l'Alternative Crédible

Libérales-sociales, écolos, convivialistes, nos idées ont de l'avance.

L'écologie de progrès et de projets, la société écocollaborative libre et tolérante de demain

Voici les principales mesures écologiques du programme de l'Alternative Crédible pour 2017. Elles sont directement issue de la doctrine du centrisme en 5 piliers exposée dans la Riposte Centriste. Elles sont l'illustration de ce qu'est pour nous l'écologie de projets et de progrès, le troisième des 5 piliers. Nous vous invitons à nous rejoindre ou à nous soutenir pour les défendre. 

 

 L'investissement massif dans le biogaz 

 L'investissement massif dans le simili-carné 

 L'investissement massif dans l'éolien maritime 

 Le droit de produire et de commercialiser sa propre électricité 

 Les nouvelles technologies au service des économies d'énergie 

 Le refus des péages urbains 

 Le refus de l'écotaxe (intérieure)

 Le refus de l'interdiction des vieux diésels 

 

 

 

 

Face à l'urgence écologique et face au phénomène mondial, moins reconnu, de raréfaction de l'emploi bien payé dans le modèle économique consumériste dominant, l'écologie punitive de nos élites technocratiques est non seulement inefficace -la France prend du retard sur ses voisins européens-, mais elle est aussi profondément injuste en pénalisant systématiquement les petits entrepreneurs, les habitants des zones périurbaines et lezs classes moyennes et populaires.

 

Nous devons au contraire faire le choix de l'écologie de progrès et d'investissements qui fait parfaitement le lien entre la 3ème révolution industrielle et l'émergence d'une société écocollaborative alternative au modèle consumériste. Ce lien fort est le coeur de notre projet de société qui ne peut cependant s'épanouir que dans le contexte d'une société libre et tolérante.  Voilà pourquoi nous nous opposons vigoureusement aux idéologies sécuritaires, hygiénistes, puritaines, identitaires ou ultra-commerciales en vogue aujourd'hui. Partout elles prospèrent et leurs effets sont démultipliés par les nouvelles technologies, ce qui menace nos libertés publiques comme jamais dans l'Histoire.

 

Si nous voulons un monde vivable demain, il est temps de comprendre qu'écologie véritable, libertés publiques et démocratie sont intimement liés.  De même que sont liés consumérisme débridé, inégalités sociales et régression sécuritaire et hygiéniste pour rendre le monde impitoyable pour les plus fragiles.

 

  

L'écologie de courage et d'investissement contre l'écologie de com et de punition

éolien maritime, simili-carné, kibboutz écolos, auto production d'électricité, pesticides tueurs d'abeille, partage de l'usage des biens, sanctuarisation des terres agricoles, refus du Traité Transatlantique, ...

 

 

Le choix assumé d'une société libre conviviale et tolérante

convivialité, service civique des jeunes envers les personnes âgées, cigarette électronique, couvre-fête, réouverture des maisons clauses, Ministère des libertés, ...

 

  

  

L'écologie de courage et d'investissement contre l'écologie de com et de punition 

 

 

 

L'écologie punitive et technocratique est une supercherie:

  

Depuis la privatisation des autoroutes, l'écotaxe ne peut en France qu'être anti-écologique, anti-économique et anti-sociale! Pourtant, une grande partie de la classe politique de Droite de Gauche du Centre et bien sûr la totalité de la technocratie y sont favorables. Seuls les rares politiques qui ont une fibre populaire comme Xavier Bertrand et Ségolène Royal s'y opposent. En effet, depuis leur privatisation, on ne peut créer des taxes qui se sur-rajouteraient aux péages. Ne pouvant donc y placer leurs portiques, nos technocrates se sont reportés sur les Nationales. Or les plus de 12 tonnes y sont trop rares pour les rentabiliser. Alors ils ont baissé le seuil aux plus de 3.5 tonnes. Résultat, les transports inter-frontaliers de marchandises importées sont exonérés tandis que le "Made in France" est taxé, soit exactement l'inverse de ce que font les Allemands et les Suisses qui eux taxent les circuits longs internationaux et épargnent les circuits courts nationaux. Mais rien de grave pour nos technocrates de  défavoriser le "Made in France" qui est en tous points plus écologiques, ni de tuer le transport routier français et de provoquer une catastrophe économique et sociale. Le principal est que leur cher principe "du pollueur payeur" soit appliqué et que leur images personnelles soient "verdies" pour l'unique profit de leurs petites carrières! Le conformisme, le carriérisme, la posture et la rhétorique au-dessus de tout, telle est leur devise.

 

On pourrait multiplier à l'infini les exemples de ce type, périph à 70, nationales à 80, ... où la frénésie normative de nos élites technocratique se déchaîne. Le résultat est que la France est le premier producteur mondial de discours écolos, mais Elle a pris un retard considérable sur ses voisins en matière d'écologie. Son empreinte écologique augmente alors qu'elle se désindustrialise! Merci les ayatollahs de la réglementation.

 

Dénoncer l'imposture et les méfaits de l'écologie punitive et technocratique, c'est servir la vraie écologie!  L'Alternative Crédible s'oppose avec vigueur à l'éco-taxe (Nous soutenons le mouvement des Bonnets Rouges), aux péages urbains, à la limite à 80km/h sur les nationales, ...

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

L'éolien maritime:

 

L'écologie de projet et de progrès commence par l'investissement massif dans l'éolien maritime. C'est un atout naturel de la France. Deuxième espace maritime au monde avec 11 millions de Km2 et ses façades maritimes sur la Méditerrannée avec la Côte d'Azur, sur l'Océan indien avec Mayotte et la Réunion, sur l'Océan atlantique avec la Guyanne, la Guadeloupe et la Martinique, sur l'Océan pacifique avec la Nouvelle Calédonie et la façade maritime de la Métropole sur l'Océan atlantique et la Mer du Nord, la France dispose de ressources inépuisables. 

 

On comptait en 2014 2488 éoliennes maritimes en service dans 11 pays européens dont 1184 rien que pour le Royaume-Uni et ... aucune en France! Les détracteurs de l'éolien maritime pointent les coûts encore trop importants. Certes l'éolien maritime coûte aujourd'hui 200€ le mégawatt/heure contre de 63 à 85€ le mégawatt/heure pour l'éolien terrestre. Mais ces coûts ne peuvent que baisser si on investit massivement. Le Dannemark, qui est pionnier en la matière, arrive à fabriquer des turbines qui coûtent 100€ le mégawatt/heure. 

 

Le potentiel de la France est estimé à 40 gigawatts pour l'éolien maritime et de 20 gigawatts pour l'éolien terrestre soit 1/3 de notre consommation d'électricité. C'est gigantesque et très bienvenue à l'heure où le parc nucléaire vieillit et que nous allons tout droit dans une impasse énergétique. Nous avons deux grands opérateurs de l'énergie, EDF et Engie, qui ont le savoir faire pour gérer des parcs éoliens maritimes et une grande entreprise Alstom qui a le savoir faire pour construire des turbines et qui est même en pointe pour les turbines hydrauliques sous-marines utilisant les courants marins. 

