l'Alternative Crédible

Libérales-sociales, écolos, convivialistes, nos idées ont de l'avance.

combat pour un nouveau dynamisme industriel et le rayonnement culturel de la France

 

(écrit le 11 01 2011)

 

idées tirées essentiellement (et souvent recopiées textuellement) du site consulendo.com, du blog de l'Hérétique, de Marianne, du livre de Guillaume Thibault "Quelle stratégie pour la France face à la mondialisation?".

 

 

   

Pourquoi lier dynamisme industriel et rayonnement culturel?

 

Le pessimisme des français malgré tous les atouts de la France est profondément dû à ce qu'ils ressentent que le moteur est cassé. On aborde l'avenir à reculons. On ne se projette plus dans l'avenir, on ne bâtit plus. On se contente juste de limiter la casse, de préserver ce qui peut encore l'être des avantages anciens. La France est depuis des années dans une léthargie peureuse, un marasme inquiet.

 

La société française a perdu son dynamisme car elle est étouffée par les corporatismes, les réglementations abusives, les  lourdeurs administratives, les conformismes de la pensée, les habitudes pesantes, ... . En 2007 Nicolas Sarkozy avait bien identifié le problème. Mais le remède qu'il a proposé, et que proposent tous les partisans du néo libéralisme et de la pensée dominante, est pire que le mal. Démanteler notre modèle social et renier nos valeurs républicaines fondamentales, c'est casser les fondations sur lesquelles est construite la Maison France.

 

Dynamisme industriel et rayonnement culturel sont au fond une seule et même question de dynamisme général de la société et de fidélité à ses racines. Voilà pourquoi ils sont liés. Le rôle du MoDem est de libérer la France de ses chaînes en puisant les forces nécessaires pour qu'Elle se projette vers l'avenir dans la fidélité à son modèle social et aux valeurs républicaines. Pour que les français acceptent des réformes, il faut qu'elles soient orientées vers la régénération du modèle social, et non vers son démentèlement, et qu'elles soient justes et égalitaires, et non une arnaque où l'on demande toujours aux même de se sacrifier plus, tout en laissant des gros se goinfrer toujours plus.

 

 

Comment retrouver un dynamisme industriel?

Durant les années 80 et 90, les économistes du néo-libéralisme triomphant nous ont expliqué que l'industrie c'était dépassé, que la richesse des pays avancés résidait dans les services à forte valeur ajoutée, dans la finance, dans la conception et la commercialisation des produits et non dans leur fabriquation.  On sait maintenant que c'était une erreur complète. Le coeur de la richesse d'un pays est son industrie. Réindustialiser la France est fondamental. Sa principale faiblesse est son manque de PME. Pour cela il faut mener d'urgence 6 actions fortes et simultanées: faciliter la transmission d'entreprises (des PME mais des plus grosses également), supprimer les barrières (notamment les effets de seuil) qui empêchent les petites entreprises de devenir des moyennes entreprises et les moyennes de devenir des grosses, réorienter la finance nationale privée et institutionnelle au service de l'investissement, transférer une partie des charges sociales sur une hausse de la TVA (avec création de la TVA sociale si possible), adapter une partie plus importante de l'enseignement supérieur et avec plus de réactivité aux besoins de l'industrie, faciliter la transformation industrielle des résultats de la recherche scientifique française. La droite libérale veut toujours remettre en cause les avantages sociaux, notamment le contrat de travail et le droit du travail,  sous prétexte de compétitivité. Le Modem doit refuser obstinément de s'engager dans cette voie sans fin. Au contraire sa philosophie humaniste doit le conduire à défendre les salariés en promouvant les méthodes de management humaines et en s'opposant à toutes les formes de dumping social.

 

Ces 6 actions urgentes sont le fer de lance d'une politique industrielle regroupant une multitude d'actions. Voici une liste non exhaustive de mesures utiles pour retrouver notre dynamisme industriel, proposées par diverses sources:

 

Un Small Business Act (à l'échelle française mais aussi si possible un SBA à l'échelle européenne): Ses 2 objectifs principaux sont de réserver une part des marchés publics aux PME et de faciliter la vie et le développement des PME. Il repose sur les 10 principes suivants:

 

(tiré d'un article de l'Hérétique des "Blogueurs Associés" dans Marianne)

 

1 Créer un environnement dans lequel les entrepreneurs et les entreprises familiales peuvent prospérer et où l’esprit d’entreprise est récompensé.

