais avec une gestion des personnels qui se fait exclusivement au niveau des communautés de communes, assorti de la quasi-obligation (sauf exception dans les zones très reculées) pour les communes de se fondre dans une communauté de commune. La véritable réduction des dépenses publiques passe par deux conditions qu'évitent soigneusement de mettre sur la table les défenseurs du système actuel: la fin des chevauchements de compétences (avec la clarification des compétences) et la dissolution de tous les organes para-public dans leur échelon administratif correspondant. Par exemple un organisme comme le STIFF en Ile-de-France devrait être fondu dans la Région seule administration chargée des transports. La réforme lancée par Hollande et Valls est bonne par principe mais ne va pas assez loin pour avoir des effets significatifs sur l'augmentation continue des dépenses des collectivités locales.

 

 

  • La réforme des institutions: La réduction de la voilure avec la suppression du Sénat et du Conseil Economique et Social, une meilleure représentativité avec la fusion d'une circonscription sur deux, l'élection de 100 députés nationaux à la proportionnelle et d'un député sénateur par département (qui cumulerait les pouvoirs d'un député et d'un sénateur). La limitation du nombre de mandats à deux quelques soient les fonctions et surtout un plafond maximum des ressources autorisées par fonction, toutes sources de ressources confondues. Cela a pour objet de répondre au scandale de ces multiples rémunérations glanées dans les organismes para-public, dans le lobbying, ou dans des cabinets d'avocats d'affaires sources de conflits d'intérêts multiples. Il n'y a pas besoin de 6ème République longue et coûteuse à mettre en place, il faut attaquer les problèmes au coeur. La crise politique est d'abord une crise de l'impuissance des politiques et de leur perte de légitimité qu'un passage à une 6ème République ne résoudrait pas. Ces réformes qui ne sont qu'un simple toilettage intelligent de la 5ème République suffiraient pour réformer en profondeur le fonctionnement de nos institutions. Mais comme on voit mal le Sénat se saborder, voilà pourquoi je réclame un référendum sur les institutions et sur la moralisation de la vie politique.

 

 

  • Le Grand Paris tout de suite: La fusion des 4 départements 75, 92, 93, 94 en un seul aux frontières ajustées à celles du Grand Paris, la transformation de toutes les villes autour de Paris en arrondissements, la suppression de la Mairie de Paris et son remplacement par une Mairie du Grand Paris. Le Grand Paris est une excellente idée de Sarkozy pour en faire le moteur de la croissance de la France. C'est aussi une excellent occasion de réduire les dépenses publiques faramineuses des multiples collectivités locales dans le périmètre du Grand Paris et qui emploient 250 000 fonctionnaires territoriaux! Il y a là des économies à foison à faire en mutualisant les compétences. C'est enfin nécessaire pour répondre à la crise du logement qui touche de nombreuses familles franciliennes. Compte tenu de la situation de la France, sa mise en oeuvre est urgente. Mais il ne faut pas être naïf, ces réformes de bon sens s'attaquent directement aux intérêts et aux petits pouvoirs de multiples édiles de Droite de Gauche et du Centre qui ne les accepteront jamais. C'est pourquoi je réclame du Président Hollande un référendum sur le Grand Paris (à organiser lors des régionales) pour les mettre en application dès la fin 2015. Il n'y a qu'un référendum populaire qui donnera la légitimité nécessaire pour transgresser tous les égoïsmes.

 

 

  • La suppression du paritarisme: Ce système était bon en 1945 quand les syndicats avaient un vrai ancrage populaire et une vraie représentativité. La gestion des différentes caisses par les syndicats ouvriers et patronaux est source d'une gabgie incroyable et empêche l'Etat de définir des politiques publiques. De plus, les syndicats ne sont implantés que dans la fonction publique ou dans les professions ayant la capacité de "bloquer le pays". Il est quasiment impossible pour un salarié du privé ou un chômeur de se syndiquer et les syndicats ouvriers manquent complètement de sens des réalités économiques. La solution est de supprimer le paritarisme et le remplacer par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix, avec la possibilité ouverte de créer de nouveaux syndicats. La composition et la nature des syndicats en seraient automatiquement bouleversées et les syndicats retrouveraient une représentativité, un pragmatisme, une indépendance financière et une force nécessaire pour défendre le modèle social français en le renouvelant. Cette mesure nécessiterait également un référendum et j'appelle le Président Hollande ou son successeur à l'organiser dès que possible.

