l'Alternative Crédible

Libérales-sociales, écolos, convivialistes, nos idées ont de l'avance.

Le cahier des libertés

 

 

 

 

Le cahier des libertés

 

 

 

 

«Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux.»

 

Benjamin Franklin

 

 

 

 

Affiche du Bureau d'information anglo-américain, sans date

Archives départementales de Seine-et-Marne, fonds Taboureau

 

La liberté est la valeur cardinale de notre belle civilisation occidentale. Nous devons la chérir plus que tout et la défendre car de multiples maux anciens ou nouveaux la menacent aujourd'hui. Toutes les idéologies en vogue sont sécuritaires, puritaines ou stigmatisantes pour une partie de la société. Nous assistons à notre époque à un vrai recul des valeurs de tolérance et d'ouverture d'esprit. Cela n'est pas étranger avec la montée de la violence sous toutes ses formes dans la société. Cela sape les fondements même de notre civilisation.

 

La mission du Centre est de promouvoir une société libre dans laquelle il est encore possible de rêver à un avenir meilleur. La fin des idéaux en politique, la montée de l'individualisme, du septicisme, de l'indifférence, de l'égoïsme, du cynisme, du carriérisme, du clientélisme et de l'influence de la technocratie, ainsi que la perte des sens du bien public, du civisme et de l'intérêt général affaiblissent la démocratie et font le lit du retour des idéologies violentes.

 

Il est urgent de réinventer le vivre ensemble. Il est urgent d'oser inventer de nouveaux modes de vie et de faire usage de notre liberté de penser pour bousculer l'ordre ancien. D'une certaine façon, Nicolas Sarkozy a raison de vouloir proposer "une Nouvelle Société" pour 2017 (proposition faite en 2012 et approuvée pour le principe, sans prendre position sur les "affaires", ce que ne fait jamais ce site uniquement consacré aux idées). Et c'est possible. En voici la preuve. Je vous livre ci-dessous quelques idées et propositions concrètes qui mises bout à bout en dessinent les contours, en abordant chacune une facette différente de la politique à mener.

 

 

 

 

 

Le kibboutz écolo

 

L'agriculture intensive est un modèle désormais dépassé. Non seulement elle est consommatrice de pesticides qui polluent les nappes phréatiques et nuisent à la santé des consommateurs, mais elle est aussi de moins en moins productive car elle épuise les sols.

 

Cependant les petites fermes bio ne sont pas rentables. Le modèle agricole d'avenir est donc de construire comme en Allemagne des grandes fermes bio, chacune autour d'une centrale de production d'énergie renouvelable (bio mass, biogaz, champs d'éoliennes, barrage, ... selon les possibilités locales de la nature). Et pourquoi pas réhabiliter le modèle du kibboutz pour les faire fonctionner? Il est important dans notre société individualiste d'inventer ou de réinventer des formes de vie collectives et écolos. Tous les citoyens ne voulant pas se conformer au même mode de vie citadin, il faut donner la possibilité à de nouveaux modes de vie d'émerger.

 

 

 

 

Le supermarché collaboratif

 

Les circuits courts sont l'avenir. Sur le modèle inventé il y a 20 ans aux USA de la "Park Slope Food Scoop" et qui compte aujourd'hui 16000 adhérents, nous pourrions inventer un nouveau type de supermarché, appelé supermarché collaboratif, ne vendant que des produits agricoles locaux bio à des prix identiques à ceux des produits par l'agriculture intensive. Pour que ce modèle économique fonctionne, il faut réduire les frais de fonctionnement du supermarché en utilisant comme personnel les clients. Chaque client adhère à la "coopérative" et lui donne quelques heures de son temps. En France "La Louve" tente de créer un supermarché collaboratif dans la banlieue Nord Est de Paris. Souhaitons que cette expérience réussite. Elle pourrait d'ailleurs être étendue à bien d'autres domaines que l'agriculture pour soutenir le Made in France.

 

 

 

 

Le partage de l'usage des biens

 

Nous possédons de très nombreux biens que nous n'utilisons pourtant qu'1 ou 2% du temps. Cela représente un immense gâchis de matières premières à l'échelle de la planète. Sur le modèle de ce qu'il existe déjà dans l'immobilier avec le démembrement de la pleine propriété en usufruit et en nue-propriété, nous devrions enrichir le droit de la possibilité de démembrer la propriété de presque tous les types de biens. L'usufruit pourrait alors être partagé en de multiples utilisateurs tandis qu'une valeur de nue-propriété serait corrélée avec un taux de dépréciation en fonction de l'usage. Cette innovation juridique ouvrirait le champs à la démocratisation de la société du partage qui est non seulement un progrès pour l'environnement mais un plus également pour le pouvoir d'achat. C'est une façon de créer de la richesse sans croissance au sens actuel du terme. C'est un exemple de ce qu'est "le convivialisme" qu'un penseur comme Edgar Morin prône.