2 Faire en sorte que les entrepreneurs honnêtes qui ont dû déposer leur bilan bénéficient rapidement d’une seconde chance.

3 Définir les règles selon le principe « Penser petit d’abord ».

4 Assurer la réactivité des administrations aux besoins des PME.

5 Adapter les outils des pouvoirs publics aux besoins des PME : faciliter la participation des PME aux marchés publics et mieux exploiter les possibilités qui sont offertes aux PME en matière d’aides d’État.

6 Faciliter l’accès des PME au financement et mettre en place un environnement juridique et commercial favorisant la ponctualité des paiements lors des transactions commerciales.

7 Aider les PME à profiter davantage des potentialités du marché unique.

8 Promouvoir le renforcement des qualifications au sein des PME et l’innovation sous toutes ses formes.

9 Permettre aux PME de transformer les défis environnementaux en opportunités.

10 Encourager et aider les PME à tirer parti de la croissance des marchés.

 

Le commerce loyal ou l'équité dans les relations commerciales (à ne pas confondre avec le protectionnisme): L'idée d'une  concurrence et d'un commerce assis sur des bases loyales vient de la rencontre de l'idée du commerce équitable et de la notion de concurrence libre et non faussée comprise dans le sens centriste. En effet "la concurrence libre et non faussée" peut être interprétée de 2 façons: en considérant tous les éléments qui rentrent dans le coût d'un objet selon l'interprétation centriste, ou comme justification de la réduction de la protection sociale, de l'assouplissement du contrat de travail sous prétexte de "fluidifier" le marché du travail et de plus de "flexibilité" pour améliorer "la compétitivité", selon l'interprétation de droite. Cela revient trop souvent à pressurer les salariés et à sacrifier les investissements d'avenir au profit des bénéfices immédiats des actionnaires. L'état ne doit pas intervenir dans la vie des entreprises mais doit sans complexes jouer un rôle de régulation et d'incitation en faveur du "bien public". Et le "bien public" c'est concrètement "le dynamisme industriel et la préparation de l'avenir" par l'investissement, et "la protection de la production nationale" par l'équité dans le commerce internationale et dans  les rapports entre producteurs et distributeurs.

 

François Bayrou défend cette interprétation centriste qu'il oppose au protectionnisme, dont il juge les effets désastreux pour une nation exportatrice comme la notre.

 

Marielle de Sarnez défend depuis longtemps cette idée à l'échelle européenne.

 

L'incitation à consommer français ou le patriotisme économique: François Bayrou défend l'idée du civisme dans l'acte d'achat. Il propose pour faciliter les choses la création d'un label permettant d'identifier aisément le % de conception en France de chaque produit. Il considère qu'un effet ne serait-ce que sur 10% des achats aurait un impact considérable, et constitue une condition indispensable au renouveau de notre industrie.

 

Faciliter l'accès au crédit des PME: Les garanties que demandent les banques, notamment pour obtenir des facilités de trésorerie, sont trop importantes. En créant "une garantie bancaire mixte", associant les garanties privées réduites et une garantie d'état partielle, on pourrait améliorer les choses, surtout si l'Etat conditionnait les aides obtenues en faveur des banques par l'intermédiaire de la BCE à une plus grande souplesse de leurs parts envers les PME.

 

La simplification des règles administratives, des organismes d'aides, des aides, la mise des administrations au service des PME: Il y a 20 dispositifs d'aide aux jeunes entreprises innovantes octroyés par 10 organismes différents. Il est nécessaire de concentrer l'essentiel des financements sur un nombre limité d'agences (ANR, OSEO, Fonds de compétitivité des entreprises). Il faut privilégier le mode de finncement par projet. Il faut aussi inverser le processus actuel lors de la création d'entreprise où la recherche de subventions publiques précède la recherche de financement privé. Business Angels et capital-risqueurs devraient proposer aux collectivités d'investir le même montant aux même termes. D'une façon générale, il faut développer le financement privé notamment en incitant les grands groupes à avoir leur propre fond d'investissement en interne pour investir dans des start-up ou des PME, ou faire participer ces groupes à des fonds par filière sur le modèle du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles et de la CGPME.