 

 

  • La réorganisation complète de la formation professionnelle: Le système actuel est irréformable: 99 Organismes de collectes, des milliers de formations bidon qui côtoient des formations valables sans qu'il soit possible d'en faire le tri, un système où ceux qui devraient en bénéficier le plus, les chômeurs et les salariés des petites entreprises, en bénéficient le moins, une opacité qui permet toutes les dérives, ... pour 35 Milliards d'euros d'argent public par an! En créant un compte individuel, le gouvernement Valls a initié une réforme qui va dans le bon sens sans aller malheureusement au bout de sa logique. La solution est de libéraliser complètement ce secteur en offrant à chacune des 35 Millions de personnes en âge de travailler un compte individuel abondé chaque année de 700€ par l'Etat avec lequel elle pourra "s'acheter" du temps de formation sur un marché libre de la formation professionnelle et "indemniser" son employeur de ses absences. Il faut bien sûr autoriser librement le cumul sur plusieurs années et sans limite des droits ouverts, ainsi que laisser libre chacun de gérer ses formations comme bon lui semble, en fonction de ses aspirations, de ses ambitions ou de ses besoins. Ce système mettrait tout le monde sur un même pied d'égalité, favoriserait les chômeurs qui n'auraient pas à indemniser un employeur, soulagerait considérablement les entreprises de la complexité administrative liée à la formation professionnelle ... et permettrait à l'Etat d'économiser 10 Milliards d'euros par an. De plus, cela responsabiliserait chacun et favoriserait l'innovation!

 

 

  • La réorganisation progressive du système médical en trois pôles: Notre système médical est l'un des rares au monde à soigner tout le monde sans distinction de ressources. Il est de plus d'excellente qualité comparé à la moyenne des autres pays. Le problème est qu'il coûte désormais trop cher compte tenu du niveau de chômage atteint. Depuis plusieurs années des politiques publiques sont mises en oeuvre pour en réduire les coûts. La vision comptable de la médecine qu'a entraîné notamment la tarification à l'acte n'est pas toujours sans conséquences sur la qualité des soins, mais le vrai problème pour demain est que ces efforts de gestion légitimes s'avèrent financièrement trop peu efficaces. Ce qui manque, c'est une vision générale de l'évolution de notre système de santé. Il faut adopter pour fil conducteur de toutes les réformes à engager de le réorganiser progressivement en 3 pôles, la médecine préventive, la médecine d'entretien autour des maisons de santé et la médecine d'urgence. De plus, il faut mener quelques réformes courageuses: Il faut réduire considérablement la possibilité d'attaquer un praticien en justice de façon à réduire le coût des assurances qui au final sont payées par le contribuable. C'est contraire au principe de précaution et à la tendance à la judiciarisation des conflits mais c'est incontournable pour réduire les coûts. Il faut également supprimer le droit de s'installer n'importe où alors que les études médicales sont payées par le contribuable et que les médecins même libéraux sont subventionnés tout au long de leur vie professionnelle. Il faut enfin supprimer le numérus clausus car un numérus clausus n'a de sens qu'avec une gestion à très long terme, ce que notre système politique est totalement incapable de faire.
 
