l'Alternative Crédible

Le think-tank du centrisme populaire, des  gilets jaunes  et du      mouvement 5 étoiles France.

Quelle est la meilleure  stratégie politique pour 2012?  Comment ne pas décevoir ensuite?

 

 

Quelle stratégie pour le second tour? (article d'entre-deux tour)

(écrit le 7 mai 2012)

Je regrette le résultat. Mais en 7 mai c'est déjà du passé. Comme est déjà du passé l'article précédent. Mélenchon est plus faible que prévu, et donc Hollande moins sous son influence. Lepen est plus forte que prévu, et donc Sarkozy plus sous son influence. Le MoDem doit en toutes circonstances refuser les extrêmes. Et avec les difficultés de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie, la crise est plus que jamais à nos portes. Alors peut-être que le MoDem doit prendre ses responsabilités et partager ses solutions avec Hollande dans l'intérêt de la France? Cette option me semble de plus en plus envisageable, surtout depuis que Sarkozy a opté pour la course aux électeurs du FN!

 

 

Quelle stratégie pour le second tour? (article de fin de campagne)

(écrit le 1er avril 2012)

L'alternative crédible mouille la chemise et prend le risque politique de donner sa position sur la question qui brûle sur toutes les lèvres. Dans la fidélité à ma ligne éditoriale de profondeur dans le débat, et dans la fidélité à ce qu'est ce site, c'est-à-dire la recherche à la fois d'une alternative politique à la Droite et à la Gauche, d'une alternative économique au néolibéralisme, et d'une alternative sociétale à notre société consumériste et individualiste, j'appelle d'abord pour 2012 à tout faire jusqu'au bout pour que François Bayrou soit élu, ou à défaut, pour que le MoDem soit le plus haut possible et influe le plus possible sur l'avenir de notre pays. Mais en cas d'élimination au premier tour, et compte tenu de la situation politique actuelle, et sous réserve que des changements majeurs imprévisibles ne surviennent pas, j'appelle en ce 1er avril à tout faire pour la victoire d'une coalition entre le MoDem et Nicolas Sarkozy pour gouverner la France. Voici mes raisons: Quelle alliance pour le second tour?

 

 

Les étapes pour aller du succès dans le redressement de la France à l'invention d'un nouveau modèle de société. (article de début de campagne)

(écrit le 11/11/2011)

L'idéal aurait été de réaliser au préalable l'union du centre, et mieux encore, l'union du centre et des écolos réalistes, et encore mieux, l'union du centre, des écolos réalistes, des sociaux-démocrates et des gaullistes. Une candidature Bayrou soutenue par Borloo, Villepin, Arthuis, Morin, Hulot, Valls et Cohn-Bendit aurait été le plus beau cadeau que la politique pouvait faire à la France, et sans doute la meilleure stratégie pour la victoire du Centre indépendant, matrice politique de l'alternative crédible. Pour rassembler cette majorité nouvelle potentielle qui correspond à un électorat réel, peut-être aurait-il été plus démocratique d'organiser une primaire au centre, ouverte à tous ceux qui refusent la bipolarisation et qui rêvent d'une véritable alternance autour d'une majorité centrale? Cependant, l'éclatement de la famille centriste en de multiples boutiques trop petites pour organiser une primaire, la logique bipartisane encore trop ancrée dans les esprits, l'emprise des activistes d'extrême gauche sur la galaxie écolo, les querelles d'égos, et le manque d'une pensée structurée pour construire la troisième voie ont rendu impossible cette option. Seul François Bayrou a prôné avec constance la création d'une majorité centrale comme alternative crédible à l'alternance stérile entre la Droite et la Gauche. Seul François Bayrou est donc légitime pour représenter ce courant politique. Sa victoire à la présidentielle 2012 ouvrira une nouvelle page dans l'Histoire de France.

 

Il est important de comprendre que la gravité de la situation est telle que la France n'a plus le temps de perdre encore du temps. Quelque soit le brio de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande pour séduire, il ne faut pas succomber à la tentation de la continuité ou de l'alternance classique. L'aventurisme permanent de l'un et de la droite libérale-clientéliste, et l'habileté soporifique de l'autre et de la social démocratie épuisée aux solutions éculées, ne peuvent répondre aux défis à relever. La réduction des dépenses publiques n'est possible qu'avec un pouvoir intègre complètement indépendant des clientélismes auxquels sont liés la Droite et la Gauche. Or, sans réduction effective des dépenses publiques, il n'y a pas de possibilité de réindustrialiser.

 

La victoire de François Bayrou et ensuite de la Majorité du Courage est donc une nécessité. Son programme est simple: réduire la dépense publique, réindustrialiser, remonter le niveau d'instruction, et restaurer l'intégrité de l'Etat. Et tout se tient dans ce programme cohérent. Ses 4 piliers s'articulent les uns aux autres. Le sens de la candidature de François Bayrou, c'est de traiter enfin les problèmes à la racine. Cessons de perdre du temps. Cessons d'être fascinés ou séduits par des beaux parleurs. Votons utile pour notre avenir. Choisissons la troisième voie, la voie sociale-libérale qui concilie la réduction effective des charges sur les entreprises grâce à la réduction des dépenses publiques, une politique structurée de réindustrialisation, et le sauvetage de notre modèle social.


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Le mot de l'auteur

 

Chère lectrice, cher lecteur,

"L'alternative crédible" n'est pas un site politique ordinaire. Son objectif est de faire ce qui est le plus difficile dans notre vie politique: défendre sincèrement des idées. C'est le Think tank du Centre fort. Comme les altermondialistes, je suis dans une démarche intellectuelle de contestation du fonctionnement de notre société à bout de souffle, ... mais avec une orientation politique complètement différente! Je suis centriste, et donc à la fois libéral, humaniste et pro européen. Je voudrais que l'UDI, au-delà de son positionnement politique de Centre droit, soit porteuse également d'une véritable alternative politique, économique et sociétale. Car seul un mouvement de transformation en profondeur de notre société sur tous les plans peut être source d'une nouvelle espérance. Je cherche donc  à construire une pensée politique centriste qui soit à la fois globale et cohérente, et qui se traduise en propositions concrètes et originales. J'essais de le faire avec le plus d'objectivité possible, en essayant au maximum de m'affranchir des deux grandes entraves à la liberté de pensée que sont le politiquement correcte, et le moule technocratique. Bien que militant, mes propos dans ce site n'engagent pas l'UDI (ni le MoDem pour les articles écrits durant la période 2010-2012).

(PS: Certains nouveaux articles sont en cours d'écriture, tandis que les plus anciens ne sont volontairement pas réactualisés pour conserver le site original. Merci de votre compréhension.)

 

 

 

 

 

 

texte écrit en janvier 2014:

 

 

Le libéral éco-convivialisme

 

 

le système socio économique de l'avenir

 

 

 

 

La contestation de Gauche du système économique a perdu de sa force. Le communisme a presque disparu. Les protectionnistes n'arrivent pas à convaincre lorsqu'ils proposent de revenir au franc. Les altermondialistes sont sympathiques mais ne proposent pas d'alternative crédible. Les (néo) libéraux n'ont plus le monopole de la modernité qu'ils avaient dans les années 80 90 et sont discrédités par la crise financière de 2008. La social-démocratie est épuisée intellectuellement et ruinée par la faillite de l'Etat providence... Mais ne désespérons pas de l'avenir. Un système alternatif est possible: le libéral éco-convivialisme.

 

La crise économique que nous vivons est d'abord intellectuelle. Nous ne savons plus concevoir une vision de l'économie en phase avec la réalité de l'urgence écologique et capable tout à la fois de nous rendre compétitif dans la mondialisation, de recréer de l'emploi, et de générer du pouvoir d'achat pour les classes moyennes.

 

6 évolutions majeures bouleversent l'ordre établi:

 

  • la conscience de la finitude des ressources naturelles et plus globalement de l'urgence écologique qui remettent fondamentalement en cause nos modes de consommation et de production,
  • l'explosion de la dette publique qui remet fondamentalement en cause notre modèle social et l'organisation de l'Etat, des collectivités territoriales et de notre système système de santé,
  • la désindustrialisation massive et sa conséquence l'explosion du déficit du commerce extérieur qui remettent fondamentalement en cause les politiques économiques menées depuis 30 ans et le choix européen (de l'Allemagne et de l'Europe du Nord) d'un euro fort,
  • les risques nouveaux sur les libertés publiques que font courir les nouvelles technologies combinées aux retour des idéologies sécuritaires, hygiénistes et puritaines. Sur cette question, sous des prétextes et des habillages différents, Droite et Gauche mènent une même politique de remise en cause des libertés publiques et de contrôle de la société. La vocation du Centre est d'être le parti défenseur des libertés publiques.
  • la dégradation structurelle du besoin en emploi par rapport à la richesse produite qui remet fondamentalement en cause notre conception de la croissance,
  • et la décorrélation entre la croissance du PIB et le sentiment de bonheur qui remet fondamentalement en cause notre conception du progrès.

