l'Alternative Crédible

Libérales-sociales, écolos, convivialistes, nos idées ont de l'avance.

Mariage gay

 

Mariage gay, adoption, PMA, GPA, une approche centriste et humaniste pour concilier le droit des homosexuels et la protection des enfants

 

 

 

 

idée forte n°7

 

 

Une société plus ouverte et plus tolérante qui néanmoins ne renie pas ses racines, avec par exemple l'acceptation du mariage gay, de l'adoption pour les homosexuels, et même de la PMA pour les couples de femmes, voir de la GPA dans certains cas bien encadrés, ... mais assortis d'une condition: "la connaissance par les enfants de leurs parents biologiques". Reconnaître le droit des homosexuels ne peut pas se faire à moitié. Il y a trop de situations diverses dans la société pour pouvoir imposer une interdiction générale aux couples homosexuels d'avoir des enfants. Mais dans toutes les sociétés il faut des limites, et sur ce sujet elles doivent avoir pour objectif le respect de l'enfant comme être humain. La singularité du Centre en matière sociétale est de concilier une société libérale sur le plan des moeurs avec les valeurs familiales. C'est pourquoi il faut d'un côté donner des repères aux enfants, notamment leur enseigner le modèle de famille traditionnelle, et d'un autre côté, laisser libre les adultes de choisir leurs modes de vie.

 

 

D'une façon plus générale, en matière sociétale, la société doit changer ses priorités. Nous devons rompre avec les principes du risque zéro et de la tolérance zéro qui génèrent une société hygiéniste qui exalte les valeurs matérialistes et exaspère la "concurrence" entre les individus pour adopter des valeurs convivialistes qui font de la recherche de convivialité la finalité de toutes les politiques publiques.

 

 

 

 

 

Avant d'aborder plus spécifiquement le mariage gay, voici une réflexion sur ce que devrait être les grandes généralités d'une une politique centriste en matière de famille et de moeurs, tirées de l'article sur le Libéral éco-convivialisme, le modèle de société centriste:

 

 

 

 

 

 

"Les tables de la loi" du Libéral éco-convivialisme:

 

 

La confusion n'est pas bonne conseillère!

Quand il y a du flou, il y a un loup. Cette maxime de Martine Aubry pourrait bien être appliquée à la politique familiale menée par le gouvernement socialiste ... et qui est d'ailleurs soutenue par la majorité des élites de notre pays.

 

Contrairement aux apparences, ce n'est pas un sujet secondaire. La famille est l'un des deux piliers de la civilisation occidentale, l'autre pilier étant la liberté. C'est aussi un enjeu majeur pour tous les mouvements politiques. L'attitude de chacun envers les valeurs familiales est l'une des motivations les plus puissantes du vote dans le secret de l'isoloir.

 

Tout courant politique veut se perpétuer et se développer. C'est donc naturel qu'il fasse du prosélytisme pour "sa" vision de la famille. Depuis toujours, les socialistes veulent remettre en cause le modèle familial traditionnel. Au nom de la liberté et du progrès, ils ne cessent de dénoncer ses dérives (dans certaines situations d'ailleurs avec raison) et de promouvoir des modèles alternatifs déstructurés.

 

Toutes les lois sociétales adoptées sous François Hollande vont dans ce sens. Certaines comme la reconnaissance du mariage homosexuel sont néanmoins un vrai progrès dans le sens de la liberté. D'autres comme la pénalisation du client de prostituée, l'abcdaire de l'égalité enseigné dans les écoles et l'incitation à ce que les hommes prennent des congés parentaux sont des inacceptables immixions de l'Etat dans la vie privée des citoyens.  La remise en cause de la défiscalisation des allocations familiales quelques soient les revenus et le rabotage du quotient familial sont une dangereuse remise en cause de la politique familiale menée en France depuis la seconde guerre mondiale alors qu'elle avait indéniablement réussi à soutenir la natalité, un de nos rares et derniers points forts.

 

Depuis quelques années est apparue une police de la pensée qui impose une dictature de la bien pensance sur les sujets sociétaux. Elle impose à la fois une déconsidération du modèle familial traditionnel et un nouveau puritanisme imposé au nom d'une conception hygiéniste de la vie en société. Ce puritanisme est hypocrite et discriminant socialement car il pénalise essentiellement les plus fragiles. Cette remise en cause du modèle familial traditionnel participe à la perte de repères dans notre société, dont les plus fragiles sont également les premières victimes. Le rôle politique du Centre devrait être au contraire de redonner des repères en défendant à la fois le modèle familial traditionnel et la liberté des moeurs et des modes de vie.