 

Il nous manque juste des politiques à la hauteur des enjeux. Certes 6 projets de création de parcs éoliens maritimes sont dans les cartons, mais c'est beaucoup trop peu et trop tard. Comme toujours nos politiques sont incapables de faire leur travail de prospective au service de l'intérêt général et de prendre des décisions fortes et courageuses.

 

L'Alternative Crédible demande le choix assumé devant le peuple français d'un investissement national massif dans l'éolien maritime avec commandes publiques, créations de filières universitaires et d'apprentissage dédiées, constructions des infrastructures nécessaires, ... Il faut un plan massif comme De Gaulle avait su le faire pour le nucléaire! A un mois de la Cop 21, il serait bon de passer enfin des paroles aux actes en matière d'écologie et de cesser de faire de l'écologie punitive sans impact réel au nom d'une morale culpabilisante à 2 balles! Seule l'écologie de projet et de progrès peu sauver l'humanité du désastre écologique qui s'annonce. L'éolien maritime en est un des plus beaux exemples. 

 Le chantier est ouvert ...


 

 

 

 

Le simili-carné:

 

L'écologie d'investissement c'est aussi l'investissement massif dans le simili-carné. Cela devrait être un atout naturel de la France. Cela devrait donc être un débouché naturel pour l'agriculture de qualité (et l'industrie agroalimentaire) permettant des revenus assurés et constants. La réputation mondiale de la cuisine française et le savoir faire de notre école de cuisine devraient être mis à profit pour développer des produits gustativement bons et pour les commercialiser plus facilement. Mais encore faudrait-il avoir des politiques à la hauteur capables d'un peu de prospectives. Même nos écolos ne participent pas à la prise de conscience nécessaire sur ce sujet!

 

Et pourtant, si le simili-carné ne se développe pas rapidement comme alternative à la viande, l'humanité disparaîtra purement et simplement! Le mode de vie occidental, et plus précisemment le mode de vie culinaire, s'étend inexorablement au reste du monde. On ne peut rien y faire. Même les plats traditionnels africains comme le kedjenou ou le couscous arabe reproduisent désormais le modèle occidental d'un plat construit autour de sa viande, avec des légumes et des féculents comme accompagnement! La consommation de viande explose puisant toujours plus dans les ressources en eau et "mangeant" toujours plus de terres qui pourraient être consacrées à l'agriculture. Les dégats sur l'environnement sont considérables à tout point de vue, rejet de CO2, épuisement des ressources en eaux et des sols, ... 

 

La seule solution viable est le développement du simili-carné. L'Alemagne et la Chine l'ont bien compris et ont surtout compris l'immense opportunuité commerciale que cela constitue. Ils sont en train de développer chacun une grande industrie du simili-carné alors qu'ils n'ont pas spécifiquement d'atouts pour le faire. Alors pourquoi la France qui a tant d'atouts ne le fait pas?

 

Parce que sa classe politique est nulle. Un jour un politique de premier plan m'avait répondu sur un sujet similaire (les libertés publiques): "ce n'est pas ce que les français demandent dans les sondages". Nos politiques en sont là. Aucune conscience politique, aucun courage, juste du cariérisme de bas étage. Le 1er rôle de la politique est de prendre conscience des problèmes et de partager cette conscience. Le 2ème est de proposer des solutions viables et de les faire valider démocratiquement par le peuple. C'est la conception de l'Alternative Crédible de la politique et c'est pourquoi nous avions lancé cette pétition: Développer le simili-carné.

 Le chantier est ouvert ...   

 

 

 

 

 

La voiture électrique (ou hybride) démocratisée:

 

Le meilleur de l'écologie positive est de réussir à combiner l'écologie avec l'économique et avec le social. C'est possible en démocratisant la voiture électrique. De grands groupes industriels français ont développé des modèles de voitures électriques performants mais ils n'arrivent pas à les vendre au grand public. Les raisons principales sont le prix, le peu de bornes de rechargement (8000 sur toute la France en comptant les 5000 d'autolib à Paris!) et leur autonomie réduite (100 à 200 km maximum).

La solution serait de construire massivement autour des grandes villes, notamment Paris Lyon et Marseille, une multitude de parkings relais équipés de bornes de rechargement couplés à des forfaits journaliers incluant le stationnement, la recharge de la batterie et un pass pour les transports en communs à un prix raisonnable (5€/jour) et qui serait réservé aux habitants des zones périurbaines qui travaillent dans la métropole.

Ces zones étant isolées et souvent peu équipées en transports en communs, les habitants y sont obligés d' avoir une voiture pour la vie quotidienne. S'ils peuvent recharger leur voiture électrique chez eux et dans les parkings relais, la contrainte du manque d'autonomie tombe.  Si le stationnement dans ces parkings est associé à un pass pour les transports en communs, tous les problèmes habituels liés aux embouteillages et aux difficultés à se garer disparaissent. Si ce pass est bon marché et que des aides sous formes de prêt à taux zéro et de reprises rémunérées de l'ancien véhicule sont mises en place, la contrainte financière s'estompe.

  

Voilà comment on peut sauver notre industrie automobile, tout en faisant un pas de géant pour l'écologie, tout en inventant une forme inédite de social à bas coûts pour les finances publiques. 

  Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

Les technologies de l'informatique au service des économies d'énergie:

 

Si les nouvelles technologies participent à l'ubérisation de la société et peuvent être une menace contre les libertés publiques, elles ont aussi pour avantages de générer de nouvelles formes d'économie et de permettre l'optimisation de la consommation d'énergie et de la gestion des moyens publics. La troisième révolution industrielle se marie parfaitement avec ces nouvelles technologies. L'économie collaborative également. La réflexion ci-dessous, tirée d'un article paru dans Médiapart et écrit par la direction d'EELV, éclaire de façon intéressante sur les multiples ouvertures sur un autre monde en devenir qu'ouvre le mariage de l'écologie avec ces nouvelles technologies.

 

article de Médiapart du 23 10 2015

 

Ecologie et Numérique, l’avenir en Commun

 

Ecologie et Numérique, l’avenir en Commun

pour une Région de l’innovation économique, citoyenne et inclusive.

par Claire MONOD - Julien BAYOU – Gilberte CARON, candidatEs EELV en Ile de France avec Emmanuelle Cosse

Nous percevons tous la formidable mutation qui est en marche, aussi complexe que certaine. Accélération, décomposition, recomposition… Notre monde bouge à chaque « clic ». L’ancien monde a atteint la limite de ses ressources, un autre le pousse. Les écologistes ont alerté et anticipé ce mouvement porteur d’espoir. Nous voulons à présent l’éclairer, lui donner sens, organiser et faire fructifier la convergence des mutations écologiques et numériques dans un projet politique innovant, global et partagé.