 

La prise en compte de ces 6 évolutions fondamentales doit nous conduire à repenser de façon globale notre système économique. Je propose dans ce site un système alternatif, le libéral éco-convivialisme, qui concilie la compétitivité avec l'écologie et le social, et qui consisterait à faire évoluer radicalement le système actuel selon 2 grands axes.

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  • 1er axe: Une grande réorganisation de la société pour réduire les dépenses publiques et la complexité juridico-administrative de façon à restaurer la compétitivité des entreprises en réduisant leurs charges directes et indirectes. Le choix d'une société plus libre, plus ouverte et plus juste reposant sur la conviction qu'il existe un lien fort entre libertés économiques et libertés sociétales .
Il s'agit d'aller très loin dans la réorganisation de la société en prenant des mesures de bon sens que la technocratie qui s'est immiscée dans tous les échelons du pouvoir n'acceptera jamais. Il s'agit d'une réforme complète des collectivités locales avec la suppression totale des chevauchements de compétences et des doublons, la suppression de la Mairie de Paris et son remplacement par une Mairie du Grand Paris et 1 seul département, d'une refonte de la formation professionnelle permettant d'économiser 10 Milliards d'euros par an, de la fin du paritanisme remplacé par une obligation d'adhérer à un syndicat, d'une simplification drastique de toutes les normes publiques, notamment dans le bâtiment, permettant une informatisation maximale des services arrières des administrations, ...
Cette gestion rigoureuse à l'Allemande ou à la scandinave des services publics permettrait non seulement de réduire structurellement les dépenses publiques mais aussi de redéployer les dépenses vers les secteurs utiles au public: urgences, maternités, armée, ... Cette gestion s'appuyant sur une simplification drastique des normes et des réglementations (hormis tout ce qui touche à la sécurité alimentaire) nécessite de rompre avec les principes du risque zéro et de la tolérance zéro qui imprègnent toutes les décisions prises depuis 30 ans. Voilà pourquoi une telle révolution ne peut se faire que dans une société beaucoup plus respectueuse des libertés publiques et des libertés économiques.
La baisse structurelle des dépenses publiques et la simplification permanente du droit doivent permettre un plan de baisse constante sur 10 ans des charges sur les entreprises accompagné de la mise en place d'un contexte favorable à l'entrepreneur, à tous les entrepreneurs quelques soient leur taille.
Par contre, le droit du travail doit être simplifié mais pas démantelé. Contrairement aux néo libéraux, je suis hostile à faire payer le coût de la nécessaire modernisation de notre modèle social sous forme de précarisation du salariat comme en Grande Bretagne, en Espagne , ou en Allemagne pour ce qui concerne le salaire minimum. Je pense qu'il ne faut pas s'engager dans une course au moins-disant social. Il faut juste une simplification et une rationalisation de notre modèle social avec par exemple le doublement des seuils sociaux, deux jours de carence pour tous salariés du privé comme du public en cas de maladie, l'alignement des retraites du public sur celles du privé (avec réintroduction d'une partie des primes), ....
Cette réorganisation de la société visant à faire la chasse à toute forme de bureaucratie et à créer un contexte favorable à l'entrepreneur permettrait de redonner du dynamisme économique selon les principes du libéralisme qui fonctionnent partout où ils sont appliqués. Ils permettraient aussi de redonner des marges de manoeuvre budgétaire à l'état pour se désendetter et pour investir.
 
  • 2ème axe: Une transition organisée vers un modèle de société éco-convivialiste fondée sur des nouveaux modes de consommation et de production, des nouvelles formes de création de richesses et de social, et une nouvelle philosophie des rapports humains redonnant toute sa place aux valeurs de liberté et de vivre ensemble.
Il s'agit d'aller très loin dans la transition écologique et dans la redéfinition des finalités des politiques publiques. Il faut commencer par redonner une vraie dimension prospective à la politique et investir massivement dans le similicarné, l'éolien maritime, le biogaz et les énergies renouvelables d'une façon générale, le stockage d'électricité (pour les voitures électiques ou hybrides) et la sécurité nucléaire.
Il faut ensuite rompre avec les finalités technocratiques et marchandes des politiques d'aménagement de l'espace public pour faire de la convivialité la valeur de référence. Des "zones de couvre fête" devraient être créées dans les grandes villes avec l'expérimentation de solutions innovantes pour réduire les nuisances sonores comme l'autorisation de la cigarette électronique dans les lieux festifs.
Il ne faut pas hésiter à sortir des secteurs entiers de l'économie de "l'économie casino" en imposant dans ces secteurs "des statuts limitant les dividendes" comme le statut de SCOP. Par exemple, on devrait ainsi interdire la course à la profitabilité dans le secteur des maisons de retraites. D'une façon générale, les secteurs ne demandant pas de gros investissements et travaillant sur les services aux personnes devraient être sortis du système économique traditionnel et transférés "dans un système économique d'entreprises privées ou d'association ne produisant pas ou peu de dividendes".
D'une façon générale il faut encourager toutes les formes de partages de l'usage des biens et d'économie sociale et solidaire. Une véritable société alternative fondée sur les circuits courts et l'obsolescence longue des produits consommés doit émerger.
Cette politique serait non seulement efficace sur le plan écologique mais permettrait de redonner du sens et de l'humanité à notre système. De plus, la partie soumise à la concurrence internationale de l'économie marchande n'étant plus pourvoyeuse d'emplois en nombre suffisant, il faut créer une économie alternative pourvoyeuse d'emplois non délocalisables. Cette économie a besoin, comme le reste de l'économie, d'une fiscalité et d'un cadre juridique allégés pour se développer. La boucle est ainsi bouclée.

 

Enfin, pour assurer la réussite de l'ensemble et pour compenser les inévitables effets récessifs de la vigoureuse politique de réduction des dépenses publiques, cette politique doit s'accompagner d'une grande politique du logement visant à faire baisser les prix des logements.

 

 

Philippe Dervaux

 

PS:

 

Références intellectuelles du Libéral éco-convivialisme:

 

Raymond Aron(http://institutdeslibertes.org/quest-ce-que-le-liberalisme-par-raymond-aron/)

 

et Edgard Morin(http://lesconvivialistes.fr/?page_id=8)

 

 

Définition du Libéral éco convivialime: c'est le mariage moderne et soucieux du développement durable du libéralisme authentique et du convivialisme.

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texte écrit en octobre 2013:

 

 

Qu'est-ce que l'alternative économique?

 

 

Le "système économique" de l'avenir est un mixte entre "le libéralisme authentique" et "le convivialisme écologique".

 

Pour faire simple, il y a 2 formes de libéralisme: "le libéralisme authentique" qui consiste à améliorer la compétitivité par la réduction des charges directes et indirectes sur les entreprises et "le néo libéralisme" qui consiste à améliorer la compétitivité par la réduction du coût du travail, notamment par "la flexibilité". Le néo libéralisme fait également de la liberté de circulation des capitaux et des marchandises un dogme.

 

"Le convivialisme" repose sur la conviction partagée par de nombreux intellectuels et économistes comme Edgar Morin que le PIB n'est plus la bonne mesure de l'économie. La finitude des ressources, la décorrélation entre le bonheur et la croissance et la tendance mondiale de l'économie traditionnelle à nécessiter, à production égale, de moins en moins d'emplois et plus particulièrement d'emplois bien payés sont 3 réalités qui remettent en cause la vision productiviste traditionnelle de l'économie.

 

L'alternative économique est donc un mixte (paradoxal à première vue) entre la nécessité d'améliorer la compétitivité dans le cadre actuel de l'économie productiviste traditionnelle au moyen du "libéralisme authentique" et la nécessité d'accompagner simultanément la nécessaire mutation vers une économie de partage des biens, de partage de l'usage des biens, de circuits courts, de recyclage, de coopératives, ... et de nouvelles formes de vie collective où la recherche de convivialité prime sur la recherche de rentabilité.

 

Je crois profondément que "le libéral convivialisme" est la voie d'avenir et que ce système se mettra en place progressivement, de façon empirique, par la succession de mesures très concrètes qui misent bout à bout donneront naissance à ce nouveau système économique. Toutes les propositions que je fais dans ce site reposent sur cette pensée économique originale que j'ai choisit de nommer "libérale convivialiste".

 

 

Elle repose sur 3 concepts simples:

 

  • Le libéralisme authentique: L'économie n'est pas un gâteau que l'on partage comme la gauche le pense, mais d'abord un gâteau que l'on fait grossir. Et c'est en créant un environnement favorable à l'entrepreneur par des impôts mesurés, une législation souple et stable et des facilités pour accéder au crédit que l'on crée de la richesse. Partout où est appliqué ce principe, ça marche et l'économie est prospère.