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  • L'optimisation de la gestion de la Sécurité Sociale et la simplification de l'accès aux droits sociaux: 20 Milliards d'euros sont consacrés chaque année uniquement pour la gestion de la Sécurité Sociale. C'est le prix de la complexité du système combinée à la volonté de "sélectionner" les "bons" bénéficiaires des prestations. Plus on contrôle pour éviter la fraude, plus on restreint l'accès à ceux qui en ont le plus besoin et qui n'ont bien souvent pas les connaissances ni ne sont suffisamment fort psychologiquement pour franchir les barrières. Et paradoxalement, cela favorise les "vrais " fraudeurs, les professionnels de la débrouille, qui eux savent comment remplir tous les critères nécessaires pour paraître nécessiteux. La complexité dans l'accès aux droits sociaux est discriminante socialement au détriment des travailleurs pauvres et au profit de ceux qui cumulent le travail au noir et les allocations. C'est une injustice très durement ressentie dans les milieux populaires qui motive vote FN. La solution est la simplification du système par la fusion des innombrables types d'allocations en quelques allocations principales (RSA, APL, AAH, ...) qui peuvent en conséquence être renforcées. Cela permettrait une meilleure informatisation de la distribution et une meilleure lutte contre la fraude et les usurpations d'identité par un croisement plus systématiquement des fichiers et la création d'une "carte vitale sociale" individuelle liée au numéro de Sécurité Sociale. Cela permettrait enfin de transférer des personnels du back office vers le front office, c'est-à-dire vers les fonctions d'accueil des assurés sociaux, de contrôles administratifs et surtout de contrôles sur le terrain qui manquent tant aujourd'hui. Par contre, la proposition de la Droite de conditionner les allocations à un travail est inapplicable tellement elle coûterait cher en personnels pour encadrer ce travail.
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  • La retraite par points: Notre système de retraite a été conçu après la guerre quand l'espérance de vie était bien plus courte, la natalité plus forte et le chômage moins élevé. Le principe de répartition est fondamentalement un bon principe qui est bien plus humain que le principe de capitalisation. Nous pouvons conserver notre système par répartition qui correspond bien à la culture française à condition pour commencer de l'adapter aux changements intervenus depuis sa création en adaptant l'âge de départ à la retraite en conséquences. Mais, la principale condition pour le perpétuer est d'assumer pleinement sa logique "socialiste" et de le débarrasser de toutes les rentes de situations et de tous les privilèges qui s'y sont greffés au fil du temps.  Voilà pourquoi il faut aligner le régime des fonctionnaires sur celui du privé, supprimer les régimes spéciaux et limiter les retraites abusives concédées à certains corporatismes ou accordées trop généreusement. Il faudrait également étudier la possibilité de passer tous les indépendants, les agriculteurs et les chefs d'entreprises sur le régime salarié, quelques aient étés leurs statuts durant leur vie professionnelle. ... Si on ne veut pas être confronté plus tard à un drame  humain considérable, il faut garantir un socle de base pour tous avec un régime général étendu à toutes les professions, conçu avec beaucoup de progressivité mais avec des écarts de revenus limités (échelle de 1 à 10). A côté de cela, il faut laisser la possibilité à chacun d'améliorer sa retraite, non pas en créant un système par capitalisation puisqu'il existe déjà dans les différents produits financiers commercialisés par les banques et les assureurs (PERP, assurances-vie, PEA, PEA-PME, comptes titres, ...), mais en garantissant sur 30 ans la stabilité fiscale de ces produits financiers par un référendum et en facilitant le cumul emploi partiel retraite!
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  • Une politique cohérente du logement: On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Aucune politique du logement digne de ce nom n'est possible tant qu'on ne fera pas un choix clair entre favoriser l'accession au logement ou favoriser la valorisation du patrimoine immobilier. Compte tenu de la difficulté des jeunes générations à se loger, et compte tenu de la nécessité de redonner du pouvoir d'achat pour atténuer la crise sociale et soutenir la demande de façon à nous éviter d'entrer dans un cycle économique récessif, je pense qu'il faut faire le premier choix en France. Concrètement, il faut faire un grand ménage dans les normes pour relancer la politique de construction, il faut protéger les petits propriétaires pour inciter à la remise sur le marché de biens locatifs, il faut favoriser l'investissement locatif (la loi Pinel va dans le bon sens), et il faut inciter au partage des logements. Ainsi en augmentant l'offre de logements tout en contenant l'augmentation de la demande par l'incitation au partage du logement, on peut espérer une baisse du prix de l'immobilier à l'achat comme à la location. Tout doit être fait pour renforcer cette logique. Cependant, dans un premier temps il n'est pas possible pour des raisons sociales de réduire les allocations au logement qui d'une certaine façon financent avec de l'argent public l'augmentation des prix. Cela se fera dans un second temps quand la politique cohérente et massive visant à la baisse des prix aura réussie.
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2 Faciliter la vie des entrepreneurs
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(en assouplissant notre modèle social pour le sauver plutôt qu'en le cassant ou en s'accrochant au statu quo):

 

 

