l'Alternative Crédible

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Une écologie positive

 

 

 

 

 

 

 

idée forte n°5

 



image tirée du site www.photosearch.fr

Une "écologie positive de transformation massive des modes de production et de consommation" pour répondre efficacement à l'urgence écologique et faire de la France 1er pays en matière de résultats et non le royaume des mots et de la com. Malgré de multiples lois adoptées, des dizaines de milliers de normes édictées et d'innombrables organismes créés, les résultats de la France sont particulièrement décevants comparés à ceux de ses voisins immédiats.

 

La raison est que fondamentalement l'écologie en France est victime de 3 maux: l'influence de la technocratie qui en fait une écologie punitive, antisociale, antiéconomique et souvent complètement inefficace; "l'embourgeoisement" qui en fait une écologie sans vision globale et incapable de remettre en cause les fondements de notre société consumériste; et la récupération gauchiste qui détourne les énergies vers des combats sociétaux, sans rapport avec l'écologie, ou utopistes, sans impact sur la réalité.

 

On ne peut nier le contexte de crise économique et sociale grave qui demande de faire preuve de réalisme et de créativité pour contourner les contraintes sociales et économiques. La politique écologique doit donc être source de relance économique, d'amélioration du pouvoir d'achat quand c'est possible et de formes nouvelles de bien-être et de vie en collectivité. C'est pourquoi, elle doit d'abord reposer sur des grands projets structurants comme l'éolien maritime, la voiture électrique, le simili-carne, ..., et non sur une accumulation de normes et de taxes. Une mesure phare de cette conception de l'écologie serait d'organiser à l'échelle européenne la transition vers l'agriculture bio (hormis pour la production destinée aux animaux).

 

 

 

 

Qu'est-ce que l'écologie positive?

 

 

C'est tout simplement la conception de l'écologie de tous ceux qui sont à la fois conscients de l'urgence écologique à l'échelle de la planète et à la fois conscients de la gravité de la crise sociale et économique, et donc, qu'il faut concilier une transformation en profondeur de nos modes de vie et de consommation avec la préservation par exemple de l'avantage pour la France de produire une électricité bon marché. Ce pragmatisme est nécessaire. On ne peut continuer avec cette vision technocratique et sectaire de l'écologie qui en fait le prétexte permanent à une accumulation de taxes et de réglementations alors que l'économie française est déjà gravement handicapée par l'hyper réglementation et l'augmentation continue des taxes.  Il faut au contraire la rendre populaire en faisant que les indispensables mutations écologiques soient l'occasion de construire une société plus dynamique, plus créative, plus respectueuse des libertés publiques, et plus ouvertes sur de nouveaux modes de vie alternatifs en harmonie avec la nature.

 

 

 

 

L 'écologie n'est pas un gadget: Non à la limitation de la vitesse sur le périph à 70 km/h. (texte écrit en août 2013)

 

 

Le projet de réduire la vitesse sur le périphérique parisien de 80 à 70 km/h, sur les autoroutes de 130 à 120 km/h et en ville de 50 à 40 km/h est l'exemple type de la fausse bonne idée en matière de sécurité routière et de l'erreur à ne pas commettre en matière d'écologie.

 

L'argument de la sécurité routière ne tient pas. Ce ne sont pas les vitesses maximums actuelles qui sont à l'origine des accidents. La 1ère cause de mortalité sur autoroute est la somnolence que ce projet ne ferait qu'augmenter. La 1ère cause de mortalité en ville est la vitesse excessive de "fous du volant" qui par définition ne respectent aucunes limitations.

 

L'argument de l'écologie ne tient pas également. C'est une fois de plus opposer l'écologie à la vie économique et sociale. Alors que l'économie française étouffe sous les charges, les réglementations et les contraintes de toutes natures, c'est ralentir inutilement les déplacements professionnels avec un coût économique conséquent pour une efficacité écologique ridicule. la limitation de la vitesse sur le périph parisien à 70 km/h ne réduirait son émission carbone que de 3%! Quant à l'impact de cette mesure en matière de stress généré et d'entrave à la vie sociale, il n'est comme d'habitude pas pris en compte par les partisans de cette vision étriquée de l'écologie.

 

Pire, l'accumulation de ce type de mesures pénalisantes et liberticides déconsidère l'écologie auprès de beaucoup de français tout en donnant l'illusion à certains responsables politiques de mener une politique écologique.

 

Or c'est faux. Contrairement à ses voisins d'Europe du Nord, la France n'a globalement pas mené de politique écologique ces 20 dernières années. Les quelques résultats sur le papier ne sont dus qu'à l'absence de croissance économique et à l'évolution "naturelle" des techniques de production sous la pression des contraintes économiques. La désindustrialisation massive et le ralentissement de l'activité économique entraînent mécaniquement une baisse de la consommation énergétique. Les principales économies d'énergies viennent des progrès techniques dans l'électroménager et l'automobile.