 

  • L'opposition au néo libéralisme: Le néo libéralisme auquel se réfère une certaine droite conduit inévitablement à moyen terme à une catastrophe économique, écologique et humaine. C'est une déviance du libéralisme. Il est la manipulation des idées libérales par une classe sociale de privilégiés qui veut maximaliser ses profits à court terme en pressurant les salariés. Paradoxalement, il finit toujours par engendrer une augmentation inconsidérée des dépenses publiques contraire à son principe affiché du toujours moins d'état parcequ'il est l'otage de clientélismes de classe qui le conduisent à abdiquer son principe devant ses propres lobbys. Il ignore la souffrance humaine et prône un modèle de croissance qui n'est plus soutenable dans un monde où les ressources naturelles se raréfient.

 

  • Le convivialisme: Le développement des pays émergents, la finitude des ressources naturelles, la décorrélation observée depuis les années 70 entre le bonheur et la croissance ainsi que la tendance de l'économie traditionnelle à engendrer de plus en plus de chômage de masse ou d'emplois mal payés nous obligent à repenser compenser notre modèle économique. A côté de l'économie traditionnelle doit émerger une nouvelle économie faite de circuits courts, d'économie circulaire, d'économie du partage et de la mutualisation des biens et d'une nouvelle forme de vie collective. Je suis persuadé que dans 50 ans la majorité des habitants vivront dans une forme rénovée de kibboutz qui fleuriront partout sur la planète.

 

 

Ces trois concepts sont interdépendants. Le convivialisme ne peut éclore que dans le libéralisme authentique et en opposition au néo libéralisme. L'opposition au néo libéralisme n'est possible que si on est capable de concevoir un modèle alternatif. Le libéralisme authentique défend les entrepreneurs, les jeunes et les classes moyennes qui sont les 3 catégories sacrifiées dans le système actuel.

 

 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

 

 

 

 

texte écrit en avril 2013:

 

 

Sur le plan économique, l'alternative crédible c'est:

 

 

  • de sortir de la fausse alternative entre une politique de relance et une politique d'austérité dans laquelle nous enferme le débat Droite-Gauche. L'austérité, c'est de couper (souvent aveuglément) dans des dépenses sans changer l'organisation de la société. Cela provoque la récession sans réduire durablement les dépenses. Tandis que la politique de relance prônée par la Gauche est souvent le faux nez d'un statu quo mortel pour les finances publiques. Je prône de remplacer le couple austérité-relance par le couple réorganisation-investissements. Il faut d'abord repenser complètement l'organisation de notre société avec pour objectif de réduire structurellement les dépenses publiques pour pouvoir ensuite investir massivement dans les secteurs d'avenir, dans des grands projets préparant l'avenir et dans de nouvelles formes de social et de services publics. C'est la seule façon de sauver les finances publiques de la faillite sans entrer dans un cycle récessif.
  • de réconcilier l'écologie et le produire en France, en sortant l'écologie de l'inefficacité où l'enferme les contradictions entre sa conception hygiéniste et gauchisante prônée par les Verts, la montée du consumérisme dans tous les domaines, et les nécessités économiques et sociales accrues avec la crise.
  • de "libérer" le libéralisme de ses compromissions avec l'économie financière casino, et avec ses profiteurs et ses suppôts (les partisans de la pensée unique). Il est important de réhabiliter le libéralisme en France en établissant clairement la différence entre le libéralisme "authentique", défenseur de l'entrepreneur, et le néolibéralisme, au service de clientélismes et de la finance.
  • de réconcilier les français avec la mondialisation en arrêtant la de subir grâce à une politique dynamique et volontariste fondée sur la cohérence d'une doctrine économique construite, le libéral-humanisme, qui réconcilie l'humain avec le dynamisme économique, tout en défendant les intérêts des entrepreneurs et des classes moyennes. Il faut également rejeter fermement les illusions dangereuses que sont l'anti mondialisation, la démondialisation ou la décroissance.

 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

texte écrit en janvier  2013

 

 

Qu'est ce que le libéral-humanisme en économie?

 

 

Cette doctrine économique peut être dite libérale car elle est fondée sur les deux plus importants axiomes du libéralisme qui sont que la baisse des charges sur les entreprises est source de dynamisme économique, et que le développement économique nécessite une économie ouverte sur le monde.

 

Elle peut être qualifiée d'humaniste car elle refuse de faire de la "flexibilité" la principale variable d'ajustement pour accroître la compétitivité de l'économie. Il y a déjà suffisamment de précarité, et ce n'est pas en s'engageant dans une course sans fin au moins-disant social que l'on pourra améliorer durablement la compétitivité. Bien d'autres pistes existes et sont à privilégier.

 

Le libéral humanisme refuse la déshumanisation de l'économie, veut remettre l'état au service de l'entrepreneur, remettre l'économie au service des classes moyennes et réorienter la production et la consommation vers le durable.

 

Il prône l'avènement d'une économie où les charges sur les entreprises sont faibles, où les services publics sont peu coûteux mais efficaces, et où le droit du travail est simplifié mais préservé.

 

Il est fondé sur les concepts de bons et de mauvais coûts, ainsi que de sources de dynamisme économique.

 

Les bons coûts sont: les investissements, les services publics efficaces, les domaines préservés de la commercialisation, le droit du travail et le filet de sécurité dans le domaine du social.

 

Les mauvais coûts sont: la bureaucratie, la complexité juridique et administrative, l'évasion fiscale, la corruption, la multiplication des intermédiaires, la perception de dividendes d'actions et les rémunérations abusives, l'assistanat dans le domaine du social.

 

Les sources de dynamisme sont: les investissements, l'éducation de haut niveau, les charges directes et indirectes basses, l'ouverture économique sur le monde, l'Europe et l'euro, une société ouverte, une population en augmentation grâce à la natalité et à une immigration maîtrisée et bien intégrée.

 

Cette vision simple mais efficace de l'économie apporte une solution à la crise en inspirant une politique globale et cohérente agissant dans les 8 directions suivantes: réorganiser l'administration pour la rendre structurellement moins coûteuse et plus efficace, faciliter la vie aux entrepreneurs, simplifier les lois et alléger les réglementations, défendre les libertés publiques, étendre l'assiette fiscale à tous les domaines commerciaux, combattre les corporatismes coûteux pour la collectivité dans la médecine, la formation professionnelle, les domaines juridiques, et les collectivités locales, restreindre la souveraineté à quelques domaines clé, mais se donner les moyens de  bien les défendre (exception culturelle, éducation, justice, brevets, technologies militaires, ...).

 

C'est au fond du "libéralisme authentique" par opposition au néolibéralisme enseigné dans toutes les écoles de commerce, l'ENA et les facs d'économie et qui a façonné la pensée "unique" de tous les technocrates et de bon nombre de nos dirigeants. L'alternative crédible est de s'affranchir de ce système de pensée, tout en refusant les simplismes anti capitalistes et anti mondialisation.

 

 

Philippe Dervaux

 

 

 

texte écrit en octobre 2012

 

 

La première contradiction: réduire l'endettement sans casser la croissance

 

L'endettement de la France s'accélère alors que des dépenses prévisibles liées au vieillissement de la population ne sont même pas financées!  La déduction logique est qu'il faut réduire de toute urgence les dépenses publiques. C'est effectivement indispensable mais ce n'est pas simple à mettre en oeuvre. Cela demande de remettre à plat complètement l'organisation de notre société, ce qui exige de contrarier des clientélismes puissants. De plus, même si cela est fait avec discernement, réduire les dépenses publiques, c'est toujours mener une politique d'austérité qui risque de nous entraîner dans un cycle récessif comme la Grèce ou l'Espagne.

 

 

La deuxième contradiction: réindustrialiser sans argent public et sans casser le modèle social

 

En parallèle de ce problème d'endettement, il y a celui de la désindustrialisation. Il faut de toute urgence sauver ce qui reste d'industrie, et surtout en créer de nouvelles. C'est ce qu'on appelle mener une politique de relance par l'offre (par opposition à une politique de relance par la demande ou la consommation qui n'est plus possible aujourd'hui à cause de 2 raisons, notre endettement, et parceque que l'argent distribué par l'état profite plus aux importations qu'à notre production nationale). Une politique de l'offre signifie principalement une politique visant à améliorer la compétitivité. Or il y a 2 types de compétitivité, la compétitivité hors coût ou la compétitivité par la baisse du coût du travail. La première consiste à soutenir l'innovation, à améliorer la qualité des infrastructures, à investir dans la formation, ... La deuxième se fait par la baisse des charges sociales, la baisse des salaires, l'assouplissement du droit du travail appelé pudiquement "flexibilité", la remise en cause d'acquis sociaux, l'augmentation de la productivité au travail, ... La première est la plus séduisante en apparence mais elle est plus longue à mettre en place et plus coûteuse pour les finances publiques. La deuxième est la plus rapide et facile techniquement à mettre en place, mais elle a un coût social et humain important, et donc un coût politique, et certaines de ses mesures (baisses des salaires, ...) peuvent avoir des effets récessifs évidents.