  • Un contexte amical envers tous les entrepreneurs: RSI, tribunaux de commerce, stationnement, points du permis, fiscalisation des fonds propres, utilisation de la BPI, fiscalité des multinationales françaises, ... plein de réformes sont possibles pour faciliter la vie des entrepreneurs. Aider les entrepreneurs commence par aligner la fiscalité des entreprises sur celle de la moyenne de nos voisins européens qui sont nos principaux concurrents, bien plus que ne l'est la Chine ou les autres pays émergents. On ne peut par exemple continuer avec un taux d'IS à 33% alors que les voisins sont sont entre 20 et 25%. Mais c'est surtout créer un univers amical autour de l'entrepreneur. Pourquoi les entrepreneurs doivent cotiser à différentes caisses RSI, URSSAF, Formation professionnelle, ... avec des modalités et des calendriers de paiement différents? Ces caisses ne pourraient-elles pas s'entendre pour ne présenter qu'un échéancier global comme aux Pays-Bas par exemple? C'est réformer de fond en comble les fonctionnements des tribunaux de commerce, du RSI et de la formation professionnelle qui sont une honte et qui font ressentir au quotidien à quel point les entrepreneurs sont la dernière roue de la charrette. C'est aussi contraindre les municipalités, en particulier celle de Paris, à établir des règles plus souples de stationnement pour les professionnels. C'est arrêter de sur fiscaliser les fonds propres alors que les entreprises françaises manquent de fonds propres. C'est arrêter de vouloir fiscaliser à 40% nos multinationales alors que ça ne fait que les inciter à délocaliser leurs profits. C'est utiliser massivement la BPI pour prêter à taux réduits pour tous les projets d'investissements sur des domaines stratégiques ou utiles au bien public. C'est multiplier par deux les points du permis pour ceux qui l'utilisent dans le cadre de leur profession.

 

 

  • La multiplication par deux des seuils sociaux: Assouplir notre modèle social est une urgence pour redonner aux entrepreneurs le goût d'investir et d'embaucher. Une des façons les plus simples et avec les résultats les plus rapides de le faire est d'augmenter les seuils sociaux. Une multiplication par deux serait la bonne mesure pour être efficace sans casser notre modèle social. La Droite, la Gauche de gouvernement et le patronat sont d'accord. On estime à 100 000 le nombre d'emplois gagnés. Les syndicats y sont hostiles, plus pour ne pas perdre une partie de leurs pouvoirs que pour ne pas mettre le doigt dans un engrenage dont il vrai que, poussé beaucoup plus loin, il remettrait complètement en cause notre modèle social. Pris entre deux feux, le gouvernement tergiverse et propose la pire des solutions: rendre provisoire et compliqué l'assouplissement des seuils sociaux. C'est la pire des solutions car elle mécontente quand même les syndicats qui craignent de mettre le doigt dans l'engrenage et elle n'apporte aucune lisibilité ni stabilité juridique et fiscale aux entrepreneurs, ce qui rend inopérante cette réforme. Sur ce sujet comme sur tant d'autres, l'influence néfaste de la technocratie qui complique tout et le manque de courage des politiques qui tergiversent toujours gâchent toutes les occasions d'améliorer un peu la situation. Voilà pourquoi je prône de prendre la mesure simple de la multiplication par deux des seuils sociaux en 5 ans maximum organisée selon le libre rythme de chaque entreprise. Pour une fois, faisons une loi simple dans sa conception, courte dans sa rédaction et efficace dans son application!

 

 