 

 

 

 

L'éco-utilitaire à obsolescence longue

 

La "propagande" commerciale nous incite sans cesse à souscrire à de multiples options dont nous n'avons souvent pas besoin. Le principe économique est simple: Il faut pour le vendeur proposer des produits à forte valeur ajoutée. C'est un gâchis pour l'environnement car ces produits consomment inutilement des ressources naturelles supplémentaires et c'est un non sens économique car pour augmenter les marges du vendeur ou baisser le prix pour le client ces produits sont souvent importés. La solution est de développer une nouvelle façon de consommer "l'éco-utilitaire" où le produit est recentré sur ses fonctions essentielles et produit localement en respectant des normes environnementales. Ce que l'on perd d'un côté en coût d'une meilleure rémunération des producteurs, on le regagne d'un autre en allègement du coût des intermédiaires. Le produit n'est alors pas plus cher qu'un produit courant souvent importé et l'économie française et la planète s'en portent mieux. Si on traite en plus le problème de l'obsolescence programmée qui est également une forme de tromperie commerciale coûteuse pour l'environnement, on arrive à un nouveau type de produit fabriqué en France en respectant des normes écolo, certes rustique mais durable qui est à tout point de vue bénéfique pour la collectivité et qui correspond aux attentes d'une partie des consommateurs. L'exemple en automobile serait la "logan électrique produite en France". Je suis persuadé que promouvoir ce type de produits est une partie de la réponse à l'urgence écologique et à la désindustrialisation.

 

 

 

 

Le biogaz

 

La France compte 65 millions d'habitants et de nombreux centres urbains denses. Chaque habitant produit des excréments et des déchets alimentaires. Les uns comme les autres sont une mine d'or inépuisable qui devrait être exploitée. Dans les grands centres urbains, tous les bus de ville et véhicules des services publics devraient fonctionner au biogaz comme 40 000 véhicules publics le font déjà  en Suède aujourd'hui. Le principe du biogaz est simple. On récupère les excréments et les déchets alimentaires que l'on pétrie mécaniquement pour en faire une boue. On enferme cette boue dans des grandes cuves sous vide chauffées à 37 degrés. Des bactéries se développent alors et mangent la boue, ce qui produit un gaz que l'on récupère pour faire fonctionner les véhicules. C'est écolo, rentable et inépuisable. Alors pourquoi s'en priver?

 

D'une façon plus générale, le recyclage sous toutes ses formes et l'économie circulaire quand c'est possible sont l'avenir.

 

 

 

 

La voiture électrique démocratisée

 

Le meilleur de l'écologie positive est de réussir à combiner l'écologie avec l'économique et avec le social. C'est possible en démocratisant la voiture électrique. De grands groupes industriels français ont développé des modèles de voitures électriques performants mais ils n'arrivent pas à les vendre au grand public. Les raisons principales sont le prix, le peu de bornes de rechargement (8000 sur toute la France en comptant les 5000 d'autolib à Paris!) et leur autonomie réduite (100 à 200 km maximum).

 

La solution serait de construire massivement autour des grandes villes, notamment Paris Lyon et Marseille, une multitude de parkings relais équipés de bornes de rechargement couplés à des forfaits journaliers incluant le stationnement, la recharge de la batterie et un pass pour les transports en communs à un prix raisonnable (5€/jour) et qui serait réservé aux habitants des zones périurbaines qui travaillent dans la métropole.

 

Ces zones étant isolées et souvent peu équipées en transports en communs, les habitants y sont obligés d' avoir une voiture pour la vie quotidienne. S'ils peuvent recharger leur voiture électrique chez eux et dans les parkings relais, la contrainte du manque d'autonomie tombe.  Si le stationnement dans ces parkings est associé à un pass pour les transports en communs, tous les problèmes habituels liés aux embouteillages et aux difficultés à se garer disparaissent. Si ce pass est bon marché et que des aides sous formes de prêt à taux zéro et de reprises rémunérées de l'ancien véhicule sont mises en place, la contrainte financière s'estompe.