 

 

La troisième contradiction: gérer la crise et l'urgence écologique

 

Notre modèle économique consumériste et concurrentiel montre ses limites. Sur le plan écologique, le consumérisme entre en conflit avec la finitude des ressources naturelles, tandis que sur le plan de la compétition internationale, il est de plus en plus évident que l'économie concurrentielle est de moins en moins pourvoyeuse d'emplois bien payés. Ce problème est encore masqué par le développement des pays émergents qui ouvre de nouveaux marchés, mais il devient partout de plus en plus difficile de conserver des classes moyennes.

 

Bien sûr, cette description de la situation est schématique et simplifiée. Mais je pense qu'il faut absolument l'avoir en tête lorsqu'on parle d'économie aujourd'hui. Trouver une bonne politique économique c'est d'abord trouver une réponse globale et cohérente à ses trois contradictions. Les réponses traditionnelles de Droite ou de Gauche sont disqualifiées par leur impuissance face aux grands maux de la France, montée du chômage, désindustrialisation, naufrage de notre commerce extérieur et explosion de la dette. Elles sont également disqualifiées, pour ce qui est de la pensée néo libérale de Droite, par la crise dite des subprimes de 2008, et pour ce qui de la social démocratie de Gauche, par la faillite de l'état providence.

 

Rechercher une alternative crédible sur le plan de l'économie est donc une nécessité. Le travail intellectuel et théorique est très important. Car les problèmes ne proviennent pas que d'erreurs de gestion des uns ou des autres. Ils proviennent avant tout d'un manque de vision d'ensemble dans laquelle inscrire l'action. Ce site a aussi pour vocation de participer à cet indispensable travail de réflexion, pour en dégager une vision centriste forte et claire. Je m'inspire un peu de la pensée de Saint-Simon dont j'admire la compréhension de la complexité économique, mais j'utilise surtout l'expérience des acteurs de terrains que ma profession me permet de côtoyer facilement.

 

 

Les principes essentiels d'une vision centriste de l'économie:

 

 

Politiquement, le Centre doit à la fois réussir à faire ce que la Droite française a toujours promis et n'a jamais tenu, à savoir mettre en place un contexte favorable à l'entrepreneur quelque soit sa taille, et réussir là où la Gauche a failli dans sa mission, à savoir donner l'égalité des chances à tous et protéger réellement les salariés contre la précarité et le chômage.

 

La solution théorique à la crise est connue. Premièrement, il faut réduire les dépenses publiques sans casser la croissance. Cela passe par un tri entre celles qui participent à la richesse collective, et celles qui agissent comme un fardeau à la collectivité. Le social, par exemple, participe à la richesse collective lorsqu'il permet à un individu de faire face à un coup dur de la vie et de se relever, mais il est un fardeau lorsqu'il devient de l'assistanat. Deuxièmement, il faut compenser l'inévitable effet récessif d'une contraction des dépenses publiques par "un véritable New deal social", c'est-à-dire par l'invention d'une nouvelle forme de social redonnant massivement du pouvoir d'achat et du bien-être, sans passer par la distribution d'argent public.

 

De tous ses constats se dégage une vision centriste de l'économie qui apporte une solution à la crise. Elle repose sur 4 piliers:

 

une politique d'austérité intelligente avec un "tri" entre les dépenses qui participent à la richesse collective et celles qui sont un poids mort pour la collectivité (assistanat, bureaucratie, excès de complexité juridique, excès de réglementation, ...).

 

une politique libérale de relance par la compétitivité dans ses 2 versions, la compétitivité hors coût dans la limite de ce que les finances publiques peuvent supporter, et la compétitivité coût du travail, en privilégiant la baisse des charges sociales sur la "flexibilité" dont les coûts humains sont très importants. Enfin, une politique générale de soutien et de valorisation de tous les entrepreneurs et producteurs de richesse.

 

un "New deal social" dont le but est de contrebalancer les inévitables effets récessifs d'une politique d'austérité, même intelligente, en concevant une politique sociale complètement neuve fondée sur 3 composantes: une politique massive du logement visant à provoquer la baisse du coût du logement, une politique de défense des consommateurs contre les oligarchies visant à redonner du pouvoir d'achat, et une politique sociétale libérale visant à améliorer la qualité de vie et le bien-être par une extension des libertés publiques (au lieu de leur perpétuelle remise en cause), par l'aménagement d'espaces de gratuité dans l'espace public (plages publiques, ...), et par le renforcement du lien social (complémentarités jeunes-séniors dans le travail, redonner une place aux personnes âgées dans la société, favoriser la fête dans l'espace public, ...).

 

une politique de mutation écologique organisée et massive, transformant les modes de vie et de consommation en tenant compte des impératifs sociaux et économiques. On doit passer d'une écologie punitive, à base de réglementations, à une écologie participative à base d'innovations technologiques ou sociales générant des changements de mode vie, de consommation et de production.

 

Ces 4 piliers d'une politique globale peuvent être résumé en une phrase: redonner du dynamisme économique en baissant les charges de toutes natures et sur tous les entrepreneurs quelques soient leurs tailles, ainsi que faciliter la vie par tous les moyens, dépenser intelligemment, et préparer l'avenir. Pour synthétiser encore plus: redonner de la vie sous toutes ses formes à notre pays.

 

Et si on doit faire de la théorie, cette politique consiste à faire du libéralisme authentique sur le plan économique (en opposition au néolibéralisme), à faire le choix assumé d'une société libérale sur le plan sociétal.

 

 

L'alternative centriste contre l'immobilisme mortel de la Droite et de la Gauche, et le protectionnisme suicidaire des extrêmes.

 

 

Droite et Gauche font la même politique avec des nuances différentes. C'est un mélange de conservatisme visant à protéger les clientélismes de l'état providence, et de mesures d'inspiration néolibérale. Le refus de remettre en cause l'organisation de notre société conduit à une augmentation continue des dépenses publiques. Et lorsqu'ils sont acculés par les marchés financiers ou l'Europe, ils prennent quelques mesures d'inspiration néolibérale de casse de notre modèle social. Ils nous coince entre les deux mâchoires maléfiques d'une tenaille diabolique, le statu quo et le démantèlement progressif du système.

 

Ils refusent obstinément de réorganiser et de simplifier ce système qui est structurellement trop coûteux et de plus en plus inefficace. Et lorsqu'ils prennent des mesures, c'est toujours soit pour augmenter les impôts des particuliers ou les charges sur les entreprises, soit pour remettre en cause le droit du travail, soit pour inventer de nouvelles règles qui réduisent encore les libertés publiques. De plus elles vont dans tous les sens, sans aucune cohérence d'ensemble, et leurs effets s'annulent donc. C'est pourquoi on peut qualifier d'immobilise les politiques similaires que Droite et Gauche mènent. C'est pourquoi aussi la France étouffe sous les contradictions, les restrictions et les contraintes de toutes natures, son industrie meurt à petits feux, son commerce extérieur sombre, ses finances prennent l'eau, ...

 

Quant aux deux extrêmes, on peut dire aussi qu'ils proposent des politiques similaires. Tous les deux refusent la mondialisation et l'Europe et sont protectionnistes. Ils ne diffèrent que par le bouc émissaire qu'ils choisissent, le riche pour l'extrême gauche, et l'immigré pour l'extrême droite. Refuser la mondialisation et l'Europe sont des illusions qui nous font perdre du temps. Ce sont des leurres qui font croire que les problèmes viennent des autres et nous exonèrent de nous réformer. Le Centre doit combattre vigoureusement ces dangereuses illusions.

 

Les problèmes sont de notre faute, et les solutions sont en nous. L'Europe est notre avenir et la mondialisation est le cadre incontournable d'un monde globalement en croissance et en progrès. Il ne dépend que de nous d'y faire notre place.

 

L'alternative centriste est de suivre un schéma directeur simple: Pour réindustrialiser, il faut diminuer les charges sur les entreprises, et donc réduire les dépenses de l'état, et donc réorganiser l'état pour le rendre plus efficace et moins coûteux, ce qui passe obligatoirement par une simplification générale du droit, des réglementations et de l'organisation. Et comme toute politique d'austérité a des effets récessifs, il faut les compenser par un New deal social, c'est-à-dire une nouvelle forme de politique sociale qui permet de redonner du pouvoir d'achat et du bien-être social sans passer par la subvention et l'assistance.