  • La renégociation par branches des 35 heures, du CDI et du SMIC: Il y a en France 700 branches professionnelles. Il est absurde de vouloir soumettre aux mêmes lois nationales 700 situations différentes. Chaque branche a des besoins différents. Pour perpétuer notre modèle social, il faut absolument l'assouplir. Mais au lieu de le faire par une remise en cause nationale des 35 heures ou du contrat de travail, la meilleure façon d'y arriver est de renégocier branche par branche et simultanément, la durée hebdomadaire (ou mensuelle ou annuelle) de travail, le contrat de travail, le salaire minimum, ...voir la pénibilité et le travail des seniors. Ces négociations devraient se faire dans des limites définies par l'Etat et dans les limites du droit européen. Le principe des négociations par branches professionnelles est le meilleur, il marie souplesse et protection du salarié. Les négociations entreprise par entreprise que demande la Droite mettent le salarié dans un rapport de force très défavorable, tandis que les accords nationaux dont la Gauche est friande rigidifie le système à l'excès.
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  • Le travail le dimanche autorisé dans les zones touristiques et les centre-villes: le débat relancé récemment porte sur le nombre de dimanches travaillés. Faut-il passer à 12 ou rester à 5? Travailler le dimanche crée t-il de l'activité ou cela ne déplace-t-il pas juste la même activité d'un jour à l'autre de la semaine? Ces approches idéologiques faussent le débat. Dans les zones touristiques, il est évident que travailler le dimanche crée de l'activité. Comme le dit Laurent Fabius, le touriste ne reviendra pas le lundi pour acheter ce qu'il n'a pas pu acheter le dimanche. Dans les petites et moyennes communes, c'est un problème d'aménagement du territoire. Si les magasins du centre ville sont fermés le dimanche et que le centre commercial aux alentours est ouvert, la conséquence est la désertification du centre ville par la mort du petit commerce. Voilà pourquoi il faut autoriser le travail le dimanche sans restrictions tous les dimanches dans les zones touristiques et les centres villes et l'interdire d'une façon générale presque partout ailleurs hormis quelques exceptions. Car il est trompeur de faire croire que le travail le dimanche lorsqu'il est autorisé peut durablement être mieux payé ou durablement rester volontaire. Dans la plupart des cas, il perturbe la vie familiale et il est subi parce que l'employé n'a pas le choix. Par contre, le travail le dimanche est utile pour permettre aux étudiants issus de milieux modestes de financer leurs études. Pourquoi alors ne pas inciter les employeurs à embaucher le dimanche des étudiants plutôt que de l'imposer à leurs salariés permanents?
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  • La lutte contre le travail au noir par l'assouplissement du système: Il y a deux façons de lutter contre le travail au noir, par la répression ou par l'assouplissement du système, c'est-à-dire en élargissant le champs des activités légales et en réduisant les contraintes et les charges du travail légal dans les secteurs exposés au travail au noir. La première option est celle qui a toujours été privilégiée jusqu'à aujourd'hui. Elle est nécessaire mais insuffisante car il est très difficile de lutter vraiment contre le travail au noir sur le terrain. Désormais, la majorité du travail au noir se fait avec des travailleurs déclarés légalement mais exerçant une partie de leur activité payée au SMIC en travail déclaré et le reste au noir. Cela arrange tout le monde: l'employé qui ne paie pas d'impôt sur le revenu et bénéficie d'aides sociales et l'employeur qui ne paie pas de charges sociales tout en pouvant justifier de la légalité de ses employés en cas de contrôle. D'autres activités sont par nature incontrôlables si elles ne sont pas légalisées. Abolir la prostitution en France par exemple, c'est offrir ce gigantesque marché de 8 milliards d'euros par an aux mafias, avec toutes les conséquences humaines prévisibles. Le travail au noir se développe là où il y a une demande forte mais où le système légal est soumis à des contraintes réglementaires et fiscales exagérées. Voilà pour quoi il faut faire fi des considérations pseudo moralisantes de la bien-pensance et faire preuve de pragmatisme en privilégiant la seconde option. De plus, trop d'impôt tue l'impôt. Par exemple, la réduction de la défiscalisation sur le travail à domicile, qui est en fait une augmentation des impôts, a fait exploser le travail au noir et mis des dizaines de milliers de personnes au chômage. Résultat, les recettes de l'Etat ont baissé et les dépenses sociales ont augmenté!
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  • Un plan sur 10 ans de baisses continues des charges sur les entreprises: Régulièrement des baisses de charges sont annoncées. Mais, soit elles ne sont pas suivies d'effet, soit elles sont compensées par la création de nouvelles charges. Au total, quelque soit le gouvernement et quelque soient ses annonces, les charges dans leur globalité ne cessent d'augmenter en France. Les entreprises sont doublement pénalisées: par l'augmentation des charges et par l'insécurité fiscale qui rendent impossible toute projection dans l'avenir et donc qui découragent l'investissement. Ce plan ne devrait pas être un CICE bis qui, certes est mieux que rien, mais pourquoi ne pas avoir directement baissé les charges au lieu d'être passé par un dispositif compliqué et coûteux? Ce plan sur 10 devrait naturellement s'accompagner d'un moratoire fiscal, c'est-à-dire d'une interdiction stricte de créer ou d'augmenter toute charge pendant 10 ans. 

 

 

  • Un plan de simplification générale du droit par des commissions techniques professionnelles:
  • Un plan national de démocratisation du très haut débit:

 

 

 

Le programme écologique et sociétal:

 

 

3 Bâtir une société collaborative et écolo

 

(complémentaire et alternative à la société consumériste et productiviste):

 

 

  • L'investissement massif dans trois grands chantiers écologiques, l'éolien maritime, le simili-carné et le recyclage des déchets urbains sous forme de biogaz ou de composte:
  • La création d'un réseau de centrale de production d'électricité avec des énergies renouvelables en complément du réseau de centrale nucléaire:
  • La création de "kibboutz écolos":
  • La protection juridique de l'économie durable par un droit des sociétés spécifiques:
  • Un statut-semi privé sans dividendes pour les autoroutes et les maisons de retraites:
  • La protection des terres agricoles et des producteurs:
  • La fiscalité écologique au sein d'une grande réforme de la fiscalité venant après les autres réformes:

 

 

 

 

 

4 Bâtir une société libre et conviviale

 

(en défendant les libertés publiques et en retrouvant le goût du vivre ensemble dans une société véhiculant des valeurs positives):

 

  • La défense des libertés publiques:
  • La défense des libertés sur internet:
  • La création de zones de couvre-fête:
  • L'autorisation de la cigarette électronique dans les lieux festifs et une politique de substitution à la cigarette traditionnelle:
  • La convivialité comme finalités des politiques d'aménagement du territoire:
  • La restauration de la politique familiale, la liberté de choisir son mode de vie, le droit à l'enfant à connaître ses origines et à la protection:

 

 

 

5 Bâtir les Etats Unis d'Europe

 

(avec une Europe plus fédérale, plus décentralisée et recentrée sur la défense des intérêts stratégiques des peuples européens):

 

  • L'engagement pour les Etats Unis d'Europe: Non au retour du protectionnisme, non à la démission devant la technocratie, non à l'europe à 2 vitesses
  • Un Non clair à Tafta  et la restauration d'un état fort et régulateur: La publicité obligatoire de l'échelle des rémunérations, l'interdiction programmées de tous mouvements de fonds avec les paradis fiscaux et la lutte contre la complexité financière, et l'interdiction de délocalisation fiscale interne à l'Europe
  • La détechnocratisation de l'Europe par la restauration des pleins pouvoirs législatifs du parlement et l'inventaire des réglementations et des directives
  • La suppression de la directive travailleurs détachés
  • La réservation de Schengen aux citoyens européens (ex l'Allemagne veut plus d'immigrés, la France moins), et la création d'un visa européen pouvant être donné en complément d'un visa national; la mutualisation des moyens pour la sécurisation des frontières européennes
  • Une TVA européenne et la suppression de la contribution des états
  • L'élection du Président européen par le parlement européen
  • la fusion de       et de

 

 

 

 

 

6 Changer la façon de faire de la politique

 

(en restaurant l'autorité de l'Etat, la crédibilité des politiques et l'efficacité de l'action politique):

 

  • L'interdiction des retraites chapeaux:
  • Un Etat respectueux de sa parole et de la démocratie locale:
  • Limitation à 2 du nombre de mandats et un plafond de ressources par fonction, la suppression de science-po et la diversification des élites:
  • La sanction proportionnée immédiate et le droit à l'oubli:

 

  • Des réponses de fond aux principales problématiques de l'Education Nationale:
  • Le renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine au niveau européen et l'amélioration de l'accueil des immigrés légaux:
  • L'arrêt du saccage de notre défense nationale:

 

 

 

Ces mesures sont à la fois le fruit du bon sens des personnes en contact avec la réalité du terrain et le fruit d'une réflexion élaborée visant à apporter une réponse globale et cohérente à la crise. Jamais ni la Gauche ni la Droite ne les mettront en oeuvre car elles demandent de remettre en cause trop d'intérêts corporatistes et électoralistes. Il y a en quelques sortes "une lutte des classes" en cours en France. Les élites profiteuses du système actuel ont intérêt soit au statu quo soit à la casse de notre modèle sociale au nom d'idées néolibérales. Leur objectif est soit de prolonger le plus longtemps possible un système qui va à la faillite sur le dos des générations futures, soit de faire payer le prix de l'adaptation de la France à la mondialisation par les salariés, les petits entrepreneurs et les classes moyennes et populaires. Seul un mouvement politique à la fois révolutionnaire et à la fois centriste et humaniste peut nous sortir de ce dilemme infernal en proposant une politique alternative. Jean-Christophe Lagarde par son volontarisme et sa volonté de faire de l'UDI un véritable parti populaire pourrait initier "cette révolution pragmatique" à condition d'agréger dans un grand rassemblement en vue de constituer un gouvernement de salut national des forces issues de la société civile. L'idéal serait de rassembler une majorité nouvelle formée de l'UDI et du MoDem associés à Nous Citoyens et à Nouvelle Donne.

 

 

La France n'est pas condamnée au déclin, au pessimisme et au chômage. Une politique alternative est possible. Reprendre en main notre avenir en libérant toutes les énergies créatrices, en bâtissant la société collaborative et écologique du futur, et en refondant un modèle social français protecteur des classes moyennes et populaires est non seulement possible, mais c'est notre de devoir de patriote et d'humaniste.

 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

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