 

Voilà comment on peut sauver notre industrie automobile, tout en faisant un pas de géant pour l'écologie, tout en inventant une forme inédite de social à bas coûts pour les finances publiques.

 

 

 

 

Supprimer l'écotaxe

 

L'écotaxe est le plus bel exemple de l'absurdité où mène la trop grande influence de la technocratie en France. Lors du Grenelle de l'environnement le slogan facile "pollueurs payeurs" a été lancé. Les technocrates se sont alors engouffrés dans la brèche pour faire la seule chose qu'ils savent faire, inventer de nouvelles taxes et de nouvelles réglementations! Alors ils ont inventé l'écotaxe. Officiellement c'était pour l'écologie. En réalité c'était dès le début pour financer l'entretien du réseau routier secondaire dont la privatisation des autoroutes quelques années plus tôt par le gouvernement Villepin avait eu pour fâcheuse conséquence d'en supprimer une bonne partie du financement. L'autre conséquence est qu'il n'est depuis lors plus possible juridiquement de mettre en place l'écotaxe sur les autoroutes.

 

Seulement, il n'était pas rentable de se contenter de taxer uniquement les camions de plus de 12 tonnes, généralement utilisés pour les longs transports transfrontaliers, comme l'ont fait les allemands ou les suisses. Alors ils ont décidé de taxer les plus de 3.5 tonnes roulant sur le réseau secondaire.

 

Le résultat est l'exact inverse de l'effet escompté. On taxe les productions locales et les circuits courts et on exonère les importations qui passent principalement par l'autoroute! Un désastre écologique, économique et social tout la fois.

 

Mais nos brillants technocrates et hypocrites politiques n'en démordent pas. Ils tiennent à leur image écolo et "pollueurs payeurs" est leur trouvaille. Tant pis pour les conséquences, le principal est de ne pas se dédire. On n'annule pas l'écotaxe, on la reporte.

 

Plus fort encore et tellement habituel, on la justifie par une directive européenne. Or d'après cette directive, la mise en place de l'écotaxe est facultative et l'Europe n'oblige pas à l'absurdité. Les suisses et les allemands ont su trouver les moyens pour la rendre utile à l'environnement et profitable à leur production locale.

 

Dans tous les domaines, c'est comme s'il y avait une liste de mesures technocratiques préétablies à prendre, les mêmes quelque soit la majorité. Les politiques ne sont là que pour "communiquer" dans le but de mieux "faire passer la pilule". Cette absurdité technocratique, ce sentiment d'une même direction préétablie quelques soient les alternances, cette incapacité à mesurer les effets sur le terrain des mesures prises "en haut" participent grandement à la montée du Front National.

 

 

 

 

Faire le ménage dans les lois

 

L'excès de loi génère de la complexité administrative et donc un coût pour les finances publiques. Il génère aussi de la discrimination sociale parce que seuls les plus instruits peuvent s'y retrouver dans le maquis juridique et en tirer bénéfice. Dans le vie économique, ce sont les PME et les TPE qui en souffrent le plus. Leurs responsables sont contraints de perdre une part significative de leur temps dans des tâches administratives non productives. Voilà pourquoi il est indispensable de faire le ménage dans les lois si l'on veut redonner un peu de justice et de dynamisme à notre pays.

 

3 maux sont à l'origine de cet excès de complexité: la trop grande aversion des français au risque qui conduit à légiférer sur tout et se matérialise par le principe de précaution, la domination de la technocratie sur tous les centres de décision qui impose son juridisme excessif partout et les politiques à courte vue menées par nos dirigeants depuis 30 ans qui entraînent une multiplication des lois et des mesurettes de toutes sortes sans cohérence entre elles.

 

La solution pour en sortir est de procéder à un inventaire général de toutes les lois et réglementations par des commissions constituées de professionnels du terrains dans chaque domaine et qui travailleraient tous dans une seule et même direction: "favoriser le Made in France".

 

Les travaux de "cette démocratie participative" devraient bien sûr être revalidés et amendés ensuite par la démocratie parlementaire. Plus généralement, il devient urgent de renouveler la classe politique pour qu'elle représente mieux la réalité sociale de notre pays. La diversité, les classes sociales populaires et moyennes, les professions du privé, les femmes et les jeunes sont sous représentés et cela n'est pas étranger au fossé qui se creuse entre les citoyens et la classe politique et au manque de réalisme et de cohérence de nos lois.