 En 2015, une large part de l’inventivité est tournée vers le développement de services rendus possibles par le numérique. Particulièrement ceux qui permettent de résoudre l’équation complexe de notre temps : lutte contre le dérèglement climatique,  amélioration sociale, citoyenneté augmentée et construction d’un nouveau modèle économique. Cette convergence est un souffle, la source d’un imaginaire sans limite qui permet de sortir d'une époque structurée par une économie qui a montré ses limites. La page qui allie numérique et écologie est à écrire, tout le monde peut participer à cet immense potentiel. Leur combinaison présente une réserve de créativité considérable qui repose sur des valeurs fondatrices très proches. Sens du partage, de la responsabilité, reconnaissance des biens communs, développement du lien social, de la solidarité, nécessité du collaboratif, expérience du sensible, de la convivialité, de l’usage, respect des droits et des libertés… Mais elles partagent aussi les risques et les dérives du monde libéral, précarisation sociale, exclusions, inégalités territoriales, explosion de la consommation énergétique, réduction des libertés individuelles et captation privative du bien contre l’intérêt commun. Ces bouleversements obligent à explorer les fondations même de notre système car ils rendent obsolète, pour le meilleur et pour le pire, l’ensemble du modèle, industriel, social et politique attaché à un état de la technologie qui remonte à la fin du 19e siècle.

 En première ligne de cette mutation fulgurante, la Région Île-de-France a un rôle fondamental. Forte de ses compétences (développement économique, transport, aménagement, environnement, formation…) et sa capacité d’innovation, l’engagement doit être pris dès maintenant de la mise en œuvre d’un projet régional, d’une vision commune résolument tournée vers l’avenir. En Île-de-France alors qu’une partie foisonne d’innovation et bouillonne d’énergie, une autre perd pieds et s’abîme en silence. Les espoirs sont nombreux, les fractures aussi. Conduire l’action publique régionale dans les années qui viennent nécessite beaucoup d’ambition et une boussole solide pour développer, avec les Franciliens-nes, simultanément : un nouveau cadre enthousiasmant de production de valeurs et de développement économique, un nouveau cadre de vie contenant efficacement l’empreinte environnementale et, un système généreux d’inclusion des plus vulnérables. Ensemble il nous revient de révéler cet imaginaire chaque jour plus explicite, de bâtir une culture du bien-vivre et du bien commun, d’organiser ainsi une transition la plus harmonieuse possible, enfin, de construire l’avenir en commun d’une Région vivante car innovante, écologique, solidaire et citoyenne. Pour cela, les écologistes proposent dès 2015 d’agir concrètement dans quatre directions cohérentes et complémentaires.

Les nouvelles économies, sociales, solidaires et numériques constituent un gisement considérable en matière d’emploi et de création d’entreprises. Elles reposent sur la transformation du rôle des acteurs, producteurs et consommateurs, de leurs liens qui grâce aux TIC peuvent être plus participatif, collaboratif, circulaire, dans le sens du partage, du service et du bien commun. Pour en permettre le plein épanouissement, le soutien des initiatives a besoin au niveau régional de reconnaitre le droit à l’expérimentation pour les créateurs d’entreprises, en leur proposant d’avantage de moyens, de lieux pour les accueillir (coworking, incubateurs, fablab, tiers lieux, ateliers, jardins partagés..) le développement d’un schéma régional du travail à distance, plus généralement d’espaces d'émergence des nouvelles formes de travail, de production locale en réseau et d’industrialisation de proximité. Mais aussi de développement des filières de formations adaptées, d’accompagnement des chefs d’entreprises et d’incitations. Le soutien et la formation des publics femmes et jeunes vers le numérique est une priorité pour l’emploi. La Région est un acteur public privilégié qui peut aller plus loin dans l’accompagnement pour l’accès aux fonds propres et la prise de participation dans les structures innovantes par la création d’un fond d’investissement dédié. Elle doit également assurer la couverture du haut débit sur le territoire francilien.

 L’inclusion et la solidarité sont les conditions de la réussite de la transition et nécessitent la réalisation d’un plan régional de soutien à la médiation numérique. L’accompagnement et la formation des acteurs sociaux, l’aide à l’accès aux services publics en ligne, le soutien et la création de nouvelles filières de formations professionnelle dédiées, le développement des Ecoles du Numérique pour toutes et tous, enfin, la création d’un enseignement régional dédié à l’apprentissage du code et au métier du développement grâce à la création de poste d’enseignants et d’équipement des lycées en sont les priorités.

 La réduction de l’empreinte écologique et la lutte contre le dérèglement climatique constituent un objectif privilégié de la transition numérique par le soutien à la création d’applications et de services innovants dédiées à la mobilité, à la préservation de la biodiversité, l’économie des ressources naturelles, la protection des terres naturelles et le développement de l’agriculture bio. Mais aussi, la mise en œuvre du plan « Zéro Déchet » grâce à un réseau d’acteurs 2.0 par la création d’une "bourse numérique des déchets" et de plateformes d’échanges, de "troc", pour l’amélioration du recyclage, du remploi et de la rénovation. L’élaboration d’une stratégie de maîtrise énergétique pour l’implantation régionale des DataCenter et leurs connexions. Enfin, l’éco-conditionnalité de la commande publique vers davantage de mutualisation.

 La liberté et la citoyenneté doivent être promues et garanties dans un cadre républicain. Pour ce faire, la gouvernance doit évoluer et la co-construction des politiques publiques régionales être engagée. La connexion à Internet qui devient un droit doit être garantie de même que l’accès aux politiques régionales  doit être facilité par la création de la carte francilienne multi-usages (type Navigo). L’évolution digitale des modes de consultation citoyenne et du droit d’interpellation citoyen doit permettre la conduite d’une politique publique régionale participative, dynamique et régulière tout au long du mandat. La création de la Commission Régionale du débat public pourra en être un vecteur. Les politiques et les acteurs culturels et patrimoniaux dont les pratiques, transformées par le numérique, sont à la pointe de l’innovation seront soutenus et valorisés. 

 L’innovation fait partie de l’écologie comme le bien commun fait partie du numérique. Pour garantir l’efficacité de sa mise en œuvre, les écologistes s’engagent à conduire la transition prioritairement dans ces quatre domaines et proposent une gouvernance repensée et adaptée, ouverte et partagée grâce à la création d’une Vice-présidence chargée du Numérique dans l’exécutif régional. La responsabilité politique francilienne pour les cinq années qui viennent doit reposer sur une ambition forte, un projet clair et une gouvernance renouvelée.

 

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

Les kibboutz écolos: 

 

Le tout agriculture intensive est désormais un modèle dépassé. Non seulement elle est consommatrice de pesticides qui polluent les nappes phréatiques et nuisent à la santé des consommateurs, mais elle est aussi de moins en moins productive car elle épuise les sols.