 

 

Cette politique est libérale sur le plan économique parce qu'elle passe par la baisse des charges sur les entreprises et l'accroissement de la liberté d'entreprendre. Elle n'est pas "néolibérale" comme l'est une politique de droite, et malheureusement comme fini toujours par le devenir une politique de gauche, parce qu'elle refuse de remettre en cause le SMIC et l'essentiel du droit du travail (le CDI). De plus elle a un volet social très réel.

 

C'est une politique de défense de l'économie réelle contre la bureaucratie, les oligarchies, et les excès de toutes natures du néolibéralisme. De plus cette politique est compatible avec une véritable écologie de mutation des modes de production et de consommation, et elle s'insère dans un projet plus globale d'une société plus humaine et plus facile à vivre. Je fais un lien directe entre libéralisme économique et libéralisme sociétal. Si je devais donner un nom au modèle économique que je préconise, je l'appellerai "libéral humanisme". Pour comparer, la Droite théoriquement libérale et la Gauche théoriquement sociale démocrate, mènent au fond la même politique sociale libérale. Mais c'est un social libéralisme non aboutit. On n'a plus les moyens d'être social. Et on n'a pas le courage d'être libéral.

 

Pour faciliter la compréhension, je vous livre ici quelques prises positions concrètes qu'amènent à faire cette conception de l'économie.

 

 

Prises de position concrètes:

 

 

 

1) Redresser la France en 25 mesures

 

 

 

  • Faire un inventaire général des lois et des réglementations pour les simplifier, les rationaliser, et réduire leur nombre. Regrouper les lois en 1 seule par domaine.
  • Faire le Big Bang de l'état en simplifiant, rationalisant, informatisant les process et les procédures de façon à le réorganiser en 9 pôles (cf page de garde), et à réduire le personnel des services arrières pour en réaffecter une partie  sur les services en contact avec le public.
  • Faire l'inventaire des équipements dans les collectivités territoriales, supprimer les chevauchements de compétences entre les strates administratives, interdire les doublons entre les villes et les communauté de communes, réduire le nombre de régions à 8 (en Métropole) avec des compétences en matière de politique industrielle et de pilotage de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur (les lycées étant redonnés aux départements)
  • Faire la refonte générale de la fiscalité avec comme mesures principales la fusion de l'IR et de la CSG pour les foyers, la diminution programmée de 30% des charges sociales sur les entreprises (grâce aux économies de fonctionnement), puis la réaffectation d'1/3 du restant sur une fiscalité écologique coréllée à  l'empreinte énergétique et d'un autre tiers sur une fiscalité basée sur le chiffre d'affaires. Ainsi les charges sociales globales seraient réduites de 30% (soit de 41€ pour 100€ de salaire à 28€) et les 70% restant seraient divisés en 24% de charges sociales (soit 10€ pour 100€ de salaire), 23% de fiscalité sur le chiffre d'affaire (soit 9€ pour 100€ de salaire) et 23% de fiscalité écologique (soit 9€ pour 100€ de salaire).
  • Renégocier les 35 heures par branches avec un maximum légal porté à 40 heures
  • Passer à une retraite par points, avec un âge maximum porté à 67 ans, des dispositifs de cumul emploi partiel - retraite partielle, et avec la suppression des régimes spéciaux, hormi pour les militaires
  • Multiplier les Centres de santé
  • Créer des maisons médicalisées bon marché pour les personnes âgées.
  • Réorienter le social vers les travailleurs pauvres
  • Réorganiser la formation professionnelle (cf page de garde)
  • Réorganiser la médecine (cf page de garde)
  • Supprimer les droits de succession sur les TPE PME
  • Créer un statut de la multinationale française
  • Créer les Class-actions visant principalement à baisser les prix (cf page de garde)
  • Créer un statut protégé pour les étudiantes-mères
  • Offrir le haut débit pour tous grâce à un investissement national
  • Relancer les grands chantiers dont le canal Seine Nord et le Grand Paris
  • Etendre le statut d'auto entrepreneur aux artisans avec la possibilité d'embaucher des employés autoentrepreneurs, restaurer tous les avantages de ce statut
  • Restaurer les avantages fiscaux du emplois à domicile
  • Légaliser la prostitution
  • Sanctuariser le budget militaire consacré à l'armement
  • Supprimer les objectifs dans la Police et orienter la formation des policiers dans le sens du respect des valeurs républicaines. Donner des moyens à la police d'investigation.
  • Orienter la réforme de l'éducation vers l'élévation du niveau scolaire et technique prioritairement. Redonner des pouvoirs en matière de discipline aux chefs d'établissements
  • Orienter la politique écologique vers la réalisation de grands projets structurants (cf page de garde)
  • Ne pas remettre en cause ni le CDI, ni le SMIC, ni le statut des fonctionnaires. Une simple simplification des contrats de travail est souhaitable, mais il faut très clairement choisir de refuser la précarisation du salariat. La grande réforme de notre modèle sociale devrait être de renégocier "branche par branche" les 35 heures, le CDI et le SMIC. Tandis que les indispensables économies et la nécessaire amélioration de notre compétitivité doivent être faites par la réorganisation de l'état permettant la baisse des charges sociales sur les entreprises, en non par la précarisation des salariés.

 

 

2) Dynamiser Paris en 11 mesures

 

 

  • La construction tout autour de Paris de parking relais, équipés pour 50 % des places de bornes de recharges pour les voitures électriques, couplée d'un forfait stationnement-recharge-passe navigo 2 zones. La préservation de la voie ferrée de la petite ceinture comme possibilité à long terme de répondre à l'augmentation du traffic sur Paris et la connexion dans les 5 ans qui viennent du T8 avec un tramway sur la partie Nord Est de la petite ceinture traversant les 19ème et 20ème arrondissement.
  • L'assouplissement de l'horodateur des taxis en échange qu'ils travaillent les vendredis et samedis soirs
  • Des zones de "couvre fête" les vendredis et samedis soirs dans certains quartiers
  • L'aménagement de la continuité cyclable et piétonne le long de la Seine
  • Un stationnement favorisé pour les professionnels travaillants sur Paris
  • 100 000 places de stationnement deux roues motorisées
  • L'interdiction de stationnement pour les 4*4 en surface
  • des mini quartiers piétons et cyclistes dans les enchevêtrements de petites rues
  • Le pilotage de l'économie sociale et solidaire par les Mairies d'Arrondissement ouvrant des salles de trocs et d'échanges
  • L'aménagement de cours d'immeubles pour stationner les vélos (en accord avec les co-propriétés)
  • La fusion dès 2015 des 4 départements 75 92 93 94 dans un département unique appelé "Paris Métropole" et pilotant le projet du Grand Paris.

 

 

 

Références intellectuelles du Libéral éco-convivialisme: Raymond Aron (http://institutdeslibertes.org/quest-ce-que-le-liberalisme-par-raymond-aron/) et Edgard Morin (http://lesconvivialistes.fr/?page_id=8)

 

 

"L'alternative économique" dans l'alternative crédible, droits de copie libres à condition d'en mentionner l'origine.

 