 

 

 

 

 

Le Grand Paris tout de suite

 

Le Grand Paris est la plus visionnaire des idées de Nicolas Sarkozy. Elle redonnera à Paris et à toutes ses banlieues le dynamisme nécessaire pour redevenir le moteur du renouveau français, ... à condition que son volet institutionnel ne la plombe pas! L'accumulation absurde de strates administratives peut rendre ingouvernable le Grand Paris et tout gâcher. Voilà pourquoi il faut bousculer les conservatismes et les corporatismes pour imposer avant les élections de mars 2014 la fusion des 4 départements 75 92 93 94 en 1 seul grand département. Plus tard il faudra aller encore plus loin et muter les villes de la première couronne en arrondissements de 150 000 habitants en moyenne et remplacer la Mairie de Paris par une Mairie du Grand  Paris.

 

 

D'une façon générale, ce qui bloque tout en France est l'incapacité de la politique à réorganiser l'Etat, les collectivités territoriales, la formation professionnelle, le système de retraite et le système de santé pour réduire les coûts de fonctionnement sans altérer la qualité du service.

 

 

Comme dans tout défi, le plus dur est de faire le premier pas. La refonte du volet institutionnel du Grand Paris doit ouvrir la voie. En plus de permettre de faire des économies considérables de fonctionnement par la mutualisation des moyens et par la réduction du nombre d'institutions, cette réforme aurait également l'avantage de rendre immédiatement opérationnel le Grand Paris et bien plus lisible et démocratique pour le citoyen.

 

 

Remarquons que la fusion des 4 départements est relayée depuis peu par un groupe de députés socialistes et que NKM s'insurge publiquement contre la multiplication des strates administratives dans le projet actuel du Grand Paris. Espérons que c'est le début d'une prise de conscience.

 

 

 

 

 

Interdire le vote électronique

 

Contrairement à la propagande, le vote électronique ne sera jamais sûr pour 3 raisons fondamentales:

  • La sécurité absolue n'existe pas en matière informatique.  Seul un certain niveau de sécurité peut faire face à un certain niveau de menace. La preuve, même les ordinateurs de la NASA ont été piratés! Une élection est toujours un enjeu fort susceptible d'être une cible de choix pour des pirates.
  • Les entreprises qui fournissent le matériel pour le vote électronique sont des entreprises comme les autres qui peuvent être achetées par qui y met le prix.
  • En cas de piratage, il est théoriquement possible de savoir qui vote quoi. C'est pourquoi, en cas de suspicion, un grand nombre d'électeurs vont changer leur vote à tord ou à raison pour ne pas risquer de perdre leur réputation, leur travail dans certains cas, voire leur liberté si la démocratie est menacée.
Voilà pourquoi, il n'y a qu'une seule solution possible pour protéger durablement la démocratie: interdire définitivement le vote électronique.

 

PS: Un rapport du 9 avril 2014 des sénateurs Alain Anziani (PS) et Antoine Lefèvre (UMP) dénonce l'impossibilité de "garantir ni la conformité du choix, ni l’absence de dysfonctionnement dans l’enregistrement des votes" et que les résultats d'une élection peuvent être facilement détournés. Aux dernières municipales, dans 10 communes sur les 64 ayant utilisées ces machines, le vote est contesté par un recours administratif. "Ces machines sont d'une modernité obsolète" selon Charles Pellegrini, expert informatique s'exprimant dans le Canard enchaîné du mercredi 6 mai 2014. De plus, un logiciel espion qui s'autodétruirait une fois le vote terminé suffirait à fausser les résultats. En Belgique un élu a ainsi recueilli 4096 votes de plus que le nombre de suffrages exprimés!

 

 

 

 

 

Interdire la vidéo-verbalisation et la verbalisation à la volée

 

L'amélioration des techniques de l'informatique et de l'électronique est globalement une très bonne chose, mais elle peut menacer gravement nos libertés fondamentales lorsqu'elles sont instrumentalisées par des idéologies sécuritaires et la cupidité. Que l'on utilise la vidéosurveillance ou la géolocalisation pour lutter contre la criminalité rend d'indéniables services, mais que l'on les utilise pour sanctionner des infractions mineures est une dérive inquiétante qui nous menace tous.

 

Sans parler des risques qu'un parti totalitaire s'il arrive un jour au pouvoir pourrait en profiter pour tout contrôler. Alors notre démocratie actuelle, déjà travaillée par toutes sortes d'intolérances et de sectarismes, pourrait vite devenir invivable au plus grand nombre.

 

Il est urgent de fixer une limite à ce risque sur la pérennité de nos libertés publiques. L'interdiction de la vidéoverbalisation et de la verbalisation à la volée en est une simple, claire et pragmatique.