Cependant les petites fermes bio ne sont pas rentables. Le modèle agricole d'avenir est donc de construire comme en Allemagne des grandes fermes bio, chacune autour d'une centrale de production d'énergie renouvelable (bio mass, biogaz, champs d'éoliennes, barrage, ... selon les possibilités locales de la nature). Et pourquoi pas réhabiliter le modèle du kibboutz pour les faire fonctionner? Il est important dans notre société individualiste d'inventer ou de réinventer des formes de vie collectives et écolos. Ces kibboutz pourraient être généralistes, c'est-à-dire acceptant tous lescitoyens volontaires pour y habiter quelques soient leurs philosophies personnelles ou religieuses, ou spécialisés, c'est-à-dire regroupant des citoyens adeptes d'un mode de vie ou de pensée spécifique. Dans les deux cas, ils seraient une alternative au mode de vie citadin. En effet, il est bon dans une société d'offrir de la diversité de choix de vie aux citoyens et de donner la possibilité à de nouveaux modes de vie d'émerger.

Ce concept inspiré des kibboutz israéliens mêlé à l'exemple des grandes fermes bios allemandes auraient deux objectifs: l'écologie et la diversité de choix de modes de vie par opposition à la standardisation généralisée de notre société.

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

  

Le développement de l'investissement privé dans le renouvelable:

 

Nombreux sont les responsables politiques à n'avoir que le mot renouvelable à la bouche. Mais les acteurs sur le terrain ont le plus grand mal à obtenir des financements privés, l'investissement public étant plus possible à grande échelle pour de multiples raisons. Ce décalage entre le discours et les actes s'explique par:

 

  • Le manque de visibilité. Nos politiques sont incapables d'avoir une vision prospective de la politique énergétique.
  • Le manque de stabilité du cadre réglementaire et fiscal. Le naufrage du secteur du paneau solaire en France en est l'exemple type. avec des changements de tarifs qui ont fini par casser l'essor de ce secteur. Ce manque de stabilité décourage d'une façon générale l'investissement en France et le renouvelable en pâtit considérablement, plus particulièrement l'univers des start-up que celui des grands opérateurs installés de l'énergie. 
  • Le manque de confiance dans des technologies pas encore mûres. Les investisseurs ont une trop grande aversion au risque et privilégie trop les technologies éprouvées plutôt que les nouvelles technologies prométeuses. 
  • Le manque d'adaptation du système bancaire. Le système bancaire ne s'est pas adapté à "l'ubérisation de l'économie". Dès qu'on sort du cadre de contrats sur 15 à 20 ans avec de grands opérateurs, le système bancaire est mal à l'aise.

 

Voilà pourquoi il y a un lien entre libéralisme authentique et développement du renouvelable. Il faut un cadre réglementaire simple et stable et un cadre fiscal allégé et stable. Il faut un état stratège qui donne l'impulsion en facilitant les grands projets cadres (éolien maritime, simili-carné, ...) et en créant un cadre favorable à l'innovation. Il faut enfin favoriser la mise en concurrence du réseau bancaire traditionnel avec les financements alternatifs de manière à l'inciter à évoluer. 

 

L'essor salutaire du renouvelable est à ce prix. Vite des actes concrets!

 Le chantier est ouvert ... 

 

 

 

 

  

L'indispensable refonte du modèle agricole français:

 

Depuis que la PAC ne garantit plus un prix minimum, l'agriculture française coule, victime de l'incapacité des politiques à voir la réalité en face. Le marché agricole français, européen et même mondial est devenu bi polaire. D'un côté, on a une agriculture de masse qui demande des investissements de plus en plus grands et qui est soumis à une concurrence internationale de plus en plus forte, notamment de l'Allemagne qui utilise au maximum la directive européenne sur les travailleurs détachés. De l'autre, on a une forte demande de qualité, de bio et de respect de l'environnement. Nos voisins l'ont compris et ont développé parallèlement les deux types d'agriculture.

 

L'agriculture française est prise en étau entre les contradictions des syndicats agricoles, chambres d'agricultures, coopératives agricoles et SAFER qui privilégient le modèle d'agriculture et d'élevage intensifs tandis que l'état, sous la pression du lobby de l'écologie technocratique et bien pensante multiplie les normes, bien au-delà de ce que demande l'Europe. Résultat, nous perdons sur les deux tableaux. Nous ne développons pas assez l'agriculture de qualité organisée en circuits courts. Nous perdons notre compétitivité dans l'agriculture de masse.

 

A cela se rajoutent les véritables problèmes écologiques d'épuisement des sols et d'appauvrissement de la bio diversité. Il est évident que le modèle intensif est nocif pour la planète et pour la santé publique. Il faudra à terme que se généralise le modèle qualitatif en circuits courts. Mais il faut être pragmatique. Une bonne partie des consommateurs ne voient encore que le prix. Etouffer notre agriculture intensive sous les normes nous oblige à importer massivement les produits de l'agriculture intensive des autres, ce qui n'a rien d'écologique! Cessons d'être masochistes, simplifions par tous les moyens la vie de nos agriculteurs, de ceux qui font du bio comme des autres en supprimant par exemple le compte pénibilité, en supprimant les frais de succession, .... Pour ce qui relève spécifiquement de l'agriculture intensive, supprimons les normes françaises et contentons nous juste des normes européennes, cassons le monopole du Crédit Agricole et simplifions l'accès au financement pour moderniser notre appareil productif. Tandis que pour ce qui relève spécifiquement de l'agriculture de qualité dont le bio, arbitrons sans complexe en faveur des producteurs au détriment des distributeurs à l'intérieur de nos frontières pour favoriser les circuits courts. Comment? Par l'étiquetage exhaustif et contrôlé du lieu de production (et non du lieu de conditionnement), par l'interdiction de toutes formes de marges arrières et d'astuces diverses des distributeurs pour faire payer le producteur (en faisant payer systématiquement une pénalité égale à 10 fois le montant de la fraude découverte et en supprimant le droit d'importer aux distributeurs fraudeurs), par le droit aux collectivités locales de faire la publicité gratuite des lieux de production et de distribution des circuits courts et de modifier les PLU et l'organisation des transports publics en leur faveur, ... .

 

De plus, pour ce qui relève des 2 agricultures, attaquons nous résolument aux charges sociales abusives qui sont la principale cause de distorsion de concurrence entre l'agriculture française et les agricultures de nos concurrents, notamment européens. Osons un régime dérogatoire pour nos agriculteurs et nos éleveurs qui ne pourra être condamné par l'Union Européenne puisque les autres états font pareil. Ce régime dérogatoire soulagerait les producteurs, notamment de bio qui nécessite beaucoup de personnels, sans peser sur les distributeurs ou les coopératives. Aucun risque non plus de brader la protection sociale de nos agriculteurs et de nos éleveurs puisque, si elle est très chère aujourd'hui, elle est très peu performante comparée à celle des salariés ou des fonctionnaires.

 

Enfin, réorganisons complètement le foncier agricole pour à la fois alléger la fiscalité et sanctuariser les terres agricoles contre le grignotage des villes.