 

Nous avons raté le développement du photovoltaïque et, d'une façon générale,  nous sommes très en retard sur nos voisins dans le développement de toutes les sortes d'énergies renouvelables. Nous sommes les premiers utilisateurs de pesticides d'Europe. 5% seulement de notre agriculture est convertie au bio. Les grands projets de ferroutage et de transports fluviaux sont arrêtés, ... Nous sommes les premiers en discours écologiques et les derniers en réalisations concrètes.

 

La cause fondamentale de cet échec est le poids de la technocratie en France. Les collectivités publiques regorgent de chargés de missions, de consultants et de technocrates qui multiplient les rapports, les chartes d'engagement, et les communications sur l'écologie. Ils y développent tous la même vision punitive envers le citoyen et l'industriel de l'écologie qui débouche toujours sur la production de nouvelles taxes et réglementations. Cela s'explique en partie parce qu'ils proviennent souvent des mêmes grandes écoles où leur a été dispensé un enseignement à forte connotation juridique qui les amène à développer une vison normative de l'action politique. "Le juridisme" est la maladie de l'action publique pour l'écologie en France, comme il est d'une façon générale la maladie de notre système administratif.

 

Dans le privé, la maladie de l'écologie est la communication. Les grandes entreprises privées ont bien compris l'intérêt de "verdir" leur image. Alors elles multiplient les chartes d'engagements, les effets d'annonce et les communications sur leurs efforts pour l'environnement. Ce n'est très souvent que de l'affichage qui écoeure ou fait bien rigoler leur personnel qui connaît la réalité interne. Et parfois, cette conception normative de l'écologie et ces politiques d'affichage tournent carrément à la corruption à grande échelle. Le marché du CO2, instauré par l'Union Européenne pour inciter à la réduction de ses émissions, est un fiasco total qui a généré des dizaines de milliards d'euros de fraudes!

 

Nous devons absolument changer notre vision de l'écologie. L'urgence écologique nous oblige à être enfin efficace. La gravité de la crise économique et sociale à refuser de nous laisser enfermer dans une vision de l'écologie qui s'oppose à la vie économique et sociale.

 

C'est pourquoi je milite pour une nouvelle politique écologique fondée sur les 12 piliers suivant:

 