<p>Article tiré de Slate Afrique du 17 juin 2011</p>
<p> </p>
<h1 id="article_title">Cheikh Hamidou Kane:</h1>
<h1>«Je suis énormément déçu par Laurent Gbagbo»</h1>
<p> </p>
<h2 id="article_subtitle">Auteur de «L’aventure ambigüe», l'écrivain et ancien ministre sénégalais analyse pour SlateAfrique la politique africaine et la situation en Côte d’Ivoire.</h2>
<div id="article_picture"><img src="/http://www.slateafrique.com/sites/default/files/imagecache/article/2011-06-16_1426/kane.jpg" border="0" width="600" height="330" />
<p>Cheikh Hamidou Kane au festival Etonnants voyageurs © Sabine Cessou, tous droits réservés.</p>
</div>
<div id="article_content">
<div id="article_infos">
<div>
<p>l'auteur</p>
<p><a href="/http://www.slateafrique.com/auteur/1807">Sabine Cessou</a></p>
</div>
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<p> </p>
<p> </p>
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</div>
<div id="afriquecontent">
<p style="text-align: justify;">Cheikh Hamidou Kane, 83 ans, n’est pas vraiment à la retraite. Cet écrivain, occupé depuis plusieurs années à la rédaction de ses mémoires, a participé du 11 au 13 juin 2011 au festival <a href="/http://www.etonnants-voyageurs.com/" target="_blank">Etonnants voyageurs</a> à Saint-Malo (France). Plusieurs générations d’écoliers d’Afrique francophone ont étudié son premier roman, <em>L’aventure ambigüe</em> (Julliard, 1961), un grand classique qui a posé une question restée centrale après les indépendances: l’acculturation et la perte de soi-même éprouvée par les Africains au contact avec l’Occident.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cheikh Hamidou Kane est revenu à Saint-Malo sur son oeuvre, qui se résume à deux romans, <em>L’aventure ambigüe</em> et sa suite, <em>Les gardiens du temple</em> (Stock, 1995).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il a aussi évoqué ses activités politiques du moment: il est en effet impliqué dans les assises nationales au Sénégal. Un vaste rassemblement de la société civile et de partis politiques présidé par Amadou Makhtar Mbow, ex-directeur général de l’Unesco, et auquel le camp du président <a href="/http://www.slateafrique.com/2583/abdoulaye-wade-senegal-coups-diplomatiques-kadhafi" target="_blank">Abdoulaye Wade</a> a refusé de participer. Cheikh Hamidou Kane, lui, s’y trouve en tant qu’ancien ministre et «ancien» tout court, figure respectée et voix critique.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’écrivain a aussi été, tout au long de sa vie, un homme de responsabilités et d’action, successivement gouverneur de Thiès (1960-62), premier conseiller à l’ambassade du Sénégal au Libéria (1963), vice-directeur du bureau régional de l’Unicef à Lagos, au Nigeria (1963-1967), sous-directeur du Centre de recherches pour le développement international (CRDI, coopération canadienne, 1974-1976) à Ottawa, ministre du Développement industriel et de l’artisanat sous Senghor (1978-1981), puis ministre du Plan et de la Coopération (1981-1988) sous Abdou Diouf.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">D’origine peule, ce nomade des temps modernes est revenu pour SlateAfrique sur un sujet qui le passionne: la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, un pays qu’il connaît bien pour y avoir vécu de 1967 à 1974, au temps de Félix Houphouët-Boigny, dans le cadre de ses fonctions de directeur du bureau régional de l’Unicef.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Compte tenu de ce qui s’est passé en <a href="/http://www.slateafrique.com/pays/25/Guin%C3%A9e" target="_blank">Guinée</a>, en <a href="/http://www.slateafrique.com/pays/17/C%C3%B4te%20d%20Ivoire" target="_blank">Côte d’Ivoire</a> et de ce qui risque de se passer en <a href="/http://www.slateafrique.com/pays/44/R%C3%A9publique%20d%C3%A9mocratique%20du%20Congo" target="_blank">République démocratique du Congo</a> (RDC), peut-on considérer que les élections sont toujours la panacée en Afrique?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cheikh Hamidou Kane - </strong>Les élections représentent bien la solution. Les bailleurs de fonds et les nations occidentales ont raison d’exiger des élections des <a href="/http://www.slateafrique.com/2409/afrique-top-10-accros-au-pouvoir" target="_blank">leaders africains actuels</a>, qui se réclament de la démocratie mais trichent avec ces réalités. Le tout n’est pas de dire qu’on est démocrate. La démocratie suppose l’existence de contre-pouvoirs, dont bien des leaders politiques africains ne veulent pas.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Les populations sont parfaitement mûres. En Côte d’Ivoire, 54% des gens se sont prononcés pour <a href="/http://www.slateafrique.com/2165/cote-ivoire-les-10-chantiers-de-ouattara" target="_blank">un candidat</a> qui n’était pas <a href="/http://www.slateafrique.com/1739/cote-ivoire-huit-erreurs-de-laurent-gbagbo" target="_blank">Laurent Gbagbo</a>, malgré sa présence au pouvoir pendant dix ans et l’instrumentalisation des <a href="/http://www.slateafrique.com/791/ivoirite-morts-resurrections" target="_blank">différences ethniques</a> et religieuses. La même chose s’est passée en Guinée. Les peuples sont prêts à pratiquer la démocratie et leur aspiration va aller crescendo. Le printemps arabe a montré comment des jeunes ont imposé la révolution. Des jeunes qui ont vécu sous des régimes plus dictatoriaux qu’en Afrique noire.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Va-t-il y avoir un effet de contagion?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Non, mais un effet qui procède d’un mouvement démographique. Dans tous ces pays, en Afrique noire plus encore que dans les pays arabes, les jeunes sont devenus les plus nombreux. Dans quelques temps, la jeunesse africaine sera la plus nombreuse du monde. Il faudra qu’on règle ses problèmes, qu’on l’éduque, qu’on la soigne, qu’on lui trouve du travail. On ne peut plus les laisser ces jeunes errer de ville en ville, errer de continent en continent, aborder les frontières de l’Europe et <a href="/http://www.slateafrique.com/1709/immigration-grand-mensonge-europeen" target="_blank">se faire refouler</a>. Cela ne peut plus continuer.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Aurait-il fallu faire une transition plus longue en Guinée et laisser à la société plus de temps pour se réformer, créer des partis politiques dotés de véritables programmes?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Encore une fois, les peuples sont prêts et comprennent ce qu’est <a href="/http://www.slateafrique.com/2541/cameroun-politique-biya-elections-alternance-possible" target="_blank">l’alternance politique</a>. Ce sont les leaders politiques modernes qui trichent. Ils trichent avec la règle démocratique qu’ils ont apprise en Occident, mais qu’ils n’utilisent que dans la mesure où elle les arrange, sans les contre-pouvoirs qui font toute la valeur de la démocratie. Les pouvoirs exécutif, parlementaire et judiciaire sont tous repris chez nous dans les mêmes mains présidentielles. Cela ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Les peuples n’ont pas besoin qu’on leur fasse des dessins. Je trouve tout à fait valable cette <a href="/http://www.slateafrique.com/2319/france-gendarme-de-l-afrique" target="_blank">ingérence des pays du Nord</a> et des Nations unies dans les processus électoraux de nos pays. Je ne suis pas de ces intellectuels qui disent que c’est une nouvelle domination de l’Occident sur les anciennes colonies. Ce n’est pas vrai. J’applaudis des deux mains à ce devoir d’ingérence et aux contrôles qui sont faits. Les gens qui n’en veulent pas, ce sont des tricheurs! Laurent Gbagbo avait donné son accord pour faire des élections avec l’aide des Nations unies. Au dernier moment, il n’a pas voulu en accepter les résultats.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Avez-vous été déçu par Laurent Gbagbo?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Doublement déçu, parce que Gbagbo n’est pas un président comme les autres. Cet <a href="/http://www.slateafrique.com/591/gbagbo-kadhafi-idoles-chute" target="_blank">ancien professeur d’université</a> appartient à l’élite intellectuelle. Avant d’accéder au pouvoir, il était pour l’unité africaine, les Etats-Unis d’Afrique et la démocratie. Il a suffi qu’il soit élu pour tourner le dos à tous ces idéaux, pratiquer une politique différente et s’accrocher au pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Après deux mandats, dont le deuxième était confisqué, il a voulu rester à la tête du pays, au risque d’entraîner une guerre civile en Côte d’Ivoire. Il a contraint les Africains à avoir recours à l’armée française pour arbitrer le jeu. Cela, de la part d’un intellectuel comme lui, qui prétend être nationaliste…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Est-ce impardonnable?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>C’est impardonnable d’avoir triché au point d’avoir obligé les Nations unies et la France à intervenir!</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Qu’avez-vous pensé de ces tentatives de médiations africaines qui ont toutes échoué en Côte d’Ivoire?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Elles ont montré l’inefficacité des structures politiques africaines. C’est un <a href="/http://www.slateafrique.com/2289/maux-croises-de-l-union-africaine" target="_blank">échec de l’Union africaine</a> (UA), dans une certaine mesure, malgré la place importante qu’ont joué des organisations sous-régionales comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Qu’avez-vous pensé de <a href="/http://www.slateafrique.com/1883/on-pietine-la-constitution-en-cote-ivoire%C2%BB" target="_blank">l’intervention militaire française</a> pour arrêter Laurent Gbagbo?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Elle était nécessaire dans la mesure où, pendant les dix ans où Laurent Gbagbo a exercé le pouvoir, il n’a pas cessé de détourner les ressources budgétaires et le produit de la vente du café et du cacao pour acheter des armes lourdes. Il a armé des milices, en infraction avec les accords de paix qui avaient été signés. De l’autre côté, au Nord, les gens se sont aussi armés, avec moins d’armes lourdes cependant.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Si on avait laissé Gbagbo faire, non seulement il aurait contesté les résultats qui lui étaient défavorables, mais il aurait aussi massacré les populations. Il a bien fallu faire intervenir des armées qui avaient les moyens de détruire les armes lourdes aux mains du régime de Laurent Gbagbo. Les Nations unies et la France ont eu tout à fait le droit d’intervenir pour empêcher un génocide. Je regrette que ce soit dû à l’obstination de Gbagbo à pousser la tricherie jusqu’au bout.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - La crise ivoirienne n’est-elle pas imputable à feu Félix Houphouët-Boigny, qui a laissé pousser les graines de la discorde et n’a pas bien réglé la question de sa succession?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Au moment où les Français étaient contraints de donner la liberté et l’indépendance en Afrique, Félix Houphouët-Boigny a été le porte-parole de ceux qui ont voulu qu’on ne donne pas l’indépendance à deux fédérations regroupant plusieurs pays de l’Afrique occidentale et équatoriale…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Senghor [le premier président du Sénégal, ndlr] avait milité pour cette solution, mais Houphouët-Boigny —trompé en cela par le colonisateur français, qui voulait partir sans partir— a préconisé l’indépendance pays par pays. Il a dit à l’époque qu’il n’y avait pas de raison que la Côte d’Ivoire soit <a href="/http://www.monde-diplomatique.fr/2000/10/COULIBALY/14298" target="_blank"><em>«la vache à lait de l’Afrique occidentale française»</em></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, la Côte d’Ivoire a été découpée par le colonisateur français et se trouve faite de morceaux de territoires pris à gauche et à droite. Il est injuste de dire que la Côte d’Ivoire est la propriété des gens du Sud. Si elle devenue riche comme elle l’est, c’est parce qu’elle a fait venir des populations du Nord pour travailler dans les plantations de café et de cacao. Depuis qu’elle existe, elle s’est faite ainsi. Houphouët est à l’origine de la marche solitaire de la Côte d’Ivoire par rapport aux autres pays…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Est-il aussi responsable de la marginalisation politique des populations du Nord?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Il a créé un parti politique fédéral, le RDA, où des gens du Nord ont joué un rôle important. Ce parti existait aussi au Soudan français (l’actuel <a href="/http://www.slateafrique.com/pays/34/Mali" target="_blank">Mali</a>), en Guinée et jusqu’au <a href="/http://www.slateafrique.com/pays/55/Tchad" target="_blank">Tchad</a>. Je ne comprends pas que ce dirigeant, qui a construit sa notoriété et sa force politique sur une dimension fédérale, se soit ensuite retranché dans les frontières de la Côte d’Ivoire. L’ivoirité, ce n’est pas viable. La Côte d’Ivoire ne peut jouer son rôle que si elle s’entend avec les populations et les pays voisins. Au sein de l’Uémoa, la Côte d’Ivoire a une place prépondérante, mais ce n’est possible que s’il y a une économie intégrée...</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - N’est-ce pas ironique, d’avoir une crise de cette ampleur, l’année du <a href="/http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/afrique_1063/cinquantenaire-independances-africaines_20167/cinquantenaire-independances-africaines-conference-presse-jacques-toubon-01.04.10_81271.html" target="_blank">cinquantenaire des indépendances</a>?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Cette indépendance ne sera complète que lorsque les Africains auront créé un pouvoir politique fédéral ou confédéral…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Vous y croyez vraiment?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>J’y crois! La Cédéao est une étape sur ce chemin. Si cet ensemble avait été doté d’une monnaie et d'une armée, elle aurait pu intervenir en Côte d’Ivoire. Il vaut mieux former les contingents de la Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cédéao (<a href="/http://fr.wikipedia.org/wiki/Economic_Community_of_West_African_States_Cease-fire_Monitoring_Group" target="_blank">Ecomog</a>), qui existent déjà, pour intervenir dans les conflits internes au continent africain et aider à le protéger des incursions terroristes de tout bord, notamment ceux dans le Sahara. Il faut donner une force militaire importante, des outils, des armes et leur permettre de se poser en arbitre.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Ne faudrait-il pas commencer par dépasser 54 nationalismes, avant de créer cette fédération?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>Faire les Etats-Unis d’Afrique ne signifie pas dépouiller les pays actuels de tout pouvoir: comme les Etats américains fédérés, qui ont des gouverneurs, des parlements, ils peuvent garder certains pouvoirs. Comme l’ont fait les Américains et les Européens, il faut s’unir pour faire le poids dans le monde contemporain. On peut garder les 54 Etats mais conserver au-dessus un gouvernement fédéral qui disposerait d’un pouvoir politique, économique et judiciaire, pour être l’interlocuteur unique de notre continent.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - N’est-ce pas le vieux rêve de votre génération, qui a vu naître l’OUA, l'ex-Union africaine, en 1963, dans la foulée des indépendances?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K. - </strong>L’évolution du monde, la place de plus en plus importante des jeunes va obliger les Etats africains à s’organiser de manière à pouvoir instruire, nourrir et donner du travail à la jeunesse. On ne peut pas le faire avec les 54 petits Etats de l’Afrique d’aujourd’hui, mais seulement si les ressources du continent sont gérées par une instance fédérale. Dans l’état actuel des choses, quel poids voulez-vous que le gouvernement du Tchad ait vis-à-vis d’<a href="/http://www.slateafrique.com/249/niger-aqmi-areva-uranium-antifrancais" target="_blank">Areva</a> ou celui du <a href="/http://www.slateafrique.com/pays/22/Gabon" target="_blank">Gabon</a> vis-à-vis d’une multinationale comme Total?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SlateAfrique - Cela permettrait-il de décoloniser encore plus, en créant des ponts entre l’Afrique francophone et anglophone?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C. H. K - </strong>La Cédéao est la première autorité à regrouper d’anciennes colonies françaises, portugaises et britanniques. J’aime à rappeler une définition de l’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo (1922-2006). L’histoire de l’Afrique, depuis la rencontre avec les Occidentaux et le prévèlement de bois d’ébène sur les côtes africaines, est marquée par trois grandes dépossessions: celle de son initiative politique, de son identité endogène et de son espace.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan politique, l’arrivée des explorateurs occidentaux a coïncidé avec la disparition des rois, des empereurs qui étaient là avant la colonisation. Sur le plan de l’identité, nous avons renoncé à nos langues et à nos lois, comme si nous ne nous étions pas gouvernés jusque-là. Sur <a href="/http://www.slateafrique.com/taxonomy/term/1593" target="_blank">le plan spatial</a>, les 54 Etats actuels n’ont aucune relation avec l’espace géopolitique qui existait avant.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La renaissance de l’Afrique passe par la fin de ces trois dépossessions. Il faut créer un pouvoir continental africain et enseigner dans nos écoles nos langues et notre histoire —et non celles de l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>Propos recueillis par <strong><em>Sabine Cessou</em></strong></p>
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tiré de Slte Afrique du 24 juin 2011