 

 

 

 

 

 

Autoriser la cigarette électronique dans les lieux festifs

 

La cigarette électronique est "la solution" pour les quartiers festifs dans les grandes villes! Elle permettrait de retrouver la convivialité perdue depuis la loi Evin, tout en luttant efficacement  contre les nuisances que génèrent les établissements de nuit et leurs clientèles pour les riverains. En effet, en y autorisant la e-cigarette, les fumeurs ne sortiraient plus sur le trottoir et resteraient vapoter à l'intérieur. Cela réduirait les nuisances liées au bruit et celles liées aux jets de mégots sur la chaussée.

 

Mais au-delà de la problématique des lieux festifs, les multiples tentatives de la ministre Marisol Tourraine et de la Commission de Bruxelles pour "casser" le développement commercial de la e-cigarette sont un vrai scandale à de multiples titres.

 

Car a cigarette électronique est également "la" solution, la seule vraiment efficace, pour permettre à un gros fumeur d'arrêter de fumer. Si les pouvoirs publics étaient sincères dans leur volonté affichée de lutter contre le tabagisme, ils devraient au contraire inciter les fumeurs à profiter de ce progrès qu'est la e-cigarette.

 

Or, ils ont manifestement préféré satisfaire les intérêts des lobbys plutôt que de défendre l'intérêt général. Tous les moyens sont bons pour "salir" la e-cigarette: tentative par la Commission de Bruxelles de la médicaliser pour entraver son développement commercial, commissions de travail truffées d'experts baignant dans les conflits d'intérêts les plus flagrants, contorsions sémantiques de la Ministre Marisol Tourraine pour l'assimiler à la cigarette traditionnelle, ...

 

Défendre la e-cigarette est un combat lourd de sens. C'est à la fois défendre une société plus conviviale qui assume enfin la nécessité d'aménager des espaces dédiés à la fête dans les grandes villes, à la fois défendre la santé publique et le droit de bénéficier d'un progrès et à la fois défendre la sincérité en politique contre l'influence néfaste des lobbys.

 

Ce n'est pas une nouveauté, mais sur les sujets les plus concrets les lobbys peuvent être une menace importante contre les libertés publiques.

 

 

 

 

 

La réouverture des maisons closes

 

La vie est complexe et c'est la raison d'être du Centre de prendre en compte cette complexité. La loi sur la pénalisation du client n'aborde la question que sous un seul angle, certes légitime, mais incomplet.  Elle aura des conséquences catastrophiques pour les dizaines de milliers de femmes qui seront victimes de la montée de l'insécurité à leur égard, pour les milliers de prostituées qui seront contraintes de se cacher encore plus et seront ainsi "offertes" aux mafias et pour les millions d'hommes au physique peu avantageux ou timides qui en souffriront en silence.

 

Quoiqu'en disent ses promoteurs, cette loi est sectaire et liberticide et s'inscrit dans la vague de puritanisme qui monte partout sur la planète. La mission du Centre est au contraire de promouvoir une société tolérante, humaniste et ouverte d'esprit. La vraie réponse centriste à cette délicate question devrait être de réouvrir les maisons closes de façon à mieux combattre les réseaux et à humaniser la prostitution qui, quoiqu'on fasse, ne disparaîtra jamais.

 

On pourrait ainsi aménager la vie dans les maisons closes de façon à offrir à la prostituée une assistance médicale et psychologique de qualité, une protection de ses revenus pour qu'ils ne tombent pas dans les mains de macros, une formation pour pouvoir changer de vie quand elle le désire et une retraite à la hauteur des services qu'elle aura rendu à la société.

 

Parfois, le véritable humanisme est politiquement incorrecte!

 

 

 

 

Les moyens d'une véritable égalité salariale homme femme

 

Selon l'Observatoire des inégalités, en 2010 le salaire net moyen des hommes* était de 2263€ tandis que le salaire net moyen des femmes* était de 1817€. Et cet écart moyen de 24% augmente plus on progresse dans l'échelle des salaires.