 

Toute la difficulté pour mener une politique agricole intelligente est d'être compétitif aujourd'hui dans ces deux marchés tout en préparant la transition écologique, c'est-à-dire tout en préparant une conversion massive de l'agriculture et de l'élevage vers le bio et le raisonné. L'idéal serait que cette conversion soit organisée à l'échelle de la zone euro. La faiblesse actuelle de l'agriculture française est l'inadéquation entre ce qu'elle produit et la demande. D'un côté, elle ne produit pas assez de bio. D'un autre elle produit trop cher pour la consommation de masse. Il faut faire converger la production avec le marché. Pour cela nous pouvons agir dans 4 directions:

 

  • Agir sur le marché en imposant des normes pour la consommation en France qui correspondent à la qualité que nous proposons et qui bloquent ainsi indirectement l'importation de produits étrangers de qualité moindre. D'une façon générale, nous devons supprimer les normes françaises abusives qui vont plus loin que les normes européennes, mais nous devons faire preuve de patriotisme et ne créer de normes spécifiquement françaises que dans le but de protéger nos domaines d'excellence. Les américains sont champions dans ce genre d'entorses commerciales. Si nous devons absolument fuire leur modèle agricole, nous devons parfois copier leurs méthodes pour défendre nos intérêts vitaux!
  • Eduquer le consommateur à consommer de bonne qualité et à consommer français par l'étiquetage, l'éducation dans les écoles, un environnement favorisant l'accès aux circuits courts, ...
  • Soulager nos agriculteurs et éleveurs par des baisses massives de charges sociales sur le personnel employé, par des facilités à la transmission d'entreprise, par l'allègement de la fiscalité sur le foncier agricole, par l'exonération de mise en oeuvre du compte pénibilité, par la suppression des normes abusives, ....
  • Rééquilibrer le rapport de force entre producteurs et distributeurs par l'interdiction effective de toutes formes de marges arrières et de "prestations payantes".

 

Mais tout cela demande des politiques qui se donnent la peine de bien comprendre la situation, suffisamment forts et indépendants pour résister aux lobbys et capables de beaucoup de courage!

 

PS: A voir, 2 visons radicalement différentes et qu'il faudra pourtant bien concilier un jour: l'article orienté mais intéressant de Jean-Marc Sylvestre sur Atlantico ET le site d'Agricultures alternatives 

 

Retrouvez le tract fait pour le salon de l'agriculture

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

Interdire les pesticides tueurs d'abeilles et développer les alternatives dans la lutte contre les ravageurs:

 

Selon le ministère américain de l'agriculture, les apiculteurs ont perdus en moyenne 42% de leurs colonies d'abeilles entre avril 2014 et avril 2015 après avoir perdu 45% entre 2012 et 2013. La situation est catastrophique. Si cela continue, nous allons devoir faire comme en Chine, des campagnes pollenisation à la main.

 

Car pas pollenisation, c'est pas de fruits, pas de légumes, pas de reproduction végétale. Tous les insectes pollenisateurs, les bourdons, les abeilles, les bombyles, les papillons, ... sont touchés par les effets des pesticides de la famille des néonicotinoïdes qui inflitrent le pollen et privent l'abeille de ses points de repère.

 

En 2013, Stéphane Le Foll a réussi à arracher à la Commission de Bruxelles un moratoire de 2 ans sur 4 substances de la famille des néonicotinoïdes, le thiaméthorcam, la clothiandine, l'imidaclopride et le fripronil. Mais la Commission résite sous la pression du lobby agro chimique allemand, qui après le Gaucho de Bayer et le Régent de BASF est désormais le premier producteur de néonicotinoïdes.

 

L'Alternative Crédible soutient donc naturellement l'amendement du proget de loi sur la biodiversité présenté par 3 députés socialistes frondeurs, Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean Paul Chanteguet et visant à interdire les néonicotinoïdes en France.

 

Mais pour que cette interdiction soit possible, il faudrait que cette interdiction s'étende à l'ensemble de l'Europe et qu'elle s'accompagne d'un investissements massifs dans la recherche d'alternatives. Une directive européenne existe déjà, la directive 128/2009/CE, mais elle est trop compliquée et demandrait de créer dans chaque région agricole un observatoire des ravageurs fournissantdes informations simples aux agriculteurs sur les solutions à mettre en oeuvre localement.

 

Des alternatives comme la rotation des cultures, la modification de la date des semis, un système d'assurance indemnisant les pertes tout en étant moins cher que les traitements phytosanitaires, où l'utilisation d'autres insecticides moins nocifs, ...

 

La survie de l'humanité est peut-être en jeu. Qui veut dans 10 ans payer 50€ le kilo de tomates? Qui veut voir le monde ravager par la famine? les abeilles travaillement gratuitement pour nous. Protégeons les d'urgence!

 

PS: parainez une ruche sur le site http://www.abeilles-idapi.fr 

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

Dire non à Tafta:

 

Beaucoup de citoyens l'ignorent. La classe politique refuse dans sa grande majorité d'en parler. L'accord de libre échange entre l'Europe et les USA, appelé le plus couramment Tafta (mais d'autres noms existent), est un véritable scandale.

 

C'est un scandale d'abord sur la forme. Les négociateurs sont tenus par des clauses de confidentialité pour que rien ne soit divulgué aux peuples. Seuls 600 "conseillés" envoyés par les plus grandes entreprises et leurs lobbys sont autorisés à participer aux travaux. Même les députés européens n'ont pas le droit d'être informés.

 

C'est un scandale surtout sur le fond. Tout ce qui porte atteinte à la rentabilité des multinationales sera lourdement sanctionné par des tribunaux supranationaux d'arbitrages privés, composés d'avocats de grands cabinets d'affaires, travaillant en huit clos, et étant juge, avocat ou plaignant selon la situation.

 

L'objectif principal de Tafta est de marchandiser toutes les activités humaines pour ouvrir de nouveaux marchés aux multinationales. En effet, la plupart des marchés sont saturés et il ne leur est plus possible d'augmenter les profits. Ce traité est donc fait par les multinationales pour les multinationales au détriment des peuples et des petites et moyennes entreprises. Il entrainera la paupérisation des classes moyennes et populaires et un monde invivable pour la majorité d'entre nous.

 

Ces conséquences sont terribles:

 

  • l'interdiction de l'économie collaborative, pillier de la transition écologique
  • une nourriture de basse qualité pour les peuples
  • la fin des espaces de gratuité, refuges des moins riches et participant à la qualité de vie des classes moyennes
  • l'interdiction des maisons de retraite publiques et low coast
  • un système de santé à 2 vitesses
  • la fin de la diversité culturelle et l'uniformisation généralisée des modes de vie
  • la fin de l'indépendance d'internet, de la liberté de la presse et l'uniformisation des modes de pensée
  • la fin de la liberté d'entreprendre par une distorsion de concurrence massive des grandes sociétés envers les PME et les TPE
  • la fin tout simplement de la démocratie où les politiques n'auront plus aucun pouvoir sur les choses essentielles et où les élections ne serviront plus à rien. La création d'un pouvoir supra national détenu par une petite élite pour son profit exclusif

 

Dire NON est Tafta est un impératif absolu. Les politiques qui nous cachent la vérité, qui se taisent sur ce qu'il se passe se discréditent à jamais et trahissent les intérêts fondamentaux des peuples et de l'humanité dans sa globalité. Honte à eux. L'Alternative Crédible sera toujours au côté de tous celles et ceux qui se mobilisent pour dire NON A TAFTA!