 

La France est l'un des pays les plus réglementés de l'OCDE. Le foisonnement de règles nourrit la mauvaise image de marque du territoire français auprès des investisseurs étrangers. Le code du travail et le code des marchés publiques peuvent être simplifiés. Les relations des PME avec l'administration peuvent encore être améliorées par la création d'un interlocuteur unique en matière sociale et fiscale, en développant les services de conseil de l'administration fiscale, en généralisant le rescrit fiscal et social, en créant un Médiateur des PME, ...

 

Les aides à l'industrie doivent être considérablement rationalisées. Plus de 6000 dispositifs coexisteraient. Ce foisonnement provoque un saupoudrage des budgets et et une absence de visibilité sur leurs impacts réels. Il se traduit pour les entreprises par des démarches administratives additionnelles ou par la méconnaissance des aides publiques. Il faut supprimer les aides inefficaces et focaliser les ressources publiques sur les secteurs prioritaires et les entreprises qui en ont le plus besoin.

 

La recherche: Rendre plus juste le Crédit Impôt Recherche qui bénéficie pour 80% à des grandes entreprises, faciliter l'accès des PME aux financements européens pour la R§D, développer dans les universités la "cross-fertilisation" , une approche transversale des connaissances souvent nécessaire pour la création d'entreprises innovantes, d'une façon générale, faire des approches pluridisciplinaires et transdisciplinaires une priorité au sein des cursus universitaires, multiplier les "Creative Spaces", décloisonner la carrière des enseignants chercheurs dans une seule discipline, mettre un terme au cloisonnement entre recherche publique et recherche privée, faire figurer parmi les objectifs statutaires des laboratoires publics la valorisation de la recherche, créer des structures de mutualisation de la gestion de la propriété intellectuel pour faciliter cette valorisation, investir plus dans la recherche fondamentale publique et mettre ses résultats à disposition des start-up et PME françaises en échange d'une garantie à ce qu'elles ne soient ni délocalisées ni rachetées,

 

Transfert de charges sociales sur la TVA sociale: Il faut rééquilibrer la fiscalité qui pèse trop sur le travail. La seule solution qui peut porter sur des montants conséquents est d'en transférer une grande partie sur la consommation au moyen de la TVA sociale. Elle a comme immense avantage de porter également sur les importations et donc de favoriser la production nationale. Cela doit néanmoins être relativisé par le fait que l'augmentation des prix qu'elle provoque peut inciter encore plus le consommateur à se rabattre sur les produits à bas coûts, généralement importés. Elle pénalise également plus fortement les classes populaires. Pour limiter cet effet négatif il est possible de la moduler pour épargner les produits de première nécessité. Il faut également renforcer le capital et les fonds propres des PME par une fiscalité plus équitable.

 

Faciliter la transmission d'entreprises et le capitalisme familial: Nous perdons chaque année une partie non négligeables de nos TPE et PME pour des problèmes de succession. Il faudrait permettre aux dirigeants d'entreprise de leur vivant de prédésigner leur successeur en créant un système de donation à l'image de ce qui se fait pour les particuliers mais adapté aux entreprises. C'est nécessaire même si c'est très complexe de concilier les intérêts de la famille du propriétaire décédé et ceux de l'entreprise qui demanderaient souvent à ce que l'employé le plus compétent reprenne l'affaire. Il faut créer un système d'accord à l'amiable châpeauté par le fisc pour toutes les situations où cela est possible.

 

Pour les grandes entreprises, ou les PME, le capitalisme familial ne doit plus être vu comme un système de castes de privilégiés, mais comme le gage d'une gestion à long terme des entreprises et d'une résistance à la finance spéculative. Ce qui doit être découragé c'est au contraire la dilapidation du patrimoine entrepreunial familial.

 

Aides à l'exportation et création de consortium d'exportation: Un consortium d'exportation est l'alliance volontaire d'entreprise dont l'objectif est de faciliter l'accès au marché étrangers. Les entreprises gardent non seulement leur indépendance financière, mais également leur indépendance dans la commercialisation de leurs produits. L'Italie en a 500 qui représentent 10% de ses exportations.