  1. L'investissement massif dans le développement de l'éolien maritime: La France a des atouts naturels évidents pour développer une véritable industrie de l'éolien maritime. Il faut sans complexe s'inspirer de ce qu'avait fait le Général De Gaulle avec le nucléaire et l'aéronautique  dans les années 50. Il faut faire une politique d'état de développement de l'éolien maritime avec création de filières universitaires dédiées, prêts gratuits d'état, fiscalité accommodante, ... Cela doit être une illustration parfaite de ce qu'est un Etat stratège.
  2. Le développement de la voiture électrique grâce à une mesure sociale inédite: Les habitants des zones périurbaines se sentent délaissés par les pouvoirs publics et notre filière automobile est en grande difficulté. On peut faire d'un pierre deux coups en construisant massivement des parkings relais autour de Paris Lyon et Marseille (pour commencer) équipés de bornes de rechargement pour voitures électriques, en aidant massivement les habitants de ces zones péri urbaines à acquérir ces véhicules électriques sous forme de PTZ et de garantie d'état de ces prêts ou de pré-achats en gros  par l'état de ces véhicules pour les revendre ensuite au particuliers à prix raisonnable, et en incitant ces habitants à les utiliser pour leurs trajets quotidiens domicile-travail par la création de forfaits "stationnement - transports collectifs" bons marchés.
  3. La priorité absolue à la sécurité nucléaire: Nos écolos ont tout faux sur le nucléaire. La priorité n'est pas à l'arrêt du nucléaire mais à la sécurité du nucléaire. Nos centrales vieillissent. Les arrêter dans les conditions actuelles, c'est renoncer à l'énergie à bas coût et renoncer à des progrès techniques indispensables pour pouvoir sécuriser sur le long terme le nucléaire. Il faut au contraire valoriser notre avance technologique et investir dans le nucléaire nouvelle génération ainsi que que dans le traitement des déchets nucléaires. Il faut également arrêter de faire des économies de bout de chandelle dans la sécurité nucléaire. Il faut arrêter de sous-traiter à bas coûts l'entretien des centrales par des travailleurs étrangers sous payés et surtout incapables de dénoncer les failles du système. Il faut recréer des brigades de fonctionnaires bien formés et bien payés, défendus par des syndicats ouvriers libres de dénoncer les manquements à la sécurité. Il faut assumer ce surcoût dans l'entretien des centrales qui n'est rien comparé aux conséquences catastrophiques d'un accident nucléaire.
  4. Un mix énergétique assumé avec le développement pragmatique des énergies renouvelables selon leurs capacités: Il est démagogique de faire croire que les énergies renouvelables sont capables aujourd'hui de remplacer le nucléaire et les énergies fossiles. Elles en sont encore très loin. Elles ne sont pas encore au point techniquement. Les allemands et les pays d'Europe du Nord qui sont très largement en avance sur nous dans ce domaine constatent un rapport coût/production très décevant. Néanmoins, il faut mailler progressivement le territoire de centrales de production de l' énergie renouvelable adaptée à la situation locale partout où c'est possible. Il faut ensuite mettre en réseau ces centrales en complément du réseau EDF existant. Par contre si nous voulons sérieusement développer nos énergies renouvelables, il faut établir une fiscalité attractive et surtout stable qui permette l'investissement à long terme.
  5. Une politique courageuse de défense de la bio diversité: Cela passe principalement par deux actions fortes. Premièrement il faut absolument défendre les abeilles en réduisant l'emploi des pesticides et en interdisant les pesticides tueurs d'abeilles. Cela demande d'avoir le courage d'affronter certains lobbys. Deuxièmement, il faut absolument défendre la diversité des semences en luttant contre leur standardisation et la dépendance des agriculteurs envers  Monsanto qui en découle. Nous devons également être très vigilant sur les OGM. L'argument économique du droit des agriculteurs à bénéficier du progrès cache souvent la défense d'intérêts commerciaux sur le dos de la santé publique. Ces luttes devraient se faire à l'échelle européenne. Encore faudrait-il que l'Europe joue son rôle de défense des intérêts des européens!
  6. La conversion programmée (à l'échelle européenne si possible) à l'agriculture bio ou raisonnée: C'est un enjeu de civilisation à l'échelle européenne et un enjeu de santé publique. Nous devons refuser en Europe la mal bouffe. C'est un enjeu de lutte contre la faim dans le monde. Le financement public d'une agriculture intensive combiné à la spéculation sur les produits alimentaires détruit les cultures vivrières des pays pauvres ou en voie de développement et est donc la cause principale de la faim dans le monde (L'autre cause importante étant la corruption et la guerre dans ces pays, mais c'est un autre sujet). Enfin, l'agriculture intensive épuise les sols, ce qui oblige les agriculteurs à utiliser toujours plus d'engrais et de pesticides pour maintenir le rendement. L'agriculture intensive est donc de moins en moins rentable.
  7. La protection des terres agricoles et la réforme du foncier agricole: Tout ceux qui s'intéressent aux AMAP le constatent. Il est de plus en plus difficile de trouver des agriculteurs proches des grandes villes. Le système marche sur la tête. Une bonne terre agricole vaut beaucoup moins cher qu'un terrain constructible. Mais l'exploitation d'une terre agricole coûte très cher en taxe foncière. Il faut d'urgence sanctuariser les terres agricoles autour des villes et réduire fortement la fiscalité foncière agricole.
  8. Le développement des circuits courts: Une agriculture plus respectueuse de l'environnement et proposant des produits de meilleure qualité passe par une augmentation de la part du prix du produit revenant au producteur. Les circuits courts sont donc la solution. Sinon seuls les plus favorisés peuvent bénéficier du bio. La démocratisation du bio devrait se faire par un pilotage des circuits courts directement par les Mairies. De plus, si dans l'absolu circuit court ne signifie pas toujours bio, cela signifie toujours "produit en France" et "économie d'énergie" sur le transport.
  9. Le développement de l'économie sociale et solidaire et de l'économie de partage: x
  10. La lutte contre l'obsolescence programmée: x
  11. La politique des déchets: x
  12. Une politique d'économie d'énergies "intelligentes": x

 

 

 

 

(suite en cours d'écriture)

 

Cette nouvelle politique écologique que je propose ici est conçue avant tout pour être cohérente et efficace. Tout se tient car tout est interdépendant et lié au "libéral humanisme" que je prône sur les plans économique et sociétal. Il faut sortir, en matière d'écologie comme dans les autres domaines, des politiques parcellaires d'accumulations de mesurettes incohérentes entr' elles. Il faut également sortir des sentiers battus des solutions éculées que sont la multiplication des taxes et des réglementations. J'espère avoir démontré ici qu'une autre politique est possible si on ose affronter les forces du conservatisme qui protègent des intérêts et des clientélismes et si on ose un pragmatisme transgressif des frontières politiques traditionnelles. Je suis persuadé que l'immense majorité des français est prête à adhérer et à soutenir une vraie politique écologique si les politiques se libèrent de la vision restrictive, anti économique et anti sociale que prône la technocratie.

 

La phase de sensibilisation du grand public à l'écologie est terminée et réussie. Grâce à des grandes figures intellectuelles et médiatiques comme René Dumont puis le Commandant Cousteau puis Nicolas Hulot, la majorité des citoyens français sont conscients de l'urgence écologique. Il faut d'urgence passer à la phase des réalisations massives soutenues par l'opinion publique.

 

(suite en cours d'écriture)

 

PS: Vous pouvez également consulter l'article: "l'écologie n'est pas un gadget"

 

 

 

 

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