 

 

 

photo tirée du site https://stoptafta.wordpress.com/stopper-tafta-pourquoi/

 

PS: Informez vous et rejoignez le comité local contre Tafta près de chez vous sur https://stoptafta.wordpress.com/stopper-tafta-pourquoi/ 

 Le chantier est ouvert ...

 

 

Partager l'usage des biens:

 

Nous possédons de très nombreux biens que nous n'utilisons pourtant qu'1 ou 2% du temps. Cela représente un immense gâchis de matières premières à l'échelle de la planète. Sur le modèle de ce qu'il existe déjà dans l'immobilier avec le démembrement de la pleine propriété en usufruit et en nue-propriété, nous devrions enrichir le droit de la possibilité de démembrer la propriété de presque tous les types de biens. L'usufruit pourrait alors être partagé en de multiples utilisateurs tandis qu'une valeur de nue-propriété serait corrélée avec un taux de dépréciation en fonction de l'usage. Cette innovation juridique ouvrirait le champs à la démocratisation de la société du partage qui est non seulement un progrès pour l'environnement mais un plus également pour le pouvoir d'achat. C'est une façon de créer de la richesse sans croissance au sens actuel du terme. C'est un exemple de ce qu'est "le convivialisme" qu'un penseur comme Edgar Morin prône.

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

La sanctuarisation des terres agricoles autour des grands centres urbains:

 

Entre 1960 et 2010, la superficie agricole a baissé de 20%. Le rythme d'artificialisation des sols se poursuit à la vitesse d'1% du territoire tous les 10 ans. Cette artificialisation se fait d'une façon anarchique qui morcelle les espaces agricoles, casse la continuité territoriale entre les zones agricoles et affecte ainsi la biodiversité et l'infiltration des eaux de pluie.

 

Certes le Grenelle de l'environnement s'est fixé comme objectif la préservation des terres agricoles, mais les politiques du logement ont incité au grignotage progressif des terres en encourageant l'investissement locatif là où le prix des terrains était le moins cher c'est à dire loin des centres-ville. Dans "la ville émiettée", le sociologue Eric Charmes a décrit comment les agriculteurs eux-même participent à l'artificialisation des terrains en profitant de l'installation d'urbain pour rendre constructible des terrains sur la revente desquels ils font une plus-value interessante. Ensuite ces urbains devenus majoritaires dans la commune bloque la venue de nouveaux urbains qui cherchent alors plus loin encore des terrains constructibles. Les terrains constructibles valent en moyenne 55 fois plus que les terrains agricoles!  Le prix des terrains agricoles mis en vente a augmenté de 65% entre 1997 et 2010. 

 

L'Alternative Crédible propose une politique globale de protection des terres agricoles qui passe par:

 

  • une politique d'incitation à la densification de l'habitat urbain et péri-urbain avec une plus grande modulation de la taxe d'habitation en fonction du nombre de résident par m2, des modèles architecturaux favorisant la densité: moins de pavillons et plus de petits immeubles de 3 ou 4 étages, du haussman dans les petites villes, ... C'est l'origine du problème. Non seulement la population augmente, mais la surface occupée par personne s'est accrue de 43% entre 1978 et 2006.
  • une taxation plus importante des plus-values suite à la revente d'un terrain agricole et surtout suite à sa requalification en terrain constructible. Cette mesure peut freiner la spéculation. Cette mesure doit s'accompagner en échange d'une baisse du foncier agricole pour les terres utilisées pour l'agriculture et l'élevage. 
  • le durcissement des lois sur les ZAP (Zones Agricoles Protégées) avec une véritable sanctuarisation et l'interdiction d'usage de certaines à d'autres fins que l'agriculture. Cela est particulièrement nécessaire pour les meilleures terres situées près de zones urbaines et donc soumises à une pression spéculative forte. 
  • la gestion des politiques du logement au niveau des intercommunalités et non des petites communes. Le but est d'obtenir une gestion sur le long terme de l'espace public.

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

Le choix assumé d'une société libre conviviale et tolérante: 

 (retrouver cette rubrique également dans la défense des libertés publiques)

 

 

La beauté et la convivialité, objectifs prioritaires des politiques d'aménagement du territoire:

 

On dit pour une personne que l'habit ne fait pas le moine, mais ce n'est pas vrai pour un territoire. Le cadre de vie influe beaucoup sur la qualité de la vie. Pour des raisons écologiques et démographiques, nous allons devoir dans l'avenir densifier les zones d'habitation, que ce soit dans les villes, dans les banlieues ou même dans les campagnes. L'Alternative demande à ce que dans l'architecture choisie, dans l'écriture des PLU, dans l'implantation des services publics et des équipements de proximité, ... on ait comme première exigence de rechercher la beauté et de favoriser la convivialité.

 

C'est une question de choix de société. La société d'abondance et de course à la productivité est bientôt terminée. Les ressources naturelles sont limitées et la compétition permanente ne peut servir de but unique à la vie. Le toujours plus en tout domaine nous conduit collectivement droit dans le mur et rend la société de plus en plus invivable pour la majorité des citoyens. Notre sociét a besoin de se poser, de réapprendre à vivre ensemble, à profiter de la vie maintenant tout en assurant l'avenir pour les générations futures.

 

Voilà pourquoi il faut rétablir d'autres priorités. L'Alternative Crédible propose donc de donner comme objectifs prioritaires aux politiques d'aménagement du territoire la recherche de la beauté et de convivialité. C'est un peu utopique, mais nous l'assumons pleinement. Il n'y a pas de cohésion d'une société sans une part d'utopie. De plus, si nous continuons avec les valeurs et les priorités d'aujourd'hui, nous fabriquons un monde de plus en plus dur et invivable pour la majorité en commençant par les plus fragiles. Cette réorientation des priorités est peut-être la condition de survie de l'humanité, ... et sans aucun doute une nécessité si on ne veut pas que la France succombe aux charmes de l'extrémisme!

 Le chantier est ouvert ... 

 

 

 

 

 

Un service civique des jeunes envers les personnes âgées:

 

On vit vieux en France mais on vieillit mal. L'espérance de vie des femmes est de 85 ans et celle des hommes est de 79 ans mais la solitude, le sentiment d'inutilité sociale, les innombrables abandons familiaux, les inégalités très prononcées en matière de retraites, le coût des maisons de retraites, ... rendent la vie insupportable à de nombreux retraités. D'ailleurs ils sont de plus en plus nombreux chaque année à se suicider.