 

«En Côte d’Ivoire, c’est une démocratie sans éthique qui se construit»

 

L’historien et philosophe camerounais Achille Mbembe livre son point de vue sur la crise ivoirienne.

Achille Mbembe © Sabine Cessou, tous droits réservés.

l'auteur

Sabine Cessou

 

Achille Mbembe, historien et philosophe camerounais, a des analyses qui dénotent sur la Côte d’Ivoire. Il avait écrit avec son compatriote Célestin Monga, intellectuel et économiste travaillant pour la Banque mondiale, une tribune remarquée sur la «démocratie au bazooka» qui s’annonçait en Côte d’Ivoire.

 

Aujourd’hui, il dénonce toujours l’imbrication du militaire dans le politique au pays d’Alassane Ouattara. Très critique sur la célébration du cinquantenaire des indépendances, cet intellectuel souvent sollicité par les médias français ne prend pas de pincettes. Pour lui, «tout est à reprendre, à repenser» en matière de démocratie en Afrique.

 

Dans son dernier essai sur l’Afrique décolonisée, Sortir de la grande nuit, (La Découverte, 2010), Achille Mbembe raconte avoir été marqué dans son enfance par la mort sous toutes ses formes: rites liés aux funérailles, mort singulière d’un parent, Pierre Yém Mback, nationaliste exécuté par l’armée française en 1958, en même temps que Rubem Um Nyobè, et à qui le Cameroun indépendant d’Amadou Ahidjo a refusé une sépulture.

 

Le jeune Mbembe arrive à Paris en 1982, une maîtrise d’histoire en poche, pour décrocher des diplômes de troisième cycle à la Sorbonne et découvrir la France. «Un vieux pays orgueilleux avec sa face nocturne», écrit-il, celle des préjugés de race tenaces malgré les prétentions universalistes de la patrie des droits de l’homme. A New York, à partir de 1986, le melting pot et l’effervescence de l’Amérique noire lui paraissent autrement plus stimulants. Il vit depuis 2001 à Johannesburg, en Afrique du Sud, où il explore «les soubassements d’une modernité afropolitaine», tout en enseignant à l’Université du Witwatersrand.

 

L’«afropolitanisme», concept de son invention, n’est ni le panafricanisme des pères des indépendances, ni la négritude chère à Senghor et Césaire. Cette citoyenneté créole, telle que l’auteur en fait quotidiennement l’expérience en Afrique du Sud, «est une manière d’être au monde qui refuse, par principe, toute forme d’identité victimaire».

 

L’auteur propose de se libérer de la définition coloniale de l’autre, marquée par le racisme, mais aussi de se défaire des idéaux du passé, parmi lesquels la «solidarité nègre» issue du panafricanisme. Son objectif: adopter une autre «position culturelle et politique sur la nation, la race et la différence en général».