 

Le véritable "modèle de société centriste" est une société où le modèle familial traditionnel est enseigné aux enfants et favorisé fiscalement. C'est aussi une société où l'Etat ne se mêle pas de la vie privée et où règne une grande tolérance. Il faut sans complexe donner des repères à l'enfant et laisser libre l'adulte de vivre comme il le souhaite du moment que ses choix ne portent pas atteintes à la liberté et à l'intégrité d'autrui.

 

Aujourd'hui les élites de Gauche et (malheureusement également) de Droite s'entendent pour faire la politique inverse. L'alternative crédible en matière de famille et de moeurs est un enjeu majeur pour l'avenir de la société française et pour la liberté de chacun de ses citoyens.

 

 

 

 

texte écrit en mai 2013 sur le mariage gay

 

 

Une loi votée doit être appliquée. La légalité de la loi dite "du mariage pour tous" n'est pas contestable. François Hollande n'a fait que respecter sa promesse électorale. Une majorité de député a voté cette loi. Le Conseil constitutionnel l'a validée.

 

 

Mais il est paradoxal de voir les défenseurs habituels de l'ordre, qui sont toujours promptes à pourfendre les manifestations syndicales, manifester contre une loi votée. D'ailleurs, serait-on dans la même situation si Nicolas Sarkozy avait respecté sa promesse de faire une union civile et d'accorder un statut au deuxième parent?

 

 

Il est aussi paradoxal de voir ceux, qui se sont tant battus pour le droit de ne pas se marier, se battre  avec tant d'énergie aujourd'hui pour le droit pour tous de se marier. Ne serait-il pas judicieux politiquement de faire un geste envers leurs opposants en acceptant de reconnaître partiellement le droit de conscience? On pourrait exiger que chaque Mairie de France célèbre les mariages gay, mais accepter qu'un maire qui ne voudrait pas les célébrer délègue sa charge a un de ses adjoints ou à un conseiller municipal de l'opposition.

 

 

Mais le plus embêtant pour la société française est que le débat a été beaucoup trop superficiel. On s'est contenté d'opposer deux caricatures: les partisans de l'égalité contre les partisans de "l'ordre naturel", le droit au mariage pour tous contre le droit à la famille traditionnelle pour tous.

 

 

(suite en cours d'écriture)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

texte écrit en novembre 2012

 

 

Essayons d'avoir une approche rationnelle sur ce sujet passionnel. Commençons par lister les réalités incontournables:

 

 

1. A partir du moment où l'on reconnait l'homosexualité, on ne peut pas refuser le droit aux homosexuels d'avoir des enfants. Cela est encore plus vrai pour le mariage qui, dans la majorité des cas, est justement associé au projet du couple d'avoir des enfants.

 

2. De nombreux couples homosexuels élèvent déjà des enfants. Il suffit qu'ils se déclarent célibataires et qu'ils adoptent, ou que la famille initialement hétérosexuelle n'éclate et se recompose.

 

3. Le "second parent" ou tiers n'est pas reconnu par la loi alors qu'il participe à l'éducation de l'enfant. Si le parent reconnu meurt, le second parent n'a aucun droit, ce qui est préjudiciable à ce dernier et à l'enfant.

 

4. Aucune étude ne peut dire si le fait qu'un enfant soit élevé par 2 hommes ou par 2 femmes a ou n'a pas de conséquences négatives à long terme pour l'enfant. En dehors du fait que les études sont rarement objectives et que les "experts" se trompent régulièrement, il n'y a pas d'études valables car il n'y a pas de recul suffisant (au moins 30 ans) pour pouvoir juger.

 

5. Notre civilisation judéo-chrétienne est fondée sur le modèle de la famille traditionnelle qui est le socle de base de la société. La différenciation des sexes est donc un élément essentiel de notre civilisation. De plus, la construction psychologique d'un enfant se fait par rapport aux liens "d'amour-opposition" à son père et à sa mère.