 

La vieillesse et la mort sont tabous en France. Dès la cinquantaine même, de nombreux cadres et salariés rencontrent la discrimination par l'âge.

 

Il faut que ça change. Il faut secouer le cocotier de l'individualisme et de l'indifférence et oser des solutions qui semblent inconcevables dans notre société actuelle mais qui sont complètement normales et naturelles dans d'autres sociétés.

 

Avec le vieillissement de la population et l'arrivée dans le grand âge d'un nombre de plus en plus important de personnes sans patrimoine, on ne pourra continuer à ne proposer que des maisons de retraites à plus de 2000€ par mois en province et à plus de 3000€ à Paris. Il faut proposer des maisons de retraite low coast. Pourquoi pas sous forme de chaînes d'établissements détenus par un groupe industriel? Un appel d'offre international devrait être lancé. Mais pour en réduire le coût de fonctionnement et améliorer la convivialité dans ses établissements, il serait astucieux de jumeler ces maisons de retraites avec les écoles du quartier et de charger les étudiants des fonctions d'assistance (sous forme de jobs rémunérés) et les collégiens et lycéens des fonctions d'animation (sans rémunération, en utilisant notamment le temps périscolaire).

 

Je reconnais le caractère généreux voir utopique de cette proposition. Je l'assume pleinement parce qu'il n'y a pas de bonne politique sans une dose d'altruisme, de générosité, de sincérité, de recherche de l'intérêt général, d'utopie ...

 

La politique est d'abord une forme d'altruisme. Les philosophes grecs ont inventé la politique en prenant la liberté de vouloir "refaire le monde". L'essence de la pensée chrétienne est que "tout ce qui n'est pas amour est voué à disparaître". Libérons nous de la montée de l'individualisme en prenant la liberté d'être altruiste et de concevoir des politiques généreuses!

  Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

La cigarette électronique comme alternative et espace de liberté:

 

Et si nous abordions le problème du tabagisme sous un autre angle? Et si plus généralement d'ailleurs nous abordions tous les problèmes sociétaux sous un autre angle? Au lieu de culpabiliser, puis de taxer ..., tout en prenant bien soin de ne pas régler le problème sur le fond pour ce qui concerne le tabagisme, ne pourrions nous pas au 21ème siècle appréhender enfin l'être humain dans toutes ses dimensions?

 

Une société humaine a besoin pour bien fonctionner d'espaces de décompression. Fumer en est un. Certes, la cigarette traditionnelle est un poison avéré et la source de nombreuses nuisances dans l'espace public (jets de mégots, nuisances sonores nocturnes, ...), mais elle est aussi un moyen essentiel de décompression au quotidien pour des millions de personnes.

 

Le discours moralisateur et culpabilisateur de l'Etat est hypocrite. Il vise uniquement à justifier des hausses de prix du tabac et à nourrir le délire normatif et hygiéniste de la bien-pensance déchaînée. Cependant, il évite soigneusement des hausses trop brutales qui tueraient la poule aux oeufs d'or. La santé publique n'est qu'un alibi.

 

La cigarette électronique est infiniment moins nocive que la cigarette traditionnelle pour peu que l'on contrôle un minimum le contenu des "parfums". Seuls des "spécialistes" à la solde des lobbys essaient en toute mauvaise foi de la discréditer.  

 

La cigarette électronique a le mérite dans les quartiers festifs de supprimer le problème des jets de mégots et celui des nuisances sonores si on l'y autorise comme nous l'avions demandé dans notre pétition: Défendons la e-cigarette et expérimentons son autorisation dans les lieux festifs. 

 

Alors pourquoi ne pas faire d'une pierre 3 coups et encourager le remplacement pur et simple de la cigarette traditionnelle par la e-cigarette? Ce serait bon pour la santé publique, pour réduire les nuisances de toutes sortes et pour redonner de la convivialité perdue par la loi Evin dans nos lieux festifs!

 

Une société où l'on ne permet pas d'espaces de décompression est une société qui inévitablement se tourne vers la violence. Pourquoi ne pas juste considérer la cigarette électronique pour ce qu'elle est: une alternative à la cigarette traditionnelle avec ses qualités et sans ses défauts?

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

Abroger les lois prises sous la pression des idéologies hygiénistes et sécuritaires:

 

L'excès de loi génère de la complexité administrative et donc un coût pour les finances publiques. Il génère aussi de la discrimination sociale parce que seuls les plus instruits peuvent s'y retrouver dans le maquis juridique et en tirer bénéfice. Dans le vie économique, ce sont les PME et les TPE qui en souffrent le plus. Leurs responsables sont contraints de perdre une part significative de leur temps dans des tâches administratives non productives. Voilà pourquoi il est indispensable de faire le ménage dans les lois si l'on veut redonner un peu de justice et de dynamisme à notre pays.

3 maux sont à l'origine de cet excès de complexité: la trop grande aversion des français au risque qui conduit à légiférer sur tout et se matérialise par le principe de précaution, la domination de la technocratie sur tous les centres de décision qui impose son juridisme excessif partout et les politiques à courte vue menées par nos dirigeants depuis 30 ans qui entraînent une multiplication des lois et des mesurettes de toutes sortes sans cohérence entre elles.

 

La solution pour en sortir est de procéder à un inventaire général de toutes les lois et réglementations par des commissions constituées de professionnels du terrains dans chaque domaine et qui travailleraient tous dans une seule et même direction: "favoriser le Made in France".

 

L'hygiénisme (principalement de Gauche) et les idéologies sécuritaires (principalement de Droite) doivent être considérés comme des maux qui se répandent à vitesse grand V dans nos démocratie. L'hygiénisme correspond à une vision de plus en plus égoïste de la vie où chacun se replie sur son petit confort et rejette tout ce qui vient à le déranger. La vie en société ce n'est pas cela. Elle demande un minimum tolérance envers les autres. L'utopie d'une société parfaite est dangereuse et se retourne toujours contre les plus faibles. L'hygiénisme est souvent porté par des politiques qui s'immiscent dans la vie privé des citoyens pour mieux cacher leur incapacité à trouver des solutions aux grands problèmes de la société et à faire leur travail de prospection.

 

 

Les idéologies sécuritaires amènent à tous les excès et sont à terme dangereuses pour la démocratie. Si on écoute des policiers, chaque fait divers est l'occasion d'aller plus loin dans les politiques répressives. Les politiques doivent résister à cette tentation. Les pays au monde où la police a le plus de droit sont souvent ceux où il y a le moins de sécurité. Certes notre police manque  de moyens matériels et parfois de considération. Mais elle ne manque pas de moyens juridiques. Dans bien des cas, les peines pour un délit sont devenues si extrêmes qu'elles ne sont quasiment jamais appliquées. 