 

Achille Mbembe travaille sur un concept ouvert, en construction, susceptible de servir aussi bien à une France qui «ne s’est pas décolonisée», à son avis, qu’à une Afrique contemporaine. Résolument optimiste, le philosophe renvoie dos à dos deux discours qu’il contribue à rendre totalement désuets: celui des afropessimistes, persuadés de l’incapacité intrinsèque de l’Afrique à progresser, et celui d’un certain radicalisme africain, qui impute à l’Occident tous les maux africains.

 

SlateAfrique - Tenez-vous Laurent Gbagbo pour un grand nationaliste africain?

 

 

A. M. - Non, il a bradé une grosse partie des ressources ivoiriennes auprès des conglomérats français que l’on connaît. Laurent Gbagbo aurait pu faire comme Mathieu Kérékou au Bénin: accepter sa défaite électorale, partir, devenir un ermite, s’installer dans le nord de la Côte d’Ivoire et ne plus rien dire, pour mieux préparer un éventuel retour.

 

SlateAfrique - Pour son crédit, Laurent Gbagbo n’a-t-il pas mené avec son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), le combat pour la démocratie?

 

 

A. M. - Il faut voir la façon dont tout cela s’est terminé! Le chaos! La question de fond, pour moi, n’est pas là. La démocratie en Afrique ne peut pas résulter d’interventions externes. Rien dans l’histoire de l’Afrique, pas un seul exemple ne montre qu’une initiative de ce type a créé ne serait-ce que les conditions de la démocratie. Il incombe aux Africains d’instaurer chez eux un régime démocratique. Ils ne pourront pas se défausser de cette responsabilité sur d’autres.

 

Il faut démilitariser le politique, dissocier l’art de faire de la politique de l’art de faire la guerre. Tant que les élections sont un art de faire la guerre autrement, on n’y arrivera pas. Nous n’avons pas suffisamment réfléchi à la question de la violence chez nous. Le recours à la violence peut être inévitable dans certaines conditions, mais il est toujours la marque d’un déficit d’imagination. Les oppositions veulent arriver au pouvoir coûte que coûte, par un coup d’Etat ou des interventions militaires étrangères. Pour le moment, si vraiment on veut aller de l’avant, il faut diminuer les niveaux de violence sur le continent.

 

SlateAfrique - La Guinée n’est-elle pas sortie meurtrie des dernières élections, avec un fossé qui s’est creusé entre deux grandes communautés, les Peuls et les Malinkés?

 

 

A. M. - Les élections sont devenues chez nous l’instrument de la division. Cela exige des réflexions de fond que personne ne veut entendre ni entreprendre, parce que tout le monde est focalisé sur l’instant et la conquête du pouvoir. Beaucoup pensent que la crise est réglée en Guinée, alors qu’il n’en est rien.

 

Il faut arrêter de poser les problèmes africains en termes d’urgence, d’intervention militaire et humanitaire. Il n’y a pas de débat entre les libéraux africains et les nationalistes, les anti-impérialistes. Le vrai débat, en Afrique, se passe entre des gens qui pensent qu’il est de notre responsabilité de travailler sur le long terme pour instaurer les conditions d’une démocratie africaine, et ceux qui ne veulent pas en entendre parler.

 

SlateAfrique - Existe-t-il à votre avis un fossé entre les bonnes volontés à l’œuvre dans la société civile, et un désamour de la politique chez les jeunes générations?

 

 

A. M. - Il s’agit d’une énorme déperdition d’énergie et de savoir! Beaucoup se détournent de la politique, y compris dans des pays comme l’Afrique du Sud qui sont pourtant complexes et qui reposent sur des bases positives. Il nous faut réarticuler des propositions pertinentes et complexes qui puissent ramener les gens à la chose politique. Le type de proposition formulée par le pouvoir et l’opposition revient à cet axiome: «Ôte-toi de là que je m’y mette!». Et ce dans le droit fil de la politique de prédation qui nous a enfoncés dans le fossé où nous nous trouvons.

 

SlateAfrique - N’existe-t-il aucune exception?

 

 

A. M. - Il y a des modulations, bien entendu, mais dans le fond, ce sont des démocraties sans choix. L’incapacité des formations politiques africaines à faire des propositions est en cause, mais aussi le moment néoliberal que nous vivons. Il en va de même en Europe, en Amérique Latine et ailleurs: nous traversons une ère de la démocratie sans choix. La question de la réinvention de la démocratie est bien mondiale. Il faut y répondre en fonction de notre histoire et de notre position sur l’échiquier mondial. Sans cet énorme investissement intellectuel, nous allons tourner en rond.

 

SlateAfrique - Faut-il remonter aux sociétés démocratiques d’avant la colonisation, en revisitant la charte du Mandé notamment?

 

 

A. M. - Il faut chercher partout, ouvrir un vaste imaginaire puisant dans notre histoire et d’autres histoires; en Inde, en Chine et ailleurs. Imaginons les élections d’une autre manière et mettons un terme à la politique du gagnant qui ramasse tout! Imaginons des formes hybrides de représentation qui tiennent compte des différents statuts sociaux tels qu’ils existent dans les mentalités locales. Cet effort d’immersion anthropologique, personne ne prend le temps de le faire, parce que tout le monde veut parvenir au pouvoir. Arrive au pouvoir celui qui est simplement capable de mobiliser le plus de force.

 

SlateAfrique - Que représente la crise ivoirienne dans ce contexte?

 

 

A. M. - C’est l’illustration caricaturale d’un dilemme africain, d’une combinaison d’élections et de mouvements armés. Certains Africains prétendent que des militaires nigérians ou burkinabè peuvent instaurer la démocratie à Abidjan. C’est étonnant! Le tropisme consiste à arriver coûte que coûte au pouvoir. Personne ne se pose la question de l’adéquation des fins et des moyens. En Côte d’Ivoire, c’est une démocratie sans éthique qui se construit.

 

SlateAfrique - Qu’aurait-il fallu faire en Côte d’Ivoire?

 

 

A. M. - Je n’en sais rien… Il faut surtout réfléchir pour que le scénario ivoirien ne se répète pas ailleurs, au Cameroun, au Sénégal, en République démocratique du Congo (RDC)… Les élections sont devenues le vecteur le plus direct de la conflagration des sociétés africaines. Elles ne remplissent plus du tout la fonction de légitimation qu’elles sont censées remplir dans tout ordre démocratique. Au contraire, elles sont des facteurs de division. Comment en sortir?

 

SlateAfrique - Redoutez-vous une crise majeure en RDC avec les élections prévues pour novembre 2011?

 

 

A. M. - Bien entendu! J’ai pris un peu de temps pour étudier les élections en Afrique depuis1990. C’est incroyable! Celles qui se terminent par la destruction des biens et des vies humaines sont bien plus nombreuses que les alternances ou les transitions pacifiques du pouvoir. On ne peut pas faire comme si ce n’était pas le cas. Or, on continue d’organiser des scrutins, on dépense beaucoup d’argent comme en Côte d’Ivoire…

 

SlateAfrique - Concluez-vous à un échec total de la démocratisation amorcée au début des années 1990 avec la fin de la guerre froide?

 

 

A. M. - Non, pas nécessairement, mais il faut reconnaître que c’est bancal et réfléchir sur la question de la représentation. Beaucoup pensent qu’en Afrique, on n’a pas besoin de réfléchir. On est dans l’urgence. Il faut arrêter la logique de l’urgence et investir dans la réflexion sur la longue durée. Nous sommes face à des sociétés fragiles, complexes et anciennes, qui puisent dans un temps extrêmement long et qui participent de plusieurs mondes en même temps. Chaque fois, on simplifie, au lieu de travailler sur la base de la complexité.

 

SlateAfrique - La responsabilité de la crise en Côte d’Ivoire incombe-t-elle à Félix Houphouët-Boigny, qui n’a pas bien réglé sa succession?

 

 

A. M. - La question de la succession représente le talon d’Achille des empires et des royaumes précoloniaux africains. Ces Etats ont implosé et se sont souvent dissouts autour des questions de succession. Ce problème est très ancien. La colonisation n’a fait que le rendre plus complexe, et les indépendances davantage encore.

 

Dans cet âge d’économisme où l’on veut tout compter, qui veut entendre parler de culture du pouvoir? Nous sommes bloqués par des processus mentaux qui créent des tragédies. L’Afrique représente un milliard de jeunes, auxquels les seuls marchés qui s’ouvrent sont les marchés militaires, ou les marchés de la migration. On me dira que je suis utopiste et j’ai parfois la sensation de prêcher dans le désert. Mais il faudra bien créer d’autres modalités de redistribution des richesses, qui ne passent pas par la prédation!

 

Propos recueillis par Sabine Cessou

 

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