l'Alternative Crédible

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combat pour des nouvelles politiques énergétique, agricole et du traitement des déchets

 

(écrit le 26 12 2010)

 

 

La prise en compte de l'urgence écologique demande de passer d'une politique de sensibilisation et d'interdictions à une vraie politique de transformation écologique. En dehors de son coût social et économique inacceptable, la faible efficacité sur le plan environnemental de l'écologie punitive la rend obsolète. Le vrai défi est de réussir à transformer profondément nos modes de production et de consommation alors qu'il n'est pas possible de remettre beaucoup en cause notre mode de vie consumériste.

 

Pour cela il y a 3 grands leviers : la politique énergétique, la politique agricole, et la politique de traitement des déchets. Et il y a des liens entre les 3 politiques à mettre en oeuvre dans la forme comme dans le fond. Il faut dans les 3 cas allier la transformation massive et organisée de la société au réalisme économique et social.

 

 

Nucléaire: pour le pragmatisme

 

On s'étripe entre  "les pour ou les contre le nucléaire", et sur "les objectifs de remplacement de la production nucléaire d'électricité par des énergies renouvelables", alors qu'on devrait aborder le débat sous l'angle pragmatique des 3 objectifs principaux que l'on doit rechercher:

 

  1. Développer un réseau d'énergies renouvelables capable de fabriquer massivement de l'électricité.
  2. Améliorer d'urgence la sécurité actuelle des centrales qui se dégrade dangereusement (vieillissement, sous-traitance dans l'entretien, ...)
  3. Conserver de l'énergie à bas coût (pour la compétitivité de nos entreprises, social, ...).

 

C'est à l'aune de ses objectifs qu'il faut définir la politique énergétique. Les 3 questions principales à traiter sont donc:

 

  1. Comment techniquement développer ce réseau, quelles conséquences sur l'aménagement du territoire, comment adapter les formations du personnel nécessaires, quelles incitations fiscales (dans la stabilité fiscale) à prévoir, ...?
  2. Comment améliorer la sécurité des centrales actuelles? Quelle doit être leur durée de vie?
  3. Quelles centrales à construire ou ne pas construire pour demain (EPR?)?
Nos moyens sont limités. C'est de pragmatisme dont on a besoin, pas de passion.

 

 

Pour une évolution progressive mais profonde de l'agriculture

 

Pour l'agriculture, c'est pareil. Il faut cesser la politique actuelle de soutient à l'agriculture productiviste mais arrêter de s'illusionner sur une agriculture uniquement non productiviste. On a besoin des 2, car de toute façon, de par notre géographie on est condamné à avoir les 2. Mais les 2 doivent évoluerr.

 

Il faut conserver une agriculture productiviste avec de grandes exploitations mécanisées mais il faut les reconvertir à l'agriculture bio ou du moins raisonnée d'une façon massive et progressive. Et c'est possible comme en Allemagne à condition de favoriser l'accroissement en taille de ces exploitations pour les rendre plus compétitives notamment à l'exportation, de les aider à investir dans la production complémentaire d'énergie comme le biogaz, de leur permettre d'embaucher sans charges sociales ou presques car le bio nécessite à certaines périodes de l'année une main d'oeuvre importante.

 

Et dans d'autres régions où la géographie ne permet que des petites ou moyennes exploitations, il faut les reconvertir massivement au bio en favorisant les circuits courts de ventes de leurs produits, en mutualisant leurs moyens et en favorisant également l'embauche de saisonniers sans charges sociales ou presque. A cela il faut ajouter une vigoureuse politique de défense des terres agricoles par une révision de la politique d'aménagement du territoire, et une refonte complète de la fiscalité foncière agricole.

 

A l'accusation maintes fois répétées que le bio coûte cher, Eva Joly a bien répondu dans "Métro" du 27 janvier 2012:" ..., il est vrai que le bio est légèrement plus cher. Mais aujourd'hui, qui réalise le bénéfice sur le produit agricole? Le distributeur pas le paysan. Si nous développons des circuits courts c'est à dire la possibilité d'acheter directement chez un producteur proche, on peut faire baisser les prix."

 

 

Pour une politique globale du déchet

 

Pour le traitement des déchets, il y a 3 grandes orientations à prendre: recycler plutôt qu'incinérer, rendre le coût des déchets visible, réduire la production de déchets. Cela demande de résister au lobby des incinérateurs et de mettre en place les différentes solutions alternatives de recyclage. L'avenir est au recyclage. Et en cas de surplus imprévus, l'enfouissement doit être préferré à l'incinération d'autant qu'avec l'épuisement des ressources naturelles il pourra un jour servir de mine de substitution. Ensuite on doit rendre les prix des emballages visibles car rien n'incite financièrement à les limiter. On devrait imposer qu'à côté du prix du produit soit mentionné le prix de son emballage et étudier la possibilité de faire payer le prix de l'emballage par la grande distribution de façon à ce qu'elle rajoute ce critère dans ses exigences vis à vis des producteurs. C'est aussi une astuce pour favoriser les producteurs locaux qui en général on moins besoin d'emballer. Enfin, il faut une vraie politique de réduction de la quantité de déchets produits et consommés.

 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

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