 

6. Toute vie en société repose sur l'existence de limites et d'obligations. Notre société en a 3: le consentement dans les rapports sexuels, l'interdiction du sexe entre un enfant et un adulte, et l'obligation pour le père et la mère d'un enfant d'en prendre soin, de l'aimer et de l'éduquer.

 

7. Toute personne humaine, qu'elle soit un enfant ou un adulte, a le droit légitime de connaître ses origines. Dans ce domaine, le secret ou le mensonge sont souvent comme une plaie ouverte à vie.

 

C'est pourquoi je propose:

 

  • la reconnaissance du mariage gay, en assumant pleinement le terme "mariage" plutôt que "union civile" ou un autre terme. Mais la reconnaissance également de la clause de conscience. Le maire pourrait déléguer la célébration du mariage à l'un de ses adjoints, à l'un des conseillers municipaux de l'opposition ou au maire de la ville voisine.

 

  • le droit à l'adoption sous condition de porter à la connaissance de l'enfant l'identité de son père et de sa mère biologique.

 

  • le statut de représentant légal pour le second parent

 

  • le droit à la procréation médicale assistée pour les couples homosexuels sous condition qu'elle ne soit pas anonyme. Cette dernière restriction peut sembler être une nouvelle discrimination. Pourquoi la PMA pourrait être anonyme pour les couples hétéro et pas pour les couples homo? Ma réponse est qu'un enfant qui a un père et une mère se pose naturellement moins de questions qu'un enfant qui a deux pères ou deux mères. Il peut donc plus facilement accepter qu'on garde le secret sur ses origines. Cette opinion trahit certainement mes doutes sur les conséquences à long terme de priver un enfant d'une référence à un père ou une mère. Je le reconnais et je l'ai d'ailleurs exprimé précédemment (cf 4). C'est sans doute mon côté traditionaliste. C'est aussi parceque je considère qu'avoir un enfant est d'abord une responsabilité avant d'être un droit.
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  • l'autorisation  de la GPA  après un jugement en justice permettant de vérifier les conditions d'accueil de l'enfant et la validité des motivations (aux USA la GPA entraîne des dérives  marchandes inacceptables). L'obligation également dans ce cas de porter sur le livret de famille l'identité de la mère biologique.

 

 

Techniquement, tout livret de famille devrait comporter une rubrique "père biologique" et une rubrique "mère biologique".  Quant aux représentants légaux, on peut se passer des termes père et mère et les remplacer par "représentant légal A" et "représentant légal B". Et seulement dans certains cas de force majeur, les rubriques "père ou mère biologique" pourraient être complétées par "anonyme" ou "inconnu", et les rubriques "représentant légal A ou B" par "X" ou "tutelle de ...".

 

 

Pour synthétiser, la logique de ma pensée est la suivante:

 

A partir du moment où  l'on accepte le mariage pour tous, on doit aller jusqu'au bout et accepter l'adoption, la PMA et même la GPA. Sinon on risque d'être confronté en permanence à des situations ingérables car non prévues par la loi. Que fera-t-on par exemple des enfants nés en GPA à l'étranger?

Mais il faut fixer une limite qui est le respect de l'enfant. C'est pourquoi, on doit imposer qu'il puisse connaître ses origines biologiques en les mentionnant sur son livret de famille et sur son acte de naissance. C'est pourquoi également, il faut que la GPA soit faite sous le contrôle d'un juge pour éviter les dérives marchandes.

La grille de lecture spécifiquement centriste au nom de quoi justifier cette prise de position est d'aller le plus loin possible dans le sens des droits pour les homosexuels et de la liberté des moeurs d'une façon générale, mais en préservant la différenciation sexuelle qui est le fondement de la famille traditionnelle. C'est aussi de permettre à l'enfant de se construire par la connaissance de ses origines.

Enfin, pour ce qui est de la célébration du mariage, je suis pour concilier l'application de la loi avec la reconnaissance de la clause de conscience, en permettant que la célébration soit faîte par un élu de l'opposition municipale ou par les élus de la ville voisine si nécessaire. Cette question est de l'ordre de l'intime ou du religieux. On doit respecter tous les points de vue. Je pense qu'avec un peu de tolérance, de part et d'autre, on peut permettre à tous les couples homosexuels qui le souhaitent de se marier, tout en respectant les convictions de chacun.

 

 

Philippe Dervaux

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