 

Depuis 30 ans des politiques sont mises en place pour réduire cet écart et il faut bien constater qu'elles n'obtiennent pas beaucoup de résultats. La raison à mon avis est que l'on ne se pose pas les bonnes questions. Le sujet est abordé sous l'angle moral du fait qu'il est inacceptable qu'à travail égal une femme soit moins payée qu'un homme. Or dans la réalité, les cas de discrimination "pure" sont peu nombreux. Sur les 24% d'écart, seul 6% serait de la discrimination pure. La plus importante raison de cet écart est dans la maternité et ses conséquences. Beaucoup de femmes arrêtent de travailler à la naissance de leur premier enfant, ou prennent un mi-temps, ou abandonnent toute ambition professionnelle, ou subissent du fait de l'interruption de quelques mois ou de quelques années une coupure dans leur carrière qui est préjudiciable à leur progression professionnelle.

 

Aucune mesure forte n'a été prise pour contrebalancer cette réalité qui se prolonge naturellement à la retraite. C'est pourquoi je propose 2 mesures fortes avec un effet correcteur certain:

 

"La retraite par points" et l'octroi d'un nombre significatif de points à la naissance du 1er enfant (l'équivalent de 3 ans de cotisations?) et à chaque naissance suivante (l'équivalent de 2 ans de cotisations?).

 

"Un statut d'étudiante-mère" permettant aux jeunes filles qui le souhaitent de faire leurs enfants avant le début de leur carrière professionnelle. Il est plus facile de compenser une interruption temporaire d'études avec des droits spécifiques et des aides financières que de compenser une interruption de carrière.

 

Sur ce sujet comme dans beaucoup d'autres, nous sommes en France les champions des belles paroles et les cancres pour les résultats. Seules les idées simples et bien ciblées appliquées massivement obtiennent des résultats tangibles. Nous devons nous libérer de tout "intellectualisme" et de tout "moralisme" et renouer avec le bon sens, le pragmatisme et l'humanisme.

 

 

 

 

 

La maison de retraite low coast jumelée avec les écoles du quartier

 

On vit vieux en France mais on vieillit mal. L'espérance de vie des femmes est de 85 ans et celle des hommes est de 79 ans mais la solitude, le sentiment d'inutilité sociale, les innombrables abandons familiaux, les inégalités très prononcées en matière de retraites, le coût des maisons de retraites, ... rendent la vie insupportable à de nombreux retraités. D'ailleurs ils sont de plus en plus nombreux chaque année à se suicider.

 

La vieillesse et la mort sont tabous en France. Dès la cinquantaine même, de nombreux cadres et salariés rencontrent la discrimination par l'âge.

 

Il faut que ça change. Il faut secouer le cocotier de l'individualisme et de l'indifférence et oser des solutions qui semblent inconcevables dans notre société actuelle mais qui sont complètement normales et naturelles dans d'autres sociétés.

 

Avec le vieillissement de la population et l'arrivée dans le grand âge d'un nombre de plus en plus important de personnes sans patrimoine, on ne pourra continuer à ne proposer que des maisons de retraites à plus de 2000€ par mois en province et à plus de 3000€ à Paris. Il faut proposer des maisons de retraite low coast. Pourquoi pas sous forme de chaînes d'établissements détenus par un groupe industriel? Un appel d'offre international devrait être lancé. Mais pour en réduire le coût de fonctionnement et améliorer la convivialité dans ses établissements, il serait astucieux de jumeler ces maisons de retraites avec les écoles du quartier et de charger les étudiants des fonctions d'assistance (sous forme de jobs rémunérés) et les collégiens et lycéens des fonctions d'animation (sans rémunération, en utilisant notamment le temps périscolaire).

 

Je reconnais le caractère généreux voir utopique de cette proposition. Je l'assume pleinement parce qu'il n'y a pas de bonne politique sans une dose d'altruisme, de générosité, de sincérité, de recherche de l'intérêt général, d'utopie ...

 

La politique est d'abord une forme d'altruisme. Les philosophes grecs ont inventé la politique en prenant la liberté de vouloir "refaire le monde". L'essence de la pensée chrétienne est que "tout ce qui n'est pas amour est voué à disparaître". Libérons nous de la montée de l'individualisme en prenant la liberté d'être altruiste et de concevoir des politiques généreuses!

 

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Il ne tient qu'à nous de faire que le monde de demain soit agréable à vivre. Contrairement aux cassandres de tous poils, l'avenir n'est pas nécessairement pire que le présent, ni notre époque la pire des époques à vivre. Au contraire, nous avons comme jamais les ressources pour rebondir à condition d'apprendre à concilier l'idéalisme et le pragmatisme. Sans idéalisme ce sont les idéologies autoritaires qui triompheront, sans pragmatisme ce seront les utopies.

 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

 

"Le cahier des libertés" dans l'alternative crédible, droits de copie libres à condition d'en mentionner l'origine.

 

 

 

 

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