 

La combinaison des trois, de la complexité avec les idéologies hygiénistes et répressives, constitue un coktail détonnant qui pourrit la vie quotidienne de millions de citoyens et menace nos libertés publiques. Prenons en conscience et abrogeons sans complexe une bonne partie des lois votées depuis 30 ans!

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

La réouverture des maisons clauses:

  

La vie est complexe et c'est la raison d'être du Centre de prendre en compte cette complexité. La loi sur la pénalisation du client n'aborde la question que sous un seul angle, certes légitime, mais incomplet.  Elle aura des conséquences catastrophiques pour les dizaines de milliers de femmes qui seront victimes de la montée de l'insécurité à leur égard, pour les milliers de prostituées qui seront contraintes de se cacher encore plus et seront ainsi "offertes" aux mafias et pour les millions d'hommes au physique peu avantageux ou timides qui en souffriront en silence.

 

Quoiqu'en disent ses promoteurs, cette loi est sectaire et liberticide et s'inscrit dans la vague de puritanisme qui monte partout sur la planète. La mission du Centre est au contraire de promouvoir une société tolérante, humaniste et ouverte d'esprit. La vraie réponse centriste à cette délicate question devrait être de réouvrir les maisons closes de façon à mieux combattre les réseaux et à humaniser la prostitution qui, quoiqu'on fasse, ne disparaîtra jamais.

 

On pourrait ainsi aménager la vie dans les maisons closes de façon à offrir à la prostituée une assistance médicale et psychologique de qualité, une protection de ses revenus pour qu'ils ne tombent pas dans les mains de macros, une formation pour pouvoir changer de vie quand elle le désire et une retraite à la hauteur des services qu'elle aura rendu à la société.

 

Parfois, le véritable humanisme est politiquement incorrecte!

 

 

Retrouver ici l'excellent travail de synthèse fait sur wikipedia.

 Le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

Le "couvre-fête" les vendredis et samedis soirs dans les grandes villes:

 

La politique est la gestion de la vie collective. Comme dans la vie personnelle, elle est d'abord une question de choix. La ville est le lieu de la vie sociale et économique le jour, de repos la nuit,  ... et devrait être lieu de fête le Week-end, les vendredis soirs et samedis soirs. Ce partage du temps et de l'espace devrait être assumé. Trop souvent, les associations de riverains "tuent" les quartiers festifs sous prétexte de lutter contre les nuisances sonores et autres. Certes la lutte contre ces nuisances est souvent légitime, mais elle ne doit pas conduire à "tuer" les quartiers festifs. C'est au politique à proposer un partage de l'espace et du temps qui concilie les intérêts contradictoires des deux camps. 

 

D'où la proposition de l'Alternative Crédible d'instaurer un "couvre-fête" les vendredis et samedis soirs dans les quartiers festifs des grandes villes qui serait un régime dérogatoire sur le stationnement, la musique dans la rue, la piétonisation provisoire de certaines rues, ... qui faciliterait la vie festive. Biensûr il faudrait prendre en compte les besoins de sécurité, d'où la proposition de couvrir ces quartiers de caméras de surveillance dont les données seraient conservées quelques semaines, le temps pour les forces de police de les visualiser quand nécessaire.

 

Pour l'équilibre général de la société, il est important de défendre les espaces de libertés, les lieux festifs et de convivialité. PS UMP (provisoirement appelé les Républicains), FN, Verts, Front de Gauche, ... sont sur une même ligne politique de sur enchère de réglementations et d'interdits qui étouffent la vie sociale. L'Alternative Crédible défend une position équilibrée et pragmatique, mais assume pleinement de défendre le droit à la fête et la convivialité dans la vie sociale.

 Le chantier est ouvert ... 

 

 

 

 

 

La lutte contre l'abus de fichage avec un ministère des libertés publiques:

 

La question des libertés publiques est la question centrale de ce 21ème siècle. La conjonction des nouvelles technologies, avec les idéologies hygiénistes et sécuritaires, la technocratisation des pouvoirs, le puritanisme, la montée des intolérances et des replis identitaires et l'adoption de traités comme TAFTA qui scèlent la domination des multinationales et de la finance, sous la pression de la crise climatique qui impose elle des restrictions à l'utilisation des ressources naturelles, constituent un cocktail explosif pour les libertés publiques.

 

Bien peu de politiques en sont conscients et encore moins font leur travail d'éclairer et d'informer l'opinion publique. Pire, en France tous les partis politiques concourrent à leur façon à réduire les libertés publiques. Le PS avec son idéologie hygiéniste et sa propension à ce que l'état se mêle de la vie privée, l'UMP/les Républicains avec leur idéologie sécuritaire et leur néolibéralisme qui marchandise tous les aspects de la vie, le Front National avec son idéologie sécuritaire, son autoritarisme et sa "préférence nationale" dont l'application risque de se faire dans la violence, les verts avec leur écologie punitive, ... il n'y a en France aucun parti des libertés. Cela manque cruellement. Ce devrait être le rôle du Centre, mais celui-ci se contente d'être la nuance "humaniste" de la Droite pour l'UDI ou le "milieu" entre la Droite et la Gauche pour le MoDem. Le Centre est empêtré dans ses questions d'alliances électorales et de toutes les façons la majorité de ses élus et militants sont totalement inconscients du rôle qui devrait être le sien. C'est triste mais c'est une réalité. 

 

Pourtant je me rapelle bien du formidable élan de sympathie et d'adhésion qu'avait suscité François Bayrou en 2009 en s'opposant au fichier EDWIGE. Pour une fois le Centre jouait son rôle. Mais très vite il s'est perdu dans des querelles politiciennes qui se sont exprimées notamment dans le catastrophique débat entre Bayrou et Cohn Bendit lors des européennes de 2009. 

 

L'Alternative Crédible assume pleinement d'être le mouvement des libertés, de porter fièrement le flambeau de la défense des libertés publiques. Cela passe par une réflexion globale et la proposition d'un projet de société global, cohérent et pragmatique. Cela passe également par une dose d'utopie et de rêve d'un monde meilleur. Mais cela passe surtout concrêtement par la lutte contre l'abus de fichage car le fichage est le coeur de toutes les atteintes aux libertés publiques. De multiples médias luttent pour la défense des libertés publiques et de la liberté de pensée qui sont intimement liées, Médiapart, le Canard enchaîné, Marianne, ... de multiples lanceurs d'alertes risquent leur vie ou leur liberté, ... de multiples journalistes dans tous les organes de presse risquent leur carrière et dans certains pays leur vie pour ces causes.  L'Alternative Crédible s'associe modestement à leur lutte et apporte sa singularité qui est d'associer à cette lutte la proposition d'un projet de société.

 

Voilà pourquoi nous voulons faire de la lutte contre l'abus de fichages une priorité et que nous proposons en trotre la création d'un Ministère des libertés dont les pouvoirs devraient être au moins égaux à ceux des Ministères de l'Intérieur et de la Justice.

 le chantier est ouvert ...

 

 

 

 

 

 

 

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