 

Rediriger une partie de l'épargne des particuliers vers les PME: l'épargne des particuliers n'est pas assez investie dans les PME et start-up française. Que ce soit en portant le plafond du LDD à 15300€ (comme le LA), en développant des FCP spécifiques compatibles avec les PEA ou les Assurances-vie, en créant un label "épargne patriotique", en créant de nouveaux FCPI,  il faut avoir une politique volontariste pour diriger l'épargne des particuliers vers le soutiens à nos entreprises.

 

Fin des effets de seuils: Les entreprises se développent dans la continuité. Passer de 9 à 10 salariés ou de 49 à 50 ne les fait pas changer de nature. Il faut donc remplacer ces seuils par une progressivité.

 

Protections des PME contre les pratiques déloyales des grands groupes: Le principal problème concerne certaines pratiques commerciales illégales de grands groupes qui pénalisent les PME: auto-facturation, imposition de pénalités de retard abusives, récupération de la plus grande partie de la marge, appropriation des innovations de leurs sous-traitants, rupture brutale de la relation commerciale sans indemnisation, délocalisation forcée, ... La loi existe pourtant, mais elle n'est pas appliquée. C'est une preuve de plus que la volonté politique peut beaucoup si elle n'est pas entravée par des liaisons malsaines.

 

Faciliter la reprise par les salariés en cas de délocalisation: Les délocalisations s'accompagnent souvent d'un gâchis des compétences et des savoirs faire. Il faut donner une chance aux français qui ont ces compétences et savoirs faire de défendre leur intérêt en recréant leur emploi. Un statut d'entreprise coopérative devraient être créé spécialement pour ses cas là où les employés n'ont pas de moyens financiers mais d'autres moyens à faire valoir. La question de la délocalisation des machines outils devraient être traitée par une obligation de les laisser sur place ou une taxe à régler en cas de démentèlement dissimulé.

 

Inciter à fiscalement à augmenter la part des bénéfices consacrés à l'investissement plutôt qu'aux dividendes: Sans aller jusqu'au partage imposé en 3 tiers proposé par Nicolas Sarkozy (Dividendes, Investissement, Salariés), les politiques en temps que représentant de l'intérêt général doivent sans complexe moduler la fiscalité en fonction du taux d'investissement. Cela devrait néanmoins se faire à l'intérieur de "conventions fiscales" signées entre les entreprises et l'Etat sur des durées longues, car l'investissement utile n'est pas un saupoudrage au fil des ans. Les opérations de croissance externe (en fait rachats d'entreprises) ne devraient être comptabilisées dans les investissements que si elles ont un caractère réellement stratégique.

 

Développer les Business Angels: La France n'en dispose que 4 000 alors que la Grande Bretagne en a environ 40 000.

 

Accroître les moyens du renseignement économique et  protéger les industries de défenses par un contrôle de l'Etat sous forme de la conclusion de conventions pluriannuels: Trop de PME innovantes sont pillées ou rachetées par des groupes étrangers juste pour transférer leurs technologie. Trop de recherches faites en France voient leurs applications se faire à l'étranger. Il faut cesser d'être naïf et se donner les moyens de gagner la guerre économique.

 

Eurobonds pour financer dépenses d'investissements: L'Europe devraient avoir ses propres ressources au moyen par exemple d'une taxe sur les transactions financières, et surtout pouvoir investir massivement dans les industries d'avenir. Les eurobonds devraient être créés avant tout pour financer des dépenses d'investissement plutôt que pour mutualiser les dettes des Etats. Mutualiser les dettes des Etats seraient une bonne idée s'il existait une coordination suffisante et une discipline budgétaire réelle de chacun. Le risque actuellement de les utiliser pour financer la dette serait d'encourager au laxisme. Par contre, l'investissement industriel est indispensable pour assurer la croissance de demain et donc les ressources publiques de demain qui permettront l'équilibre des comptes. Ne pas le faire c'est se condamner au cercle infernal "austérité-récession-déficit".

 

Suppression du LBO: Le "Leverage Buy-Out" est un montage  juridico-financier dangereux et scandaleux qui contribue à la financiarisation des entreprises

 

Réformer la formation professionnelle: C'est plus facile à dire qu'à faire, tant le tri entre ce qui est utile et ce qui ne l'est pas est difficile à faire. Dans ce domaine, il y a de l'indispensable, du vital, de la qualité, ... autant que du farfelu, de la gabegie, de la corruption, ....  Les ressources de la formation professionnelle devaient être focalisées sur les salariés non qualifiés des secteurs exposés à la concurrence.

 

Régionaliser plus fortement les politiques publiques en faveur des PME: Toute entreprise a besoin d'être bien ancrée dans un territoire dans lequel elle vit en osmose.

 

Changer les mentalités: Valoriser l'esprit d'entreprise, honorer et récompenser les entrepreneurs, favoriser la prise de risque plutôt que le pantouflage parmi les élites, les étudiants des universités et des grandes écoles, valoriser plutôt que de culpabiliser le capitalisme familial, ... Il faut également développer l'apprentissage de l'anglais dans les universités et grandes écoles.

 

Réhabiliter l'Etat stratège (sans revenir à l'Etat entrepreneur): Un corps de représentants de l'Etat dans les conseils d'administration et de coordination des politiques publiques en faveur de la réindustrialisation devrait être créé. Leur formation devrait être tournée vers l'industrie et non vers la finance, et leur déontologie devrait leur interdire tout fricotage avec les grands de la finance. Ils ne devraient être qu'au service de l'intérêt général, de la réindustrialisation, de la défense des salariés français et des intérêts stratégiques de la France. C'est pour cela qu'une formation de caractère militaire serait la meilleure solution. L'ENA  et Polytechnique devraient être fusionnées au sein d'une Ecole Militaire Supérieure de l'Industrie Française, avec des enseignements refusant toute compromission avec "le dogme néolibéral de création de valeur" et la financiarisation de l'économie d'une façon générale.

 

Profiter du dynamisme des jeunes, notamment dans les quartiers difficiles: Il faut favoriser l'auto-entrepreunariat comme moyen de promotion sociale pour tous ceux qui ne bénéficient pas d'une famille aisée et des réseaux qui vont avec. Il faut repérer les auto-entrepreneurs les plus dynamiques et développant les meilleures idées, et leur apporter des aides spécifiques sous formes de formations, de garanties pour l'accès aux financements, de Business Angels adaptés pour les aider à franchir le cap de la transformation de leur activité en une véritable entreprise.

 

PS Je vous recommande l'article de l'Hérétique des "Blogueurs Associés" dans Marianne "Bayrou et l'Industrie: quel programme?"

 

 

Comment perpétuer notre dynamisme culturel?

 

La culture au sens large est l'autre mamelle de la richesse de la France. La francophonie est le champs privilégié d'expression de sa culture. Un nouveau dynamisme culturel passe par un nouvel élan à la francophonie que la France actuelle néglige trop. Il ne faut cesser de voir les pays de l'ère culturelle francophone avec la condescendance ou avec la vision culpabilitrice d'ancien pays colonisateur. Le temps a passé, les générations se sont succédées, la France a changée, les peuples francophones également. Ils attendent de nous que nous soyons leur partenaire dans le développement économique, mais dans le respect de leur indépendance politique. En plus de la coopération économique, nous devons créer une zone d'échanges culturels privilégiés qui consisterait à offrir gratuitement nos produits culturels quelques mois après leur sortie à tous les peuples francophones, à aider les artistes venant de ces pays en leur offrant des possibilités accrues de s'exprimer en France et d'y trouver des ressources financières pour faire une carrière internationale, et en renforçant les grands médias francophones internationaux. Cette générosité serait un investissement à long terme pour l'avenir. On doit valoriser les minorités immigrées originaires des pays francophones en leur donnant un rôle dans le rayonnement futur de la France plutôt que de les regarder avec méfiance voir avec défiance actuellement. Pour être cohérent, il faut donc conserver le principe de l'exeption culturelle française et le statut spécifique des intermittents du spectacle.

 

 

Conclusion:

 

Réalisme, Refus des dogmes du néolibéralisme, Soutient aux entrepreneurs, Affranchissement des habitudes de pensée et de fonctionnement, Patriotisme économique, Ouverture d'esprit, Equité dans les relations commerciales plutôt que protectionnisme, Francophonie, ... sont les maîtres-mots du renouveau industriel et culturel de la France.

 

Philippe Dervaux